Jérusalem maintes fois détruites assiégées conquises par les armées et encore sioniste apres 4000 ans.

Publié le par elie

« Tous les malheurs qui vous frappent sont imputables aux actes perpétrés par vos mains » (sourate 42, verset 30).

Jérusalem

Jérusalem (ירושלים - Yerushalayim en hébreu; القدس - Al-Qods ou Al-Quds en arabe) est une ville du Proche-Orient qui tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane et dans le sentiment national israélien et palestinien. L'État d'Israël a proclamé Jérusalem "unifiée" comme étant sa "capitale éternelle". Cette désignation n'est pas reconnue par la communauté internationale.

L'existence de cette ville est signalée sous le nom d'Ourousalim dès le XXIe siècle av. J.-C. pendant la période cananéenne. Située sur le mont Sion, à 745 m d'altitude, la ville s'étend, début 2005, sur 200 km² pour une population de 704 900 habitants. La ville est très hétérogène: s'y mêlent de nombreuses religions, peuples, groupes socio-économiques. La partie nommée "Vieille ville" est entourée de remparts et est constituée de deux quartiers à dominante arabe, dits quartier chrétien et quartier musulman, d'un quartier à dominante arménienne et d'un quartier à dominante juive.

Le statut de la ville, sous administration civile israélienne depuis la Guerre des Six-Jours, est contesté. La "ligne verte" sépare Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est Pour les parties en présence, le statut de Jérusalem reste une question clé de la résolution du conflit israélo-palestinien. La loi fondamentale israélienne de 1980, qui entérine le statut de la ville en capitale "éternelle et indivisible"

Histoire

Antiquité (préhistoire - 6 av JC)

Les tablettes d'el-Amarna écrites en akkadien nomment la ville Ourousalim (Our-sa-li-im-ou).

La première référence biblique à Salem se situe au moment de la rencontre d'Abraham et de Melchisédech. Ensuite lors de la conquête de Canaan menée par Josué, la tribu de Juda prend la ville aux Jébuséens, puis se retire. Vers (ce que l'on suppose être) l'an -1000, David reconquiert Jérusalem et en fait sa capitale. Il y transfère l'Arche d'alliance pour laquelle Salomon, son fils, construira le Premier temple. Jérusalem devient ainsi le point central du Judaïsme antique.

Le royaume se divise, à la suite de dissensions internes. Se constituent alors d'un côté le royaume de Juda, centré sur Jérusalem, et regroupant les tribus de Juda et Benjamin, de l'autre le royaume d'Israël, apparemment plus prospère, mais idolâtre, s'étant assimilé aux nations environnantes.

La ville est attaquée par le pharaon Sheshonq, qui repart avec les trésors du temple. Durant le règne de Yehoshaphat (Josaphat), les Philistins pillent la ville. Ensuite, c'est le tour des Syriens, sous le règne de Yehoash. Sous Amatsia, c'est le royaume d'Israël lui-même qui détruit une partie des murailles de la ville. Vers -700, le siège est mené par les Assyriens. Si la Bible rapporte le miracle accompli par Dieu en faveur d'Ezéchias, les tablettes assyriennes relatent comment Sennacherib laissa le roi de Jérusalem Hizquya "comme un oiseau en cage".

En -587 Nabuchodonosor prend la ville, pille le temple et déporte le roi Yehoïakîn (Joaquin) ainsi que les notables à Babylone. Les Babyloniens établissent Tsidquya (Sédécias) gouverneur de Jérusalem. Celui-ci se révolte, ce qui entraîne un nouveau siège, temporairement levé par l'intervention d'une force égyptienne. Nebouzarradan, général de Nabuchodonosor, revient et prend définitivement la ville. Mais cette fois le Temple est complètement détruit, les murailles de la ville aussi, et quasiment tous ses habitants conduits à Babylone. Après une captivité de 70 ans, les Juifs sont autorisés par Cyrus le Perse à regagner la Judée sous la conduite d'Ezra et Néhémie. Ils retournent à Jérusalem, y ramenant les trésors du temple. Sous le gouverneur Zorobabel, le temple est reconstruit. Enfin durant le règne d'Artaxerxés, Néhémie reconstruit les murailles de Jérusalem. Le récit biblique des Chroniques s'arrête à cet épisode.

La ville passe sous domination grecque et selon la tradition juive, Alexandre le Grand la visite. Jérusalem échoit ensuite au général Séleucos, et à ses descendants les Ptolémée. Antiochus IV Epiphane tente d'helléniser complètement la ville et dédie le temple à Zeus, ce qui provoque la révolte dite des Maccabées (Hasmonéens), qui aboutit à l'établissement de leur dynastie sur la terre d'Israël.

Cependant, à la suite de dissensions intestines, les Hasmonéens demandent l'avis des Romains pour les arbitrer, et en 63 av. J.-C., les troupes de Pompée pénètrent dans la ville, qui est rapidement placée sous "protectorat" Romain.

Ceux-ci choisissent d'établir comme roi Antipater l'Iduméen. Son fils Hérode embellit la ville et s'y construit un palais. Surtout, il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade. La forteresse Antonia accolée au temple abrite la garnison romaine. C'est là que débute la narration du Nouveau testament de la Bible chrétienne.

Période romaine (6 av JC - 638)

Pour les chrétiens, dans les années 30 du Ier siècle, Jésus de Nazareth ou Jésus-Christ y fut condamné à mort et exécuté sur une colline voisine de la ville, Golgotha.

Suit la première révolte des Juifs de 66, racontée en détails par Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs Cette révolte est réprimée et écrasée en 70 après J.-C., entraînant la destruction quasi-complète de la ville par Titus. Les juifs sont massivement exilés et dispersés dans l'empire: c'est la constitution de la Diaspora, et la narration du Nouveau testament se termine sur cet épisode.

Selon une anecdote non validée par les historiens, le Colisée construit par Vespasien aurait été financé avec le butin provenant de Jérusalem. L'Arc de Titus à Rome représente d'ailleurs la victoire des romains emportant la Ménorah de Jérusalem.

L'empereur Publius Ælius Traianus Hadrianus — Hadrien— rebâtit la ville pour les Romains. La construction d'un temple, dédié au dieu romain Jupiter Capitolin, sur le site du l'ancien temple d'Hérode, provoque une ultime révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokheba. À la suite de l'écrasement de cette révolte, Hadrien renomme la ville Colonia Ælia Capitolina selon son propre nom de « gens » Ælius (pour les Latins équivalent du nom de famille actuel), et en l'honneur du dieu Jupiter Capitolinus. « Colonia » signifie colonie, et précise le statut de la cité. Les Juifs seront interdits de séjour dans la ville pendant près de deux siècles.

Au IVe siècle la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, tentant d'y identifier les lieux saints et y parvient, puisque Hadrien avait également construit des temples païens sur les sites du Saint-Sépulcre et de la Nativité (à Bethléem). En 324, Constantin restitue son nom à la ville Jérusalem, mais le nom de la province, Palæstina, ne sort pas de l'usage.

En 451 le patriarcat de Jérusalem est créé.

Moyen Âge : califats et croisades (638 - 1516)

La ville fut prise par les Perses de Chosroès II en 614, reprise par les Byzantins en 629, mais conquise par les Arabes en 638 après un siège de deux ans.

Les musulmans y érigèrent le Dôme du Rocher sous Abd Al-Malik (687-691). Al-Walid construit la mosquée Al Aqsa (vers 705-715). Harun al-Rashid garantit à Charlemagne la protection des lieux saints, ce qui permet le développement du pélerinage.

1009 : le calife Al-Hakim detruit l'Anastasis, l'église du Saint-Sépulcre construite sous Constantin.

Plusieurs chefs musulmans tour à tour attaquèrent et conquirent Jérusalem. Les turcs Seldjoukides contrôlèrent la ville à partir de 1071 et les Fatimides la prirent en 1098 juste un an avant qu'elle ne fut prise par les croisés.

À partir du XIe siècle, les chrétiens lancèrent une série de croisades pour, selon leur point de vue, libérer la ville et avoir accès à leurs lieux saints. La première croisade aboutit à la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099 et le massacre de sa population. Elle devient la capitale du Royaume latin de Jérusalem.

La ville est conquise par Saladin le 2 octobre 1187. Elle fut à nouveau ouverte aux chrétiens entre 1229 et 1244 puis repassa sous contrôle exclusif musulman. En 1342 les Mamelouks autorisent les Frères mineurs à s'y réinstaller. Les pélerinages peuvent reprendre.

Période ottomane (1516 - 1917)

En 1516, la ville passe sous domination ottomane. Construction des murailles de la ville par Soliman le magnifique.

Deux œuvres du Tasse se réfèrent à Jérusalem : La Jérusalem délivrée (La Gerusalemme liberata, 1580) et La Jérusalem conquise (1593).

Mandat britannique (1917 - 1948)

En décembre 1917, le Général Allenby entre à pied dans Jérusalem. La ville reste sous mandat britannique jusqu'en 1948, dans un climat d'instabilité (attentats terroristes, violences). Des combats à Jérusalem entre Juifs et Arabes ont commencé dès novembre 1947.

Histoire contemporaine (1948 à nos jours)

L'après-midi du 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël. Le 27 mai, la Légion arabe contraint les Israéliens à évacuer la Vieille Ville. Le 6 juin, les Israéliens parviennent à relier la ville au reste du pays (la route de Birmanie). En juillet, l'aviation arabe bombarde la ville. Le 7 janvier 1949, le conseil de securité de l'ONU impose la fin des combats.

Dès lors, la ville se retrouve partagée entre une partie occidentale contrôlée par Israël et une partie orientale (y compris toute la vieille ville) contrôlée par la Jordanie, séparées par un no man's land. La circulation entre les deux parties est quasi impossible. La plupart des lieux saints, ainsi que le quartier juif de la vieille ville (vidée de ses habitants) se trouvent alors sous contrôle jordanien. Toutes les synagogues de la vieille ville sont sacagées ainsi que le cimetière du Mont des Oliviers (dont une partie des pierres tombales sont utilisées pour construire des latrines).

En 1967, à la suite de la guerre des 6 jours, Israël contrôle l'ensemble de Jérusalem. Les juifs retrouvent leurs lieux saints, tandis que pour la plupart des Arabes (chrétiens ou musulmans, des États arabes ou des territoires occupés), l'accès à Jérusalem et à ses lieux saints devient de facto plus difficile.

Israël proclame Jérusalem « capitale éternelle et indivisible de l'État d'Israël » et annexe en 1982 puis en 1993 des territoires supplémentaires dans les limites de l'État d'Israël et de la municipalité de Jérusalem. Plus récemment, des implantations à l'Est de Jérusalem et le tracé de la "barrière de sécurité" également contribuent à modifier l'équilibre démographique et la structure économique en faveur du caractère juif de Jérusalem.

La ville « trois fois sainte »

La ville de Jérusalem est considérée comme « trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l'islam :

  • Mur des Lamentations, vestige du Temple
  • Église du Saint-Sépulcre
  • Dôme du Rocher et Mosquée Al-Aqsa

Jérusalem est un site privilégié :

  • par les Juifs depuis plus de 2500 ans car Jérusalem est considérée à la fois comme un lieu important des pérégrinations bibliques des patriarches hébreux; la capitale du roi David et plus tard du royaume juif hasmonéen ; la ville où le culte religieux était rendu à l'époque des deux Temples et où demeure le Mur des Lamentations, vestige du Temple et lieu de prière ; et le symbole entretenu au cours des siècles d'un retour du peuple juif dispersé, l'année prochaine à Jérusalem ;

