Mercredi 17 juin 2009

Le Sionisme des Juifs est d’essence principalement religieuse, depuis les temps les plus reculés. Mais, entre le Sionisme messianique des prophètes et le plan politique d’Herzl, il y a de nombreuses strates idéologiques qui vont être occupées par des personnalités de premier plan dans les décennies qui vont précéder l’activité d’Herzl : Moshe Hess, Léo Pinsker, mais surtout les rabbins Kalisher et Alkalaï, représentent la véritable transition entre le sionisme religieux attentiste et le pragmatisme politique d’Herzl.

 

1560

Joseph Nassi est parmi les courtisans proches de Soleman 1er le magnifique. Il le pousse à choisir Selim comme héritier du trône au détriment de son autre fils, Bayazid. Proche de Selim, il est promu par celui-ci membre de la garde royale, après sa victoire sur son frère. Soleman, quant à lui, offre à Joseph Nassi la ville de Tibériade en Galilée avec de nombreuses terres cultivables, pour en faire un domaine destiné exclusivement à l’immigration des Juifs. Il pense alors réaliser son projet en implantant à Tibériade la culture de vers à soie, produit précieux et demandé dans toute l’Europe. Il met également en place la logistique afin d’amener d’Italie les Juifs convertis de force au christianisme.


  1642

Itshak Lapéreire demande à Louis XIII de racheter la Palestine et d’y établir le royaume des Juifs.


  1740

Le Sultan invite Rabbi Haïm Aboulafia à reconstruire la ville de Tibériade. Aboulafia (1660-1744) est kabbaliste et rabbin de la communauté d’Izmir.


  20/04/1799

En visite en Eretz Israël, Napoléon publie une proclamation dans laquelle il promet de rétablir les Juifs dans leurs droits en Eretz Israël. L’empereur aura plus tard des rapports moins positifs aux Juifs. En attendant, sa proclamation est dans le meilleur style sioniste.
« Proclamation à la nation Juive Quartier général Jérusalem, 1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799) Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine : Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d'années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !
Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s'ils n'ont pas les dons prophétiques d'Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s'enfuiraient à jamais. (Isaie 35.10)
Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute l'histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d'ignominie. Bien que l'époque et les circonstances semblent peu favorables à l'affirmation ou même à l'expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd'hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien.
La Providence m'a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n'est plus à craindre pour la ville de David. Héritiers légitimes de la Palestine !
La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu'elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.
Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n'a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Maccabée 12.15). Montrez que deux mille ans d'esclavage n'ont pas réussi à étouffer ce courage.
Hâtez vous! C'est le moment qui ne reviendra peut-être pas d'ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d'adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20) »


  1810

Les disciples du Gaon de Vilna montés en Israël y acquièrent des terres agricoles. Le renouveau agricole de la terre d’Israël est signe de rédemption dans la littérature prophétique. En agissant de la sorte, les disciples du Gaon espèrent la hâter.


  1834

Création de la première ferme juive de l’histoire moderne en Eretz Israël. Israël Bak, qui s’était rendu célèbre pour avoir créé une imprimerie à Safed, s’installe sur le Mont Méron, à proximité de Safed, là où se trouve la tombe de Rabbi Shimon Bar Yohaï. Il y fonde une ferme et s’adonne à l’agriculture.


  1835

Parti en mission d’Eretz Israël, Moshé Sacks rencontre l’empereur Ferdinand d’Autriche, et lui demande son soutien à un grand projet d’implantation agricole juive en Eretz Israël. Dans son projet, il a un soutien financier de poids en la personne du Baron Salomon Mayer Rothschild.


  1836

Tsvi Hirsh Kalisher appelle Anschel Rothschild (1773-1855), à faire l’acquisition de la terre d’Israël. Pour lui, l’acquisition concrète d’Eretz Israël est nécessaire à la venue de la rédemption. Il demandera à Anschel d’acheter au moins le Mont du Temple, objectif peut-être moins onéreux, mais tout autant irréalisable.


  1860

Le secrétaire personnel de Napoléon III, Ernest Laharanne, publie : « La nouvelle Question d'Orient : Empires d'Egypte et d'Arabie : reconstitution de la nationalité juive », livre dans lequel il explique l’intérêt pour l’Europe chrétienne du rétablissement d’un Etat Juif en Palestine.


  1860

Fondation de la compagnie pour la colonisation de la Terre Sainte par les rabbins Yehouda Alkalaï, Tsvi Hirsh Kalisher et Eiyahou Guttmacher.


  1862

Publication par Moïse Hess de « Rome et Jérusalem », premier ouvrage laïc prônant le retour à Sion.


  1873

Un Rabbin hongrois, Akiva Schlesinger (1838-1922) publie un plan pour l’organisation politique du peuple juif. Trois points sont importants dans son plan, trois points qui seront retenus dans la création d’Israël mais qui étaient loin d’être évidents à son époque :
- Le peuple juif doit être organisé sur des bases démocratiques.
- La maison nationale du peuple juif doit être Eretz Israël.
- La langue parlée doit être l’hébreu.


source (voir photos) :

http://www.histoiredesjuifs.com/articles.php?lng=fr&pg=1003

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Vendredi 24 avril 2009
L antisemitisme pourquoi 23 Avril 09

par:Rav Dynovisz

Les raisons profondes de la politique du bouc emissaire. Les racines de l antisemitisme et l\'interdit de la medisance.

