Comme pour Gaza, Israël a évacué le sud Liban, conséquences:

Publié le par mai_si

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Deuxième guerre du Liban
par Aline Sultan
mercredi 30 janvier 2008 - 08:26
 

La deuxième guerre du Liban débute le 12 juillet 2006 à la suite de l’enlèvement de deux soldats de Tsahal. Les combats cessent le 14 août 2006, après l’entrée en vigueur d’un cesser le feu conclu grâce l’intervention de l’Onu.

 Tout d’abord appelée «Juste rétribution», puis «Changement de direction», le gouvernement finira plus tard par lui donner le nom de deuxième guerre du Liban.

 En 1982, Tsahal entre au Liban dans le cadre de l’opération pour la «paix en Galilée», la première guerre du Liban. Trois ans après la fin de la guerre, Tsahal continue de contrôler une «bande de sécurité» au sud Liban. Au début de 2000, le gouvernement d’Israël décide d’évacuer les forces de Tsahal du Sud Liban au maximum en juillet 2000, avec ou sans accord entre les deux Etats. Cette décision est provoquée par le fait que le conflit interminable entre le Liban et le Hezbollah sur ce territoire, a coûté la vie de nombreux soldats de Tsahal. En mai 2000, Tsahal se retire du Sud Liban et prend position sur la frontière qui sépare Israël du Liban. En un clin d’œil, le Hezbollah se déploie le long de cette même frontière… et l’éclatement d’une nouvelle guerre n’est qu’une question de temps.

 Depuis, la frontière est relativement calme. En effet, au cours des six années qui suivent le retrait du Liban, le Hezbollah effectue quelques opérations contre Israël, dont l’enlèvement de trois soldats en octobre 2000 et un certain nombre d’autres tentatives d’enlèvement qui échouent et des tirs d’artillerie contre les postes de Tsahal et les villages frontaliers.

 Les prétextes du Hezbollah sont :

1 –Le territoire de la Ferme de Sheba, situé près du Har Dov, point de rencontre des frontières d’Israël, de la Syrie, et du Liban dont la souveraineté est contestée. Israël a conquis ce territoire qui était sous le contrôle de la Syrie, lors de la Guerre des Six jours. Après la guerre, ce territoire devient israélien, mais selon l’Onu, il fait partie de la Syrie, ce que le Hezbollah conteste, considérant qu’il aurait dû revenir sous la souveraineté du Liban, après le retrait de Tsahal en 2000.

 2 – Le conflit au sujet du territoire du village Radjir, divisé par la frontière Israélo-libanaise.

 3 – Libération de prisonniers libanais détenus en Israël.

 Tout d’abord, face à toutes les attaques du Hezbollah, le gouvernement d’Israël adopte une politique de retenue. Après le retrait de Tsahal du Liban, le Hezbollah renforce son arsenal. Grâce au soutien et au financement de l’Iran et de la Syrie, le Hezbollah met sur pied une vaste infrastructure d’armement au Liban, comprenant toutes sortes de roquettes, de missiles sol-sol à plus ou moins longue portée (de 9 à 180 km), des bases d’opération et d’entraînement…

 Les spécialistes militaires et les services de renseignements iraniens prennent activement part à la préparation des terroristes du Hezbollah, à leur entraînement et à leur apprentissage de méthodes de combat perfectionnées. Par ailleurs, le Hezbollah a eu tout le temps de mettre en place un grand nombre de postes de contrôle et de bunkers tout au long de la frontière et dans les environs de Beyrouth. Le quartier général du Hezbollah a été installé dans le quartier chiite, au Sud de Beyrouth.

 Après le retrait de Tsahal du Liban, le Hezbollah continue également de renforcer son statut au niveau de la politique interne du Liban et de nombreux secteurs du Sud Liban passent concrètement aux mains du Hezbollah.

 En 2004, le Conseil de sécurité de l’Onu adopta la résolution 1559 au sujet du retrait de l’armée syrienne du Liban et du démantèlement des milices armées (dont le Hezbollah) Le gouvernement libanais n’appliquera pas cette résolution, entre autres parce que le statut politique du Hezbollah s’est considérablement renforcé.