  • par les chrétiens depuis le Ier siècle de l'ère chrétienne et les récits de la vie de Jésus de Nazareth par les Évangiles, depuis sa montée au Temple de Jérusalem jusqu'à sa crucifixion et sa résurrection ; consécutivement, on y trouve et y vénère aussi des souvenirs de la Vierge Marie, de saints Étienne et Jacques qui y furent martyrisés, etc. Sainte Hélène, mère de Constantin, et les empereurs byzantins y érigèrent des sanctuaires somptueux sur les lieux saints. Ce lien entre les chrétiens et Jérusalem a également été entretenu par les Croisades successives en Terre Sainte aux Moyen Âge. Jérusalem fut la capitale du Royaume latin de Jérusalem de 1099 à 1187. Elle est l'un des patriarcats historiques (avec Rome, Antioche, Alexandrie, Constantinople).
  • par les musulmans depuis le VIIe siècle de l'ère chrétienne environ, à la fois pour toutes les raisons précédemment citées et également parce que la tradition fait de Jérusalem le lieu d'où Mahomet aurait effectué son voyage nocturne. Il est à noter que le Coran ne mentionne jamais explicitement le nom de la ville, mais décrit comment Mahomet, étant arrivé à la Mosquée la plus lointaine, monte au Ciel (al Miraj : l'ascension) accompagné par l'ange Gibril (Gabriel). De 638 à 1917, Jérusalem fut plusieurs fois dominée par des dynasties islamiques mais aucune ne la choisit jamais comme capitale. Ce fut quand même un lieu de pèlerinage, notamment lorsque de grands projets architecturaux furent réalisés par les Omeyyades et plus tard par les Mamelouks.

La question du statut de Jérusalem

Première proposition de l'ONU

À l'expiration du mandat britannique, le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait que Jérusalem devienne un Corpus Separatum sous contrôle international et indépendant de ce qui devaient devenir un état palestinien arabe et un état hébreu. Cette séparation devait ainsi garantir à tous les cultes le libre accès à tous les lieux saints en sécurité.

Armistice de 1949

Après la Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël en 1948 et la guerre qui s'ensuit, la ville se retrouve divisée entre une partie occidentale annexée par Israël et une partie orientale (comprenant toute la vieille ville) annexée par la Jordanie, séparées par un no man's land. En 1949 Jérusalem-Ouest est proclamée capitale d'Israël. En 1967, Tsahal conquiert Jérusalem-Est et Israël déclare Jérusalem « réunifié », sa capitale « éternelle et indivisible ». Toutefois, la quasi totalité des États ont maintenu jusqu'à ce jour leurs ambassades à Tel-Aviv (pour Israël) car le droit international a jugé nulle cette modification du statut de la ville.

Situation après 1967

En 1967 Israël réunifie l'ensemble de la ville de Jérusalem à l'issue de la guerre des six jours. Les Juifs ont alors à nouveau accès à leurs lieux saints, tandis que l'accès à l'Esplanade des Mosquées et aux lieux saints musulmans est règlementée. La gestion de l'esplanade fut confiée plus tard à un organisme palestinien, le WAQF. À l'issue de la guerre des six jours, le Conseil de Sécurité de l'ONU a voté la résolution 242 qui, selon les interprétations, peut concerner ou non le statut de Jérusalem-Est.

 

Proclamations israéliennes

En 1980, la Knesset déclare Jérusalem capitale « éternelle et indivisible » lors d'une loi fondamentale. Les différents pouvoirs israéliens, législatif, exécutif, judiciaire et administratif, sont regroupés à Jérusalem.

lire la suite sur: http://israel.skynetblogs.be/archive-week/2006-12

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« chasser d’où ils auront été chassés » (sourate 2, verset 190-92)).

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