Cliquez sur le lien pour le cours en video: http://www.ravdynovisz.tv/
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Vendredi 24 avril 2009

Un intellectuel arabe : Tous doivent se souvenir de l´Holocauste, qui a pris pour cible l´essence de l´humanité


Dans un article mis en ligne le 21 avril 2009 sur le site arabe progressiste www.elaph.com
, l´écrivain réformiste Basem Muhammad Habib condamne le négationnisme répandu dans le monde arabe. Ce négationnisme, qu´il qualifie de déraisonnable et d´inhumain, est motivé par un programme politique, estime-t-il, et par la croyance erronée selon laquelle l´empathie ressentie à l´égard des victimes de l´Holocauste équivaudrait à une trahison de la cause palestinienne. Il appelle les Arabes à distinguer les deux sujets, et à se joindre au reste du monde pour la commémoration de l´Holocauste qu´il décrit comme un coup porté à l´essence même de l´humanité. Extraits :


Il n´y a aucun rapport entre Holocauste et problème palestinien


"Ces jours-ci, le monde commémore l´Holocauste, parce que ce fut l´un des plus grands massacres de l´histoire, dépassant les autres massacres en termes de barbarie, même ceux commis par les civilisations primitives. De nombreuses [preuves] indiquent que plus de six millions de Juifs ont été tués dans les années 1930 et 1940, accusés par les autorités nazies de complot avec les Alliés, de la défaite allemande à l´issue de la Première guerre mondiale, de collaboration avec l´ennemi lors de la Deuxième guerre mondiale. Ces conceptions racistes ont alimenté les sentiments de haine à l´encontre des Juifs et conduit à ce massacre horrible, dont les blessures tourmentent encore le monde, des décennies plus tard.


Bien que cet événement horrible fasse désormais partie de l´histoire et ne puisse être réfuté, certains tiennent toutefois à en nier l´existence, remettant en question les nombres avancés, motivés par des considérations généralement politiques. Cela est surtout vrai dans notre région, plongée dans les complexes et la rancœur. Nombreux sont ceux qui cherchent à tracer un parallèle entre Holocauste et problème palestinien, estimant que reconnaître et commémorer l´Holocauste revient à trahir la cause palestinienne. Cette approche nous conduit à nous interroger sur la normalité des idéologies qui motivent nos comportements et sentiments – des idéologies qui ne sont clairement pas ancrées dans la saine logique et ne collent pas du tout à nos valeurs humaines. Ainsi, nous tournons sans beaucoup d´intelligence le dos au comportement humain approprié, simplement parce que nos sentiments de haine savent obtenir le meilleur de nous.


Il n´y a aucun rapport entre la réalité de l´Holocauste et ce qui est arrivé en Palestine. Ce sont deux événements distincts, survenus en des époques et des lieux différents, et nous pouvons évaluer chacun d´entre eux séparément. Alors seulement (…) notre jugement sera-t-il libre, ancré dans des valeurs justes et des sentiments sincères.

Au lieu de douter de [la réalité de l´Holocauste], nous devrions admirer l´intérêt que les dirigeants politiques juifs manifestent pour les victimes de [l´Holocauste] juif et la mémoire constamment entretenue de ces atrocités. Ils consacrent une grande partie de leurs efforts à en honorer la mémoire, à apporter des pièces à conviction aux procès, à se battre pour les droits [des survivants], où qu´ils se trouvent. C´est une attitude quasi-inexistante dans notre région, où des exécutions sont commises pour les raisons les plus triviales, où la souffrance et la douleur des personnes sont vite oubliées. En Irak par exemple, des centaines de milliers de personnes ont été tuées sous le règne de la terreur et de la tyrannie [de Saddam Hussein], et pourtant nous n´avons jamais entendu parler d´une initiative visant à commémorer [la mémoire des] victimes, ni pu témoigner du moindre intérêt pour la confiscation de leurs droits.


Le monde d´aujourd´hui est libéré des idéologies [fascistes], et le règne de la raison ne cesse de s´étendre. Même l´Allemagne, témoin de ce massacre criminel, a admis la catastrophe, entreprenant de se racheter de diverses manières, comme en fournissant un soutien économique annuel à Israël. Pour sa part, l´ONU a émis une Résolution faisant du 27 janvier la Journée de commémoration [internationale] de l´Holocauste. Cette date a été fixée en l´honneur des quelques survivants découverts à Auschwitz par les Alliés [quand ils libérèrent les camps le 27 janvier 1945], qui ont survécu à l´horreur [des camps] et ont pu raconté ce qu´ils avaient vécu.

Le négationnisme n´est généralement pas motivé par des considérations académiques, mais politiques


En raison des doutes émis par beaucoup [quant à la réalité de l´Holocauste], certains pays ont été contraints de promulguer des lois qualifiant de crime toute tentative visant à remettre en question ou à nier l´événement, car ces remises en question ne sont généralement pas motivées par le désir de savoir mais par des objectifs politiques et idéologiques (…) Certains considèrent ces lois comme non démocratiques ou comme la manifestation d´un parti pris favorable à Israël. La vérité toutefois est qu´elles ont été promulguées en réaction à une vague de remises en question irrationnelles, encouragées par certaines parties sous couvert d´enquête scientifique.

 

L´Holocauste mérite d´être [reconnu comme étant] un événement mondial significatif, car il a pris pour cible [l´essence même] de notre humanité. A l´époque, il n´y avait pas d´Etat juif, et la plupart des victimes de cette injustice vivaient en Europe, dans des petites communautés de la diaspora.

