Voici pourquoi les pays arabes ne veulent pas d´état juif.

Publié le par mai_si

Le Kosovo est un bon exemple
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L’ÉQUILIBRE DÉMOGRAPHIQUE DANS KOSOVO Basé sur des données de recensement disponibles, des listes de ménage des disques turcