Les palestiniens doivent donc respecter la domination des juifs.

Publié le par mai_si

Selon la charia: "Les juifs et les chrétiens doivent respecter la domination des musulmans."

LA DHIMA
30 décembre 2007
 

La dhima est un accord conclu entre les gens du livre (les dhimis), chrétiens et juifs et les musulmans.

Celui-ci accorde hospitalité et protection.Toutefois, une contrepartie est conditionnée. En effet, les juifs et les chrétiens doivent respecter la domination des musulmans. Les gens du livre doivent avoir des signes distincts des adeptes de mahomet. Les habits doivent avoir une couleur sombre. Ils ne peuvent en aucun cas porter une chéchia, un burnous ou un turban blanc de même que le vert leur est défendu. Ils peuvent porter des savates mais plus courtes que le pied afin qu’ils se rappelle à chaque fois qu’ils marchent, quils ne sont pas chez eux !

Ils sont en outre astreints à céder le passage au musulman, à rentrer chez eux dès le coucher du soleil. S’ils peuvent monter sur un âne ou un mulet, ils ne doivent pas faire porter à cet animal la selle. Quant au cheval, ils n’ont aucun droit de possession. En passant devant une mosquée ou une école coranique, le "dhimis" (juif ou chrétien) évitera de regarder à l’intérieur de cet édifice religieux pour ne pas "souiller" la religiosité des pratiquants.

lorsqu’un différent surgit entre un musulman et un juif, on fera appel à un notaire qui signifiera au deuxième cité qu’il est dans le tord le plus total et qu’il doit reconnaître son erreur car le musulman ne se trompe...jamais ! les juifs ont un représentant dénommé le "mokadem". Ce préposé gère les affaires des juifs au nom du chef religieux...musulman. Recueillant les taxes que tout juif est tenu de de verser (assimilées à un loyer vu que celui ci vit sous le "toit" du musulman), il recevra au moment de la remise de la somme dûe un violent coup de l’imam afin qu’il n’oublie jamais qu’il demeure sous la domination de la communauté musulmane.

RACHID YAHOU

http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=872

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Le terme dhimmi[1] habituellement traduit en français par allié ou protégé, désigne un sujet non-musulman dans un État régi par la charia, la loi musulmane. Ce terme est dérivé de dhimmah[2] qui désigne le rapport entre le dhimmi et un tel État.

Le terme dhimmi s'applique essentiellement aux gens du livre (Ahl al-kitâb), qui, dans le champ de la gouvernance islamique, moyennant l'acquittement d'une capitation (jizya), une certaine incapacité juridique et le respect de certaines règles édictées dans un "pacte" conclu avec les autorités, se voient accorder une liberté de culte restreinte, une dispense de certaines obligations que les musulmans sont tenus se faire (comme l'aumône obligatoire "Zakât" ou servir dans l'armée) ainsi que la garantie de sécurité pour leur personne et pour leurs biens.

L'expression Ahl adh-dhimma[3] désigne la communauté des dhimmis.

Droits des dhimmis reconnus par la loi islamique

Al-Bukhârî rapporte dans son Sahîh[4],[5] que le Prophète a dit :

«  : من قتل معاهدا لم يرح رائحة الجنة، وإن ريحها توجد من مسيرة أربعين عاما  »

Ce qui se traduit, librement, par :

«  Quiconque tue un pactisant[6] ne sentira point le parfum du paradis, alors que son parfum se sent à une distance de quarante ans de marche.  »

Devoirs des dhimmis

Contre un impôt individuel (jizya) servant de caution, les sujets juifs, samaritains, chrétiens (dont les nestoriens), et sabéens, mais aussi, en orient, zoroastriens et en Inde, les hindous d'un État musulman peuvent exercer leur religion moyennant les termes d'un "pacte" passé avec les autorités, à l'instar du pacte d'Omar premier du genre établi au VIIe siècle par le calife Omar pour les chrétiens de Syrie[7]. Cet impôt trouve sa raison d'être dans la sourate IX :

«  Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont défendu, et à ceux d'entre les hommes des Écritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites-leur la guerre jusqu'à ce qu'ils payent le tribut de leurs propres mains et qu'ils se soient soumis[8].  »

On ne doit pas taxer les dhimmis de manière excessive, d’après un hadith le calife `Omar aurait dit en parlant de son successeur :

«  Je lui recommande d’appliquer les lois et règlements de Dieu et de son Apôtre concernant les dhimmis et d’exiger qu’ils remplissent leur contrat complètement, de les combattre mais de ne pas les taxer au-delà de leurs moyens[9]  »

Les dhimmis ne sont pas persécutés, comme l'ont été les juifs dans l'Espagne chrétienne par exemple, mais ils sont discriminés comme sujets de seconde zone et doivent percevoir leur situation comme humiliante en particulier au moment du paiement de la jizya sans pour autant être soumis à des sévices corporels[10].