 En janvier 2004, Israël conclut un échange avec le Hezbollah. Dans le cadre de cet échange, Elhanan Tennenbaum est libéré et les corps des trois soldats qui avaient été enlevés en octobre 2000 sont restitués à Israël qui, pour sa part, libère des prisonniers libanais et palestiniens, dont ceux qui avaient été réservés comme cartes d’échange contre le pilote Ron Arad : le Cheikh Oubeïd et Mustapha Dirani. Après cet échange, il reste quelques prisonniers libanais en Israël, le plus connu d’entre eux étant Samir Kuntar, qui avait été emprisonné après avoir participé à un attentat terroriste en territoire israélien en 1979.

 Le 12 juillet 2006, le Hezbollah bombarde Israël le long de la frontière, blessant cinq Israéliens. Sous couvert de ces bombardements, le Hezbollah tend une embuscade à deux véhicules blindés de Tsahal qui patrouillaient près de la frontière. Dans cette attaque, trois soldats trouvent la mort, deux soldats sont blessés et deux autres sont pris en otages et rapidement emmenés en territoire libanais par le Hezbollah. Cet enlèvement est effectué exactement de la même manière que celui des trois soldats en octobre 2000.

 A la suite de cet enlèvement, les forces de Tsahal bombardent les positions du Hezbollah le long de la frontière et des chars israéliens entrent au Liban afin de tenter de ramener les soldats pris en otages. A quelques dizaines de mètres de la frontière, un des chars monte sur une mine et quatre soldats trouvent la mort. Au cours de la tentative de sauvetage du char, un autre soldat sera tué.

 Peu de temps après l’enlèvement des soldats, le gouvernement israélien se réunit d’urgence. Au terme de cette réunion, le gouvernement décide à l’unanimité d’engager l’opération «Juste rétribution», opération militaire de grande envergure contre le Hezbollah en territoire libanais. Précisons que l’opération du Hezbollah survient deux semaines après l’enlèvement du soldat de Tsahal Guilad Shalit, le 25 juin 2006 au bord de la bande de Gaza, par le Hamas, et en pleine opération «Pluies d’été» lancée par Tsahal à la suite de cet enlèvement et en riposte aux tirs incessants de kassams à partir de la bande de Gaza.

 Tout d’abord, l’aviation israélienne bombarde plusieurs cibles en territoire libanais : des postes du Hezbollah le long de la frontière, des réserves d’armes, des bases d’entraînements, des bâtiments du commandement du Hezbollah, y compris dans un quartier sud de Beyrouth, un aéroport et des ponts de Beyrouth, etc. Israël s’efforce de détruire des rampes de lancement de roquettes, afin de limiter l’ampleur des ripostes contre Israël. Par ailleurs, Israël coupe toutes les voies d’accès au Liban, air, mer et terre, excepté les convois d’aide humanitaire.

 En réaction à l’attaque de Tsahal, le Hezbollah tire des milliers de roquettes sur des villages en territoire israélien. Le deuxième jour de la guerre, le 13 juillet, 100 katiouchot avaient déjà été tirées sur Israël et l’une d’elles avait atteint Haïfa. Ce même jour, 115 civils israéliens avaient été blessés et deux tués. Les jours qui suivront, le Hezbollah tirera sur Israël des centaines de roquettes de toutes sortes et forcera les habitants du nord, Haïfa y compris, à se terrer dans des abris.

 Le 18 juillet 2006, dans un discours prononcé à la Knesset, le Premier ministre Olmert déclare : «Israël n’acceptera pas de vivre sous la menace de missiles ou de roquettes contre ses habitants. Il y a dans la vie d’une nation des moments où elle se doit d’observer la situation et de dire stop et je dis stop ! Il n’est pas question qu’Israël soit pris en otage, que ce soit par des bandes de terroristes, par une autorité terroriste ou par un Etat souverain»        

 A ce stade de la guerre, Tsahal opère essentiellement par les airs, mais parallèlement, des unités d’élite (de l’état-major, d’Egoz, etc..) effectuent des opérations terrestres en territoire libanais contre le Hezbollah et des villages chiites afin de prendre le contrôle d’une bande de territoire près de la frontière (plus ou moins sur le secteur qui délimitait la bande de sécurité que contrôlait Tsahal avant son retrait du Liban) et d’y éliminer la présence du Hezbollah.