 

Nous [Arabes] devrions avoir de l´empathie pour les victimes de l´Holocauste et les commémorer, comme le font les autres [dans le monde]. Il ne fait aucun doute que notre participation à la commémoration de cet événement renforcera notre position internationale et changera le regard que les autres posent sur nous. Peut-être serons-nous en mesure d´améliorer notre image aux yeux du monde et de réparer une partie des dégâts commis par les terroristes.

source: MEMRI

Par mais_si
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Vendredi 24 avril 2009

ERREURS ET OMISSIONS D'UN RAPPORT SUR JERUSALEM

ETABLI PAR L'UE

 

Par Nadav Shragal, journaliste à Haarretz depuis 1983, auteur de plusieurs esssais dont Jerusalem: The Dangers of Division - An Alternative to Separation from the Arab Neighborhoods (Jerusalem Center for Public Affairs, 2008),

JCPA- Institut des Affaires contemporaines- Vol. 8, No.26  -  2 Avril 2009

Traduit et adapté par Albert Soued, écrivain, http://alres.club.fr pour www.nuitdorient.com

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Résumé-conclusions

1. Etabli en décembre 2008 et récemment parvenu aux média, le document européen sur Jérusalem est non équilibré et il ignore totalement les droits légaux et historiques d'Israël sur sa capitale.

2. L'offensive européenne se réfère principalement à la Cité de David, au-delà du Mur méridional et de la porte des Immondices, endroit ayant été identifié par les archéologues et les historiens comme la capitale du roi David, il y a 3000 ans. Les fouilles archéologiques ont commencé sous l'empire ottoman, se sont poursuivies sous le mandat britannique et ensuite également sous la souveraineté israélienne.

3. Il y a une vingtaine d'années, une vague de constructions illégales a commencé sur ce site, provoquant de significatifs dégâts, parfois irréversibles, aux vestiges archéologiques. La municipalité de Jérusalem offre aux résidents délinquants une généreuse compensation avec un terrain ailleurs dans la ville.

4. Au moins depuis 1864, soit durant les 150 dernières années, Jérusalem a toujours eu une majorité juive. Selon la loi internationale, la situation de Jérusalem provient du Mandat britannique, où la Ligue des nations a reconnu "le lien historique entre le peuple juif et la Palestine" et a demandé "l'établissement d'un foyer national pour le peuple juif en Palestine"

5. L'accord d'armistice de 1949 entre Israël et la Jordanie ne fixe pas de frontières définitives entre les parties, mais seulement les lignes de démarcation militaire, à l'issue du conflit de 1948. A la demande de la partie arabe, cet Accord stipule qu'il n'est pas destiné à prédéterminer les droits d'aucune partie dans la résolution du conflit. En d'autres termes, lors de l'éclatement de la Guerre des six Jours, les lignes de 1967 n'avaient aucun statut diplomatique.

6. En 1967, Israël avait accepté que l'organisme religieux "Waqf Musulman" gère la zone du Mont du Temple, dans l'espoir que cette attitude permettrait de prévenir un conflit inter-religieux, à un endroit considéré comme très sensible sur le plan mondial. Il est évident qu'il s'agissait de la part d'Israël d'une énorme concession, qui n'est pas reconnue comme telle. En agissant ainsi, Israël a souligné son intention d'assurer le libre accès à tout membre de toute religion à l'ensemble des Lieux saints de Jérusalem.

 

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Un document interne de l'UE (Union européenne) sur Jérusalem, préparé par les ambassadeurs européens à Tel Aviv en décembre 2008, est parvenu aux médias en mars 2009, livré par "Le Comité Israélien contre les démolitions d'habitations". Le rapport du chef de la mission européenne à Jérusalem-Est accuse le gouvernement israélien de "poursuivre activement l'annexion illégale de Jérusalem-est, notant que ces actions israéliennes ne pourront que rendre plus difficile toute concession éventuelle dans cette ville". Le rapport affirme qu'il y a aujourd'hui 190 000 israéliens implantés à Jérusalem-est, en plus des 96 000, regroupés dans les larges blocs d'implantations qui entourent Jérusalem, comme Givea't Zeev, Goush Etzion et Maa'lé Adoumim.

Partial et manquant d'objectivité, ce document ignore les droits légaux, nationaux et historiques d'Israël sur sa capitale, droits qui ne datent pas d'hier. De même, ce document montre une indifférence extrême aux liens évidents et visibles, vieux de 3000 ans entre le peuple Juif et la ville de Jérusalem. Avec les Lieux Saints, la Vieille Ville, la Sainte Vallée ou la Vallée du Roi (E'meq Hamelekh) et le Mont du Temple, l'état d'Israël, état du peuple Juif a exercé ses droits en accord avec les principes légaux et a cherché à ancrer le statut de la ville comme la capitale unifiée d'Israël.

 

La cité de David, un trésor historique

 

L'attaque de l'UE contre les activités israéliennes à Jérusalem concerne principalement la Cité de David, connue également sous le nom du village arabe de Silwan, et située juste au sud des murs de la vieille Ville, au-delà de la Porte des Immondices. Cet endroit a été identifié par les archéologues et les historiens comme la capitale du roi David, il y a 3000 ans. Fils de David, le roi Salomon a établi le 1er Temple sur le mont Moriah, où Isaac a été ligaturé pour un sacrifice, endroit connu aujourd'hui comme le Mont du Temple. Les fouilles archéologiques ont commencé sous l'empire ottoman, se sont poursuivies sous le mandat britannique et ensuite également sous la souveraineté israélienne, découvrant des vestiges de la vie Juive et des objets provenant de diverses époques anciennes. Les fouilles en ce lieu ont reçu les éloges et l'estime de la communauté archéologique du monde entier.

On a accusé Israël de fouiller sous les maisons palestiniennes, les mettant en danger. Ceci est de la pure désinformation. Une partie des fouilles sont en effet effectuées sous des maisons habitées par des arabes, mais également sous des maisons habitées par des Juifs, sans jamais avoir constaté ni protestation ni dégât.

Le Jardin du Roi (al Boustane) est une zone contigüe à la Cité de David, décrite dans les livres de Néhémie et dans l'Ecclésiaste, comme dans d'autres sources historiques. Les érudits, les visiteurs et les pèlerins attribuent cette zone aux Rois David et Salomon. Il y a environ 20 ans, la ville de Jérusalem avait réparé le système de drainage des eaux dans cette zone, car chaque hiver elle se transformait en un étang d'eaux stagnantes où les moustiques et d'autres insectes pullulaient.

 

Des constructions nouvelles palestiniennes envahissent le site archéologique

 

La décision d'Israël de drainer les eaux stagnantes eut comme conséquence une vague de nouvelles constructions illégales sur le site appelé le Jardin du Roi. Alors que comme tout citoyen israélien, les résidents arabes de Jérusalem peuvent obtenir des permis de construire, Jérusalem-Est s'étend par des constructions sans permis, à grande échelle. Souvent les constructions sont effectuées sur des terrains publics (par exemple, clinique, parc, site archéologique...). Pour faire face à cette prolifération illégale dans la Cité de David, la municipalité a émis 88 ordres de démolition en 2000. Témoignant devant la Knesset l'an dernier, Joshua Dorfman, directeur général de l'Autorité des Antiquités, a estimé que les constructions illégales avaient provoqué des dégâts significatifs, souvent irréversibles aux vestiges antiques. Pourtant on n'a pu procéder qu'à un nombre limité de démolitions.

La municipalité de Jérusalem insiste aujourd'hui pour aller au bout des ordres de démolition. Comme cela est devenu un sujet sensible du fait des interférences internationales, elle offre aux résidents délinquants une compensation généreuse incluant un terrain à un autre endroit de la ville. Soutenus par des "groupes idéologiques" et par l'Autorité Palestinienne, les résidents arabes ont refusé l'offre et se sont engagés dans une campagne d'incitation contre les autorités de l'état et leur volonté d'appliquer la loi. Le Comité de la planification de la ville a refusé en mars dernier une proposition des résidents de "blanchir" les constructions illégales. Le maire Nir Barkat explique: "Il s'agit d'un site stratégique sur le plan international qui doit être ouvert au public. J'aimerais écouter ce que dirait le maire de New York Michael Bloomberg, si on construisait illégalement à Central Park. Devra-t-il renoncer à Central Park pour laisser ces constructions sauvages ?

 

Le retour juif à la Cité de David

 

Dans le rapport on trouve aussi un autre prétexte pour attaquer Israël, le retour juif à la cité de David. Quelques dizaines de familles juives ont acheté à prix d'or et légalement des maisons à des résidents arabes et ils vivent aujourd'hui dans cette zone. Personne n'a obligé les propriétaires à vendre leurs biens et à faire des profits substantiels. Les ventes ont été effectuées par des individus libres et, souvent, vidéos à l'appui afin d'éviter toute contestation ou plainte d'un quelconque groupe mû par des motifs politiques.

Le renouveau de l'installation de juifs dans la Cité de David est lié à l'histoire et aux liens religieux et culturels. Les relations entre résidents arabes et juifs sont raisonnablement amicales, tant qu'il n'y a pas intervention d'éléments politiques extérieurs pour les perturber. La police confirme que depuis l'installation de résidents juifs, la criminalité et les incidents nationalistes ont sérieusement décru.

 

Le revirement problématique de la politique de l'UE concernant Jérusalem

 

Le rapport en question n'est pas apparu dans un vide diplomatique. En fait il ne fait qu'illustrer un changement problématique de la politique européenne à l'égard de Jérusalem qui a commencé en 1999. A l'époque, l'ambassadeur allemand en Israël avait proposé de re-diviser Jérusalem, en faisant revivre la résolution 181 de l'Onu de 1947, établie avant qu'Israël ne soit envahi par les armées des pays arabes en 1948, lors de la guerre d'indépendance. En fait la résolution 181 ne propose pas que Jérusalem doit divisée, mais plutôt rendue internationale, devenant un "corpus separatum". Cette proposition avait été déclarée nulle et non avenue par David Ben Gourion, premier 1er ministre.

La résurrection diplomatique de cette idée qui dénie à Israël toute souveraineté sur sa capitale unifiée a encouragé le rejet palestinien de tout lien juif à Jérusalem. Le négociateur Ahmed Qorei avait dit à l'époque dans le journal officiel palestinien Al Ayam "La lettre de l'UE affirmae que Jérusalem, ouest et est, est un territoire occupé"

 

Les droits d'Israël sur Jérusalem

 

Selon le nouveau document de l'UE "la politique européenne sur Jérusalem est basée sur les principes énoncés par la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l'Onu" – cette résolution a été rédigée après la guerre de défense dite Guerre des six Jours, en juin 1967 et approuvée unanimement le 22/11/1967. En aucun endroit cette résolution ne mentionne Jérusalem. De plus, dans sa version anglaise qui fait foi, elle insiste sur un retrait de "territoires", "à des frontières sûres et reconnues". Rétrospectivement l'ambassadeur américain aux Nations Unies en 1967, Arthur Goldberg écrivait: "Je n'ai jamais décrit Jérusalem comme un territoire occupé… la résolution 242 ne se réfère en aucun cas à Jérusalem, et cette omission est délibérée"

Dans ce contexte, il faut rappeler qu'entre 1948 et 1967, pendant la gestion jordanienne de Jérusalem, en contravention avec les obligations légales internationales, la Jordanie a refusé l'accès aux Juifs du Mur Occidental, du Mont des Oliviers (cimetière juif) et de tous les lieux saints juifs sous son contrôle.

Plus de 50 synagogues du quartier Juif de la Vieille Ville ont été détruites ou désacralisées, et des centaines de tombes juives détruites au Mont des Oliviers. La réunification de Jérusalem en 1967 a restauré la liberté de culte à l'ensemble des résidents quelle que soit leur foi.

Le rapport de l'UE sur Jérusalem ignore aussi la progression historique des droits Juifs et de leur antériorité dans la ville. Au moins depuis 1864, soit durant les 150 dernières années, Jérusalem a toujours eu une majorité juive. Selon la loi internationale, la situation de Jérusalem provient du Mandat britannique, où la Ligue des nations a reconnu "le lien historique entre le peuple juif et la Palestine". La Ligue des Nations ne distingue pas les droits juifs sur Jérusalem et leurs droits sur les autres parties de la Palestine.

En 1950 la Knesset a établi Jérusalem comme capitale de l'état d'Israël. L'armistice signé un an olus tôt avec la Jordanie ne fixe pas les frontières entre les parties, mais seulement les lignes de démarcation militaire, à l'issue du conflit de 1948. A la demande de la partie arabe, cet Accord stipule qu'il n'est pas destiné à prédéterminer les droits d'aucune partie dans la résolution du conflit. En d'autres termes, lors de l'éclatement de la Guerre des six Jours, les lignes de 1967 n'avaient aucun statut diplomatique.

Le 5 juin 1967, le 1er ministre Lévi Eshkol a envoyé un message au roi de Jordanie Hussein lui précisant qu'Israël n'attaquerait pas la Jordanie, à moins que celle-ci ne l'attaque. La Jordanie a néanmoins attaqué Israël sur la frontière entre les 2 parties de la ville. Israël a libéré la vieille ville lors de la guerre qui a suivi et la Knesset a appliqué la loi israélienne et son autorité sur la partie orientale de la Ville.

En même temps, dans une concession sans précédent en diplomatie contemporaine, Israël avait accepté que l'organisme religieux "Waqf Musulman" gère la zone du Mont du Temple, dans l'espoir que cette attitude permettrait de prévenir un conflit inter-religieux, à un endroit considéré comme très sensible sur le plan mondial. Il est évident qu'il s'agissait de la part d'Israël d'une énorme concession, qui n'est pas reconnue comme telle. En agissant ainsi, Israël a souligné son intention d'assurer le libre accès à tout membre de toute religion à l'ensemble des Lieux saints de Jérusalem.


Source, pour cliquer sur les liens : http://www.nuitdorient.com/n178.htm

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Vendredi 24 avril 2009

Fabriquer des victimes : un business lucratif

Des donateurs internationaux ont investi 4.5 milliards de dollars pour l’aide à Gaza ce mois-ci. J’ai été très peinée d’assister à la dégradation de la situation humanitaire ces dernières années dans cette bande de terre étroite où j’ai passé mon enfance dans les années 1950.


Les médias attribuent systématiquement le déclin de Gaza aux actions militaires et économiques israéliennes contre le Hamas. C’est une analyse myope qui ignore le problème d’origine qui en est la base : 60 ans de politique arabe ont cimenté le statut du peuple palestinien en réfugiés sans terre pour utiliser leur souffrance comme arme anti-israélienne.


Enfant à Gaza, j’ai été personnellement victime des prémices de cette politique. L’Egypte, qui administrait alors ce territoire, a mené des opérations de guérilla contre Israël à partir de Gaza. Mon père commandait ces opérations, perpétrées par les fedayin palestiniens (c’est le terme arabe pour « sacrifier sa vie ») et déjà Gaza était le front du Djihad arabe contre Israël. Mon père fut assassiné par les forces israéliennes en 1956. Ces mêmes années, la Ligue arabe a lancé sa politique des réfugiés palestiniens. Les pays arabes ont mis en œuvre des lois visant à rendre impossible l’intégration des réfugiés palestiniens de la guerre de 1948 menée contre Israël. A tel point que les descendants de ces réfugiés palestiniens, nés dans d’autres pays arabes où ils ont passé toute leur vie n’ont jamais pu obtenir un passeport de ce pays. Même mariés à un citoyen d’un pays arabe, ils ne peuvent devenir citoyens du pays de leur conjoint/e.


Ils resteront « Palestiniens » même sans avoir jamais mis un seul pied en Judée-Samarie ou à Gaza. Cette politique contraignant à l’identité palestinienne pour l’éternité en les condamnant à une vie misérable en camp de réfugiés a été conçue pour perpétuer et exacerber la crise des réfugiés palestiniens.


Il en est de même pour la surpopulation de Gaza. L’UNWRA, soutenue politiquement par les pays arabes, encourage le taux de natalité en récompensant les familles nombreuses.
Yasser Arafat avait coutume de dire : « nos meilleures armes sont le ventre de nos femmes » !
Les pays arabes font pression pour que le maximum de Palestiniens soient enregistrés sous le statut de « réfugiés ». Il en résulte que près d’un tiers des Palestiniens de Gaza vit encore dans des camps de transit.


Depuis 60 ans, les Palestiniens ont été utilisés et abusés par les régimes arabes comme par les terroristes palestiniens pour combattre contre Israël.