Statut juridique des dhimmis

Dès le VIIe siècle, lors de ses premières conquêtes militaires, l'Islam est entré en possession de nombreux territoires peuplés par des populations chrétiennes. Ces populations ont été soumises au statut de dhimmi, c'est-à-dire à une imposition spéciale (la jizya et le kharâj) leur garantissant par ailleurs qu'elles auraient la vie sauve, que leurs biens seraient préservés et qu'une relative liberté de culte leur serait accordée. Toutefois, le dhimmi est conçu comme un statut accordé à titre provisoire, les personnes concernées étant invitées à se convertir. Aussitôt une personne concernée par le statut de dhimmi se convertit-elle à l'Islam, qu'elle accède à la pleine citoyenneté, cesse de payer l'impôt discriminatoire, et touche une prime récompensant son adhésion à la communauté des croyants.

Au XIe siècle, l'école Shafi'i, d'Al-Mawardi définit la condition du "dhimmi". Un Dhimmi fait l'objet d'un statut d'infériorité et ne peut se prévaloir des mêmes droits qu'un musulman. Il n'a pas accès aux tribunaux de droit commun ; des tribunaux spécifiques leur sont concédés dont les prérogatives sont limitées. Le dhimmi est interdit de blasphème contre le Coran, interdit d'avoir des relations sexuelles avec une musulmane, ou d'en épouser une, interdit de faire du prosélytisme contre les musulmans ou encore d'apporter de l'aide aux ennemis de l'islam. Parmi ces interdictions, on peut énumérer l'interdiction de rendre visible les symboles religieux autres que ceux de l'islam, de consommer du vin, de la viande de porc, de faire sonner la cloche d'une église[réf. nécessaire], l'obligation d'enterrer ses morts discrètement ou l'interdiction de monter à cheval ou à chameau (mais droit de voyager sur un âne)[réf. nécessaire]. Ces interdictions ne sont pas a priori spécialement commanditées pour le statut de dhimmi, mais se chevauchent avec les règles faites pour les musulmans concernant entre autres certaines habitudes alimentaires, l'iconographie (croix chrétiennes) et le mariage inter-religieux.

Le statut du dhimmi a varié quelque peu, selon le lieu et l'époque des sociétés musulmanes. Norman Stillman[11] décrit une période très difficile pour les dhimmis de confessions juives au Maroc, au Yémen et en Perse, soumis à des "rituels de dégradation[12]" de la part des musulmans. En règle générale, le traitement des dhimmis était plus doux durant les périodes de prospérité et plus cruel lorsque la société musulmane était en déclin.

Histoire

La tradition en attribue la paternité du premier pacte à l'égard des dhimmis au calife Omar[13].

Dès le VIIe siècle, lors de son expansion militaire, l'islam est entré en possession de nombreux territoires peuplés par des populations chrétiennes, hindouistes, mazdéennes… qui reçoivent le statut de dhimmi, c'est-à-dire à une imposition spéciale (le jizya et le kharâj) leur garantissant par ailleurs qu'elles auraient la vie sauve, que leurs biens seraient préservés et qu'une relative liberté de culte leur serait accordée. Cette attitude des musulmans s'explique par l'interdiction divine (via le Coran) qui leur est faite de convertir par la force les populations non-musulmanes au système religieux bâti autour d'un livre, sans se limiter à la Bible. En effet, les hindouistes et les mazdéens reçoivent le même statut que les populations chrétiennes et juives.

Sous l'empire ottoman, les juifs et les chrétiens orthodoxes se voient accorder le statut de dhimmis, leur permettant d’avoir leurs propres tribunaux pour les affaires intérieures à leurs communautés. De fait, les chrétiens orthodoxes acceptent jusqu’au XVIIe siècle, ces minorités jouissaient d’une plus grande liberté que sous l’Empire byzantin. S’ils payent un impôt de capitation supérieur à la dîme versée par les musulmans, ils ne subissent pas, comme sous Byzance, le joug des taxes féodales inexistantes dans l’Empire ottoman.

En Inde, cet impôt fut supprimé par l'empereur moghol Akbar, à l'origine d'un syncrétisme, la Dîn-i-Ilâhî ou religion de la lumière, qui tente d'unifier le Coran, la Bible et les textes hindous, et rétabli par son descendant Aurangzeb.[réf. nécessaire]

Musulmans et non musulmans

La loi musulmane divise le monde en Dar al-Islam (la terre de l'islam) et Dâr al-harb (la terre de la guerre). Les lois du djihad distinguent deux catégories de non-musulmans, les kafir et les ahl al-kitab (Gens du livre). Le terme gens du Livre ne désignait à l'origine que les juifs, les chrétiens et les sabéens, mais cela s'étend progressivement à d'autres croyances monothéistes telles que les adeptes du zoroastrisme. Les populations vaincues doivent se soumettre à l'autorité politique musulmane. Ils peuvent alors conserver leur croyances : leur statut est défini comme dhimmi (« hôte protégé »). Ils doivent payer un tribut, la jizya tout en n'étant pas contraint à la zakat à la différence des musulmans.

L'auteur contemporain et juriste musulman, Muhammad Abû Zahrah, diverge de cette vision expliquant[14] que les jurisconsultes musulmans traditionnels répartissaient le monde en trois catégories et ce sur la base du réalisme géo-politique et non en raison des textes de la Loi : Dâr al-islâm (la terre de l'islam), Dâr al-`ahd (la terre de l'alliance) et Dâr al-harb (terre de la guerre). La terre de l'islam désigne les territoires gouvernés par un État islamique et dont la majorité de la population est musulmane. La terre de l'alliance désigne quant à elle les territoires ayant conclu un pacte de paix et de stabilité avec les territoires islamiques et garantissant la sécurité aux ressortissants musulmans. La terre de la guerre désigne en revanche les territoires hostiles à l'islam et aux musulmans et dont l'État islamique craint l'offensive.

Sur son propre territoire, l'État musulman s'est engagé historiquement à protéger les minorités religieuses scripturaires (les juifs, les chrétiens et les sabéens) dont les adeptes sont désignés par l'expression Gens du Livre. Mais, au fil des conquêtes, cette désignation s'étend progressivement à d'autres croyances monothéistes telles que les adeptes du zoroastrisme. Les populations vaincues doivent se soumettre à l'autorité politique musulmane. Ils peuvent conserver leur croyances et jouissent de la protection de leurs biens et de leurs personnes : ils acquièrent le statut de dhimmi. En tant que citoyens non-musulmans, les hommes dans la force de l'âge sont assujettis au paiement d'un tribut, la jizya, tandis que leurs concitoyens musulmans s'acquittent de la zakat.

Dhimmi et dhimmitude

La dhimmitude[15] comme le signifie l'expression arabe, exprime le pacte liant les citoyens non musulmans de l'État islamique et ce dernier, leur donnant la garantie de la vie et de la sécurité en échange d’une totale loyauté, qui se traduit par un impôt spécifique. L'aspect fiscal de ce pacte permet de financer sur des bases légales la conquête d'un territoire non-musulman, par une puissance islamique.

Dans un territoire gouverné par la législation musulmane (Chariah), on constate "naturellement", à terme, la disparition des population dhimmies, par simple conversion à l'Islam, qui libère donc de cette taxe. Cela se traduit par une baisse simultanée des rentrées fiscales de l'État musulman, qui se trouve confronté à la necessité de nouvelles conquêtes afin de maintenir son équilibre budgétaire.

De façon générale, ce terme décrit l'état d'esprit particuler de soumission et de loyauté d'une communauté sociale envers une autre, état d'esprit "très" supérieur à celui du servage ou de l'esclavage, mais inférieur à la condition d'homme libre. Il est donc tout à fait étranger aux modèles politico-religieux occidentaux.

Cette loi, qui confère un statut particulier détermina toute une évolution historique. Le champ de la dhimmitude comprend l'examen de ce statut juridique, les rapports entre les différents peuples dhimmis répartis dans l'aire islamique, les clivages internes spécifiques à chaque groupe et leurs réactions aux interférences politiques et religieuses d'États étrangers. Or précisément, c'est en Terre sainte, à cette époque, que se concentrait l'ensemble de ces facteurs qui dans d'autres régions de l'aire islamique, se manifestaient dans moins de complexité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dhimmi

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