 Le 14 juillet, le Hezbollah bombarde et atteint un navire israélien. Quatre soldats sont tués.

 Tsahal est confronté à une telle opposition de la part du Hezbollah, qu’il doit appeler des renforts et prolonger sa présence en territoire libanais. Les forces de réservistes sont mobilisées et prennent part aux combats. Tsahal mène de durs combats dans les villages situés à proximité de la frontière, comme Bint Jbeil, Maroun al Ras… De nombreux soldats sont tués et malgré ses efforts, Tsahal ne parvient pas à prendre le contrôle du secteur et à y éliminer la présence du Hezbollah, même s’il porte sérieusement atteinte aux infrastructures de l’organisation terroriste.

 Parallèlement aux combats dans la bande de sécurité, Tsahal réalise plusieurs opérations en plein territoire libanais, la plupart étant effectuées par des unités spéciales. Le 1er août au soir, les forces de l’unité d’élite de l’état major prennent d’assaut le quartier général du Hezbollah, qui avait élu domicile dans les locaux de l’hôpital de Baal Beck. Dans la nuit du 5 août, l’unité d’élite de la Shayetet entre dans la ville de Tsor dans le but d’éliminer plusieurs chefs du Hezbollah et de détruire des rampes de lancements de missiles à longue portée.

 Pendant que les forces terrestres agissent, l’aviation continue de pilonner le territoire libanais afin de diminuer les tirs de roquettes sur Israël, mais ses efforts sont vains.

 Du début à la fin de la guerre, le Hezbollah aura tiré des milliers de roquettes et de missiles sur Israël. 4 000 d’entre elles viseront les villages frontaliers d’Israël, 520 tomberont sur Kiriat Chmona, plus de 3500 s’abattront sur la Galilée, plus de 200 sur la côte, entre Hadera et Acco, et idem entre Tibériade, Bet Shean et Afoula.

Le 6 août, des katiouchot s'abattent sur un groupe de soldats réservistes qui s’étaient regroupés près du kibbouts Kfar Guiladi et 12 d’entre eux sont tués.

 Les habitants des villages frontaliers sont contraints de passer la majeure partie de la guerre dans les abris. La situation et les dégâts pousseront un grand nombre d’habitants à se réfugier au centre et au sud du pays.

 Les tirs incessants entraînent d’importantes difficultés économiques et humanitaires, mais malgré tout, l’Etat d’Israël se refuse à déclarer officiellement l’état de guerre, ne voulant pas assumer les conséquences économiques et juridiques qu’un tel processus aurait entraînées. La façon dont le gouvernement avait l'intention d’apporter des solutions aux difficultés des habitants, a été vivement critiquée par le public pendant et après la guerre.

 Le bilan de la guerre qui aura duré un peu plus d’un mois, est très lourd : 52 civils israéliens tués (dont les 12 réservistes de Kfar Guiladi) et près de 5000 blessés. La guerre aura coûté la vie de 119 soldats de Tsahal et 700 soldats ont été blessés.

 Les libanais sont eux aussi sérieusement touchés et des centaines de milliers d’habitants du Sud Liban sont contraints d’abandonner leurs villages. De nombreuses maisons ayant été complètement détruites, les villageois tentent de trouver refuge vers le nord du pays, mais face au nombre des réfugiés, le gouvernement libanais baisse rapidement les bras. Par ailleurs, les terroristes du Hezbollah ayant fait des habitants du Sud Liban des boucliers humains et ayant placé leurs rampes de lancement de missiles en plein cœur de la population, un grand nombre de civils libanais seront tués au cours des combats.  

 Le 30 juillet au soir, l’aviation israélienne bombarde le village de Kfar Kana à partir duquel le Hezbollah tirait des missiles sur Israël. Dans le courant de cette attaque, un bâtiment s’effondre et entre 50 et 70 personnes trouvent la mort. A la suite de cela, le Premier ministre Olmert accède à la demande des Américains et fait cesser les tirs de l’aviation durant 48 heures, afin de permettre aux secours de venir en aide aux habitants et d'évacuer les blessés.

 Le 9 août, le chef de l’état major annonce que Moché Kaplinsky, son adjoint, représentera le commandement de la région nord durant la guerre, ce qui fut interprété comme le renvoi du commandant Oudi Adam. Ce même jour, le cabinet du gouvernement donne son feu vert pour une opération terrestre de grande envergure en territoire libanais, dans le but de prendre le contrôle de la frontière jusqu’au Litani, et s’en remet au Premier ministre, pour ce qui est de fixer la date du début de l’opération. Cette décision vise à permettre à Tsahal de gagner clairement la guerre, de faire cesser les tirs de roquettes sur Israël et de donner le ton aux négociations internationales en cours, en vue d'un cesser le feu.

 Le 12 août, le Conseil de sécurité se réunit afin d’approuver l’accord de cesser le feu conclu entre la France, qui représente le Liban et les Etats-Unis, qui représentent Israël. L’accord est approuvé à l’unanimité. Parallèlement, le Premier ministre israélien ordonne à Tsahal de déclencher l’opération prévue. Au bout de quelques heures, l’opération débute, avec le déploiement de troupes transportées en hélicoptère en plein cœur du territoire libanais. Israël continuera l’opération, même après le vote du Conseil de l’Onu. Les combats se poursuivront 48 heures de plus, jusqu’à l’entrée en vigueur du cesser le feu (le 14 août) Durant ces deux jours, 24 soldats seront tués. Ce bilan sera le sujet des critiques les plus vives à l’égard du gouvernement à la suite de la guerre.

 Tsahal se retire alors peu à peu du territoire libanais, le temps que l’armée du Liban et les forces internationales prennent place le long de la frontière libanaise. 

 Il aura fallu attendre mars 2007 pour que le gouvernement se décide enfin à donner le nom officiel de «deuxième guerre du Liban» à cette guerre.

 Le 11 août 2006, le Conseil de sécurité de l’Onu adopte la résolution 1701 concernant le cesser le feu au Moyen-Orient, appelant les deux bords à cesser totalement les hostilités. 15 000 observateurs seront envoyés par l’Onu afin de s’assurer que le calme revient dans la région. L’Onu exige également que le Liban respecte cette résolution en démantelant les milices armées, dont le Hezbollah. Par ailleurs, cette résolution appelle à la libération immédiate et sans condition des soldats israéliens retenus en otages, prohibe l’acheminement d’armes dans la région sans accord préalable du gouvernement libanais, exclue toute autre autorité que celle du gouvernement libanais au Sud Liban, interdit catégoriquement la vente ou le passage d’armes au Hezbollah et précise que Tsahal ne se retirera du Liban qu’après le déploiement des forces libanaises et internationales au Sud Liban.

 Les premiers jours de la guerre, les démarches du gouvernement d’Israël jouissent de l’approbation de l’ensemble du public et de la scène politique, mais durant les semaines qui suivront, ce soutien s’effacera et laissera la place à de vives critiques. Le public et la classe politique appellent le gouvernement et l’état major de Tsahal à démissionner et exigent la formation d’une commission d’enquête. Les contestations portent essentiellement sur : la décision de l’entrée en guerre et le moment choisi pour en donner l'ordre, l’attitude des dirigeants politiques durant la guerre, le manque d’expérience du Premier ministre Ehoud Olmert et de son ministre de la Défense Amir Pérets, les lacunes au niveau de la préparation de l’arrière front et le niveau de l’assistance qui lui a été procurée, les déficiences du commandement de Tsahal et en particulier du chef de l’état major Dan Halouts et du commandant de la région nord Oudi Adam, le niveau de la préparation de l’armée à une guerre éventuelle, de l’entraînement de soldats, le manque de matériel nécessaire et indispensable et enfin, la décision d’une opération terrestre de grande envergure durant les deux derniers jours de la guerre et d’un autre côté, celle de mettre fin à la guerre sans avoir atteint les buts initialement désignés. Le comportement des médias israéliens durant la guerre a également été l’objet de sérieuses critiques.