Maintenant, c’est l’organisation islamiste terroriste Hamas –soutenue par l’Iran- qui utilise et abuse les Palestiniens avec le même objectif. Alors que les leaders du Hamas se cachaient dans les bunkers et tunnels, qu’ils avaient soigneusement préparés avant de provoquer Israël en l’attaquant, les civils palestiniens étaient, eux, exposés en première ligne de mire aux feux croisés entre le Hamas et les soldats israéliens.


Résultat de 60 années de cette politique arabe, Gaza est devenue un camp-prison pour 1.5 millions de Palestiniens. Tant Israël que l’Egypte redoutent les infiltrations terroristes de Gaza, notamment depuis la prise de pouvoir du Hamas, et maintiennent des liens étroits pour un contrôle serré de leur frontière commune avec Gaza.


Les Palestiniens continuent d’endurer des épreuves parce que Gaza continue de servir de rampe de lancement pour lancer des attaques terroristes contre les citoyens israéliens. Ces attaques orchestrées par le Hamas prennent la forme de missiles pointés indifféremment sur des jardins d’enfants, des maisons ou des entreprises.


Et le Hamas continue ses attaques 2 années après le retrait de Gaza qui était supposé conduire au processus de construction d’un Etat palestinien et devait induire une solution pacifique au conflit israélo-palestinien. Il n’y avait aucun signe de « cycle de violence » alors, aucune justification pour autre chose que la paix et la prospérité. Mais à la place, le Hamas a choisi le Djihad islamique. L’espoir des Gazaouis et des Israéliens s’est transformé en misère pour les Palestiniens et en missiles pour les Israéliens.


Le Hamas, mandataire de l’Iran, est devenu un danger non seulement pour Israël, mais pour les Palestiniens comme pour leurs voisins arabes d’autres Etats, qui craignent que l’étendue de l’Islam radical ne déstabilise leurs pays.


Les Arabes clament leur soutien et leur passion pour le peuple palestinien, mais ils semblent plus intéressés à leur sacrifice ! S’ils aimaient vraiment leurs parents palestiniens, ils feraient pression sur le Hamas pour qu’il cesse de tirer des missiles contre Israël. Sur un plus long terme, le monde arabe doit mettre un terme au statut de réfugié des Palestiniens et par conséquent à leur désir de nuire à Israël. Il serait temps que les 22 pays arabes ouvrent leurs frontières et absorbent les Palestiniens de Gaza qui souhaitent refaire leur vie. Il est temps que le monde arabe aide réellement les Palestiniens plutôt qu’il ne les utilise…

 

Noonie Darwish, élevée à Gaza puis au Caire, vient de publier « Punition cruelle et usuelle » ("Cruel and Usual Punishment," Thomas Nelson, 2009)

Wall Street Journal - Mars 2009

source: paris1.mfa.gov.il

Par mais_si
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Vendredi 24 avril 2009
Des bombes à fragmentation interdites au niveau international, sont utilisés contre les civils tamouls.

Vidéo (ÂME SENSIBLE S'ABSTENIR!!!), Situation actuelle du Sri Lanka:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sri+lanka/video/x874n8_situation-actuelle-du-sri-lanka_news

Les travailleurs humanitaires, les ONG, les journalistes sont ciblés, les principales parties du conflit sont interdites aux  médias et les ONG ont été dans l´obligation de quitter les lieux.

Vidéo du GÉNOCIDE AU SRI LANKA - UTILISATION DE BOMBE CHIMIQUE POUR EXTERMINER EN MASSE LE PEUPLE TAMOUL.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sri+lanka/video/x911hv_genocide-sri-lanka-utilisation-de-b_news

Les rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), encerclés dans un étroit périmètre dans le nord-est de du Sri Lanka, continuaient jeudi d'opposer une forte résistance à l'armée sri-lankaise malgré les appels à déposer les armes, selon l'armée.


Le sort des civils encore pris au piège par les combats inquiète la communauté internationale. "Nous estimons qu'il reste environ 50.000 personnes dans cette zone", a déclaré Catherine Bragg, sous-secrétaire générale de l'ONU pour les affaires humanitaires, au cours d'une conférence de presse.

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ONU: “Plus de 6.000 civils morts au Sri-Lanka”

Selon les chiffres de l’ONU, plus de 6.000 civils sri-lankais ont trouvé la mort durant les trois derniers mois, suite aux combats entre l’armée régulière et les rebelles Tamils. Malheureusement pour cette population, elle ne bénéficie ni de couverture médiatique ni de la compassion des ONG et autres professionnels des Droits de l’Homme, aucun soldat de Tsahal n’étant présent dans cette zone de l’Asie du sud-est.

source: actu.co

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Pour plus d´information sur le Sri-Lanka:
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/srila.htm

Par mais_si
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Jeudi 23 avril 2009
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Jeudi 23 avril 2009

Le statut du secteur arabe en Israël


La façon de traiter les minorités reflète également les valeurs démocratiques d’une société. Assurer l’égalité de tous les citoyens fait partie intégrante des principes d’Israël et le pays s’efforce de respecter les normes draconiennes qu’il s’est fixées à cet égard. Bien que confronté à un conflit permanent avec les Palestiniens et une grande partie du monde arabe, Israël demeure attaché à la promesse formulée dans sa Déclaration d’indépendance selon laquelle l'Etat «assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe.»