 Tout d’abord, le Premier ministre tente d’éviter une commission d’enquête officielle. Plusieurs commissions militaires et gouvernementales se succèdent, mais le public continue de faire pression pour la formation d’une commission officielle.

 Début 2006, le gouvernement d’Israël cède et désigne une commission gouvernementale sous la direction du juge à la retraite Eliahou Winograd, ayant les mêmes prérogatives qu’une commission officielle.

 En janvier 2007, après la conclusion de l’examen des opérations et des dirigeants militaires, le chef de l’état-major Dan Halouts présente sa démission, en précisant que s’il a attendu ce jour pour démissionner, c’est parce qu’il a le sens de la responsabilité.

 Il est évident que la guerre et ses résultats auront de sérieuses conséquences à long terme et qu’elles ont porté atteinte au statut d’Israël au sein du Moyen-Orient. Il est difficile de prévoir avec précision de quelle manière ces conséquences se manifesteront, mais certains points semblent évidents :

1-    
La deuxième guerre du Liban s’est terminée sans victoire, de part et d’autre.

2-     Durant toute la guerre, le Hezbollah a conservé la possibilité de tirer des roquettes sur l’ensemble du nord d’Israël et a conservé cette capacité, même après la guerre. Donc, un des buts déclarés de la guerre, à savoir éliminer cette menace, n’a pas été atteint, ou du moins, pas complètement.

 3-     Grâce aux opérations de Tsahal, les infrastructures militaires du Hezbollah ont sérieusement été atteintes, en particulier au Sud Liban, mais pas de manière à ce que le Hezbollah ait du mal à les restaurer. De plus, ce n’est un secret pour personne, dès le lendemain de la guerre, le Hezbollah s’est employé à rétablir et même à étendre ces infrastructures.

 4-     Tsahal n’a pas réussi à obtenir la libération des soldats retenus en otages, alors que ce fut la raison première de l’entrée en guerre d’Israël.

 5-     La deuxième guerre du Liban a changé les rapports de forces à l’intérieur du Liban et le Hezbollah s’est trouvé renforcé face au gouvernement et à l’armée du Liban.

 6-     Le déroulement de la guerre a dévoilé plusieurs déficiences au niveau de l’aptitude de l’armée et du fait que les institutions de l’Etat n’ont pas su éviter à l’arrière front civil de se transformer en front de combat.


 Le fait qu’Israël n’ait pas atteint ses buts principaux (l’élimination de la menace des roquettes au nord du pays et la libération des soldats retenus en otages) a porté un coup à son image de marque face à ses citoyens et au niveau international et a affaibli sa force de dissuasion face à ses ennemis tels que la Syrie, l’Iran et le Hamas. La façon dont cette guerre s’est déroulée risque de convaincre les ennemis d’Israël que Tsahal a eu du mal à se mesurer à des forces inférieures qui ont su adopter la bonne stratégie.

 L’examen et le dévoilement des erreurs commises par Israël durant la guerre pourront entraîner l’amélioration de la préparation de l’Etat d’Israël et de Tsahal dans le cas d’un éventuel futur conflit.

 Au niveau socio-économique, la guerre a dévoilé la fragilité de l’union du public israélien. L’inégalité et les écarts économiques grandissant entre les pauvres et les riches et le fait que les autorités chargées d’assister les civils en temps de guerre n’a pas été à la hauteur, la population s’est trouvée dépendante de la charité d'organisations de bienfaisance et de celle de bonnes âmes qui se sont portées volontaires pour les aider. Arkadi Gaydamak s’est lui aussi manifesté en organisant un camp d’accueil pour les réfugiés des villages du nord qui désiraient s’éloigner de la portée des tirs en attendant la fin de la guerre, et qui n'avaient pas où aller.

 Les relations entre les Juifs et les Arabes au moment de la guerre, se sont compliquées. La question de l’identité partagée des Arabes israéliens s’est exprimée par la double considération de la guerre des dirigeants politiques arabes israéliens. Les critiques des députés arabes à propos de la guerre furent contestées par la quasi totalité de la classe politique israélienne.       

 http://www.a7fr.com/article/47224.htm

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