Israël, tel qu’il fut envisagé par Théodore Herzl, le fondateur du sionisme politique moderne, fut créé en tant que patrie du peuple juif, et les juifs constituent en fait la majorité de la population. La société israélienne comprend cependant une multiplicité de cultures, de nationalités et de religions. Lors de son indépendance en 1948, Israël, conscient de cette réalité, proclama son aspiration à former une société libre et égalitaire, et proposa officiellement la paix aux minorités se trouvant dans ses frontières, ainsi qu’à ses voisins arabes.

L’Etat en émergence adopta d’emblée un mode de vie démocratique et choisit de se définir non seulement comme juif, mais comme un «Etat juif et démocratique.» Ainsi, tout en se consacrant à la réalisation de l’objectif entériné par les Nations unies - accorder une patrie nationale au peuple juif - Israël a tout autant oeuvré pour atteindre son autre objectif: constituer une démocratie progressiste dotée de l’égalité pleine et entière pour tous ses citoyens.

Les Arabes représentent environ 20% de la population d’Israël. Conscient du fait que ce pays allait être partagé par des habitants nombreux et différents, Israël, dès le premier jour de son indépendance, proclama que: «(L’Etat d’Israël) assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d’éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l’inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations unies.»
(Extrait de la Déclaration d’indépendance)

En dépit de la guerre déclenchée contre leur jeune pays, les fondateurs de l’Etat lancèrent un appel aux Arabes d’Israël: «Aux prises avec une brutale agression, nous invitons cependant les habitants arabes du pays à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l’Etat sur la base d’une citoyenneté égale et complète et d’une juste représentation dans tous les organismes et les institutions de l’Etat, qu’ils soient provisoires ou permanents.»
(Extrait de la Déclaration d’indépendance)

En adressant ce message aux habitants arabes, Israël choisissait délibérément de respecter les principes d’égalité et de protection des droits de tous les individus au sein de ses frontières. En conséquence,tout citoyen d’Israël est habilité par la loi à être électeur et éligible; toute personne a le droit, en vertu de la loi,de conserver et de pratiquer sa religion, de maintenir sa culture et sa langue, et chacun est libre de vivre selon sa conscience.

La majorité de la population arabe d’Israël vit dans des villes et villages autonomes en Galilée et dans le Néguev, ainsi que dans des centres urbains mixtes. La communauté arabe d’Israël constitue principalement un secteur ouvrier dans une société de classes moyennes, et une minorité arabophone aux côtés d’une majorité qui parle l’hébreu. L’existence d’une communauté distincte,pour l’essentiel non assimilée, est facilitée par l’usage de l’arabe,seconde langue officielle d’Israël; un système scolaire arabe distinct; des médias, une littérature et un théâtre arabes; et le maintien de tribunaux indépendants musulmans, druses et chrétiens, qui jugent des questions de statut personnel.

Alors que les coutumes du passé font toujours partie de la vie quotidienne, un affaiblissement progressif de l’autorité tribale et patriarcale, l’impact de l’éducation obligatoire et la participation au processus démocratique d’Israël affectent rapidement les conceptions et les modes de vie traditionnels. En même temps, le statut des femmes arabes israéliennes a été considérablement libéralisé par la législation stipulant des droits égaux pour les femmes et la prohibition de la polygamie et du mariage des enfants.

La participation du secteur arabe à la vie politique se manifeste lors des élections législatives et municipales. Les citoyens arabes gèrent les affaires politiques et administratives de leurs municipalités et leurs députés élus à la Knesset représentent les intérêts arabes en agissant sur la scène politique pour promouvoir le statut des groupes minoritaires et assurer leur part des bénéfices nationaux.
 

Ces dernières années, le rôle politique du secteur arabe est devenu plus marquant. Pour la première fois, un juge arabe a été nommé à la Cour suprême et des viceministres arabes font partie du gouvernement d’Israël. Des citoyens arabes sont en poste à l’étranger dans les services diplomatiques et représentent Israël, y compris en tant qu’ambassadeurs. Comme pour les autres secteurs ethniques du pays, les activités culturelles et la préservation du patrimoine culturel arabe sont encouragées par les divers gouvernements et associations qui offrent leur assistance qu’il s’agisse de subventions aux auteurs et aux artistes ou de soutien aux musées et centres culturels.

Cependant, si l’on considère les droits fondamentaux à l’égalité garantis par la loi à tous les citoyens, conformément aux principes établis par la Déclaration d’indépendance, il y a lieu de reconnaître la nécessité de surmonter les disparités dans divers aspects de la société. Des organisations et des militants arabes et juifs se rencontrent chaque semaine pour traiter des questions d’inégalité. Le pouvoir judiciaire joue également un rôle important dans l’encouragement de l’égalité dans la société israélienne. Les tribunaux acceptent les requêtes et les actions intentées par tous les pétitionnaires sans considération de nationalité, de religion ou de race.

Toute éventualité d’une discrimination ou d’un comportement injuste dans ce domaine fait l’objet d’une enquête minutieuse de la part des instances israéliennes concernées et des mesures sont prises pour que les erreurs commises ne se reproduisent pas.

Dans les conclusions d’une commission d’enquête sur la mort de plusieurs citoyens arabes au cours de violents troubles intervenus dans le secteur arabe en octobre 2000, il est précisé que:

«Le traitement de la population arabe est, pour l’Etat, une question importante et extrêmement sensible... Elle nécessite une attention immédiate,à moyen et à long terme. L’un des objectifs principaux de l’Etat doit être d’atteindre une véritable égalité pour les citoyens arabes. Les droits des citoyens arabes à l’égalité résultent de la nature démocratique de l’Etat d’Israël, et l’égalité est l’un des droits fondamentaux accordé à tout citoyen. La discrimination contredit le droit fondamental à l’égalité qui, de l’avis général, est inscrit dans le droit de tous les individus à la dignité humaine. C’est d’autant plus important lorsqu’on est confronté à une discrimination fondée sur la race ou la nationalité. En conséquence, il est dans l’intérêt de l’Etat d’oeuvrer à effacer la tache de la discrimination à l’encontre de ses citoyens arabes sous toutes ses formes et tous ses modes d’expression.» (Commission Orr, septembre 2003).

En présentant les conclusions de la commission ministérielle constituée à la suite de la commission Orr, l’ancien ministre de la Justice Yossef Lapid, qui présidait cette commission ministérielle, déclara:

«Le gouvernement d’Israël est tenu d’effectuer un changement normatif dans les relations mutuelles entre Arabes et juifs en reconnaissant le droit de tous les secteurs à être différents les uns des autres. Cela signifie que les citoyens arabes ne peuvent être empêchés d’exprimer leur culture et leur identité. L’appareil du gouvernement doit parvenir le plus rapidement possible à une égalité véritable des droits et des devoirs des citoyens de l’Etat, juifs et Arabes.»

La commission ministérielle a décidé, entre autres, de constituer une instance gouvernementale chargée de l’avancement des minorités en Israël, d’élaborer une stratégie globale pour la population arabe et de dresser des plans de construction pour des communautés arabes.

Il est en outre recommandé d’observer chaque année une «journée de la tolérance» qui exprimera les multiples facettes culturelles de la société israélienne.
 

Mohammed Abu El Haija est un militant qui réside à Ein Hod, un village arabe situé dans la région du Carmel. En 1982, en coopération avec des Arabes et des juifs, il a constitué l’Association des Quarante,une organisation se consacrant à la coexistence pacifique entre juifs et Arabes, à l’encouragement de l’égalité pour tous les secteurs de la société israélienne et à l’obtention d’une reconnaissance officielle des villages arabes non reconnus. Mohammed est actuellement chef du village d’Ein Hod et membre du Conseil régional du Carmel.

Pendant de nombreuses années, Mohammed a lutté pour la reconnaissance officielle du village d’Ein Hod. Finalement, en 1992, le gouvernement israélien a accordé un statut officiel à ce village et la vie des villageois en a connu une amélioration considérable. Vivant auparavant dans des conditions misérables dans la crainte de l’éviction, ils font désormais partie d’un village qui évolue pour devenir une ville moderne semblable à toutes les autres villes d’Israël. Dernièrement, un projet de planification a été approuvé pour le village qui a, depuis lors, rejoint le Conseil régional du Carmel. Lorsqu’on l’interroge sur les conditions de l’égalité en Israël et sur les perspectives d’avenir à cet égard, Mohammed répond:

«Après avoir lutté si longtemps pour la reconnaissance,je constate maintenant qu’un groupe de gens,un village, peut finalement obtenir un statut officiel de leur maison, la reconnaissance de leur droit à vivre légalement dans leur propre localité. Il est vrai que de nombreuses années se sont écoulées, mais c’est une grande réalisation pour chacun, un grand pas en avant. L’Etat d’Israël a fini par nous appliquer une politique d’égalité et j’espère que cela sera le cas également pour d’autres villages se trouvant dans une situation similaire. Cette étape montre qu’il y a de l’espoir pour d’autres améliorations. Elle me conforte dans l’idée que l’égalité peut être obtenue, si difficile que cela puisse paraître.»

Afin de réaliser l’égalité dans un pays dynamique, des bases solides doivent
d’abord être posées, assurant la stabilité de la structure après son achèvement. L’Etat d’Israël est un pays jeune, encore en construction. Les fondements posés
contribuent à édifier une société progressiste attachée à l’égalité en dépit des difficultés. Ces solides fondations - c’est le plus important - garantissent que, quels que soient les écueils, la structure ne s’effondrera pas sur ses habitants et que la société israélienne continuera à oeuvrer pour la pleine égalité.

 


Ilan Jonas est maître de conférences de la faculté de droit et un avocat spécialisé dans les droits civiques. Il milite dans des organisations de protection des droits des minorités en Israël auxquelles il prodigue des conseils juridiques.

source:
http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/2000_2009/2005/Un+peuple+libre-+Le+statut+du+secteur+arabe.htm

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Jeudi 23 avril 2009

Plus loin de la Terre promise

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, aurait réussi à convaincre les dirigeants kurdes irakiens d'accueillir sur leur territoire des milliers de Palestiniens installés à la frontière irako-syrienne depuis la chute de Saddam Hussein. Neuf milles autres Palestiniens vivant au même endroit pourraient partir pour le Soudan, rapporte Al-Quds Al-Arabi. Les autorités kurdes et celles du Soudan auraient promis d'accorder à ces réfugiés un statut qui leur permettrait de vivre normalement et d'avoir accès au marché du travail.

source: courrierinternational

Par mais_si
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Mercredi 22 avril 2009

Enjeux internationaux
Fallait-il participer à Durban II?

Claude Goasguen, Député
Collège Académique de Netanya - Netanya, mars 2009



L'opinion française et Israël après la crise de Gaza

Une réprobation moins univoque?

L'hostilité du Quai d'Orsay
Un antisémitisme de tradition

Il ne faut pas aller à Durban II
La culture des droits de l'homme y est battue en brèche

Video Akadem

Cliquez sur le lien pour voir la video:
http://www.akadem.org/sommaire/themes/politique/1/2/module_5765.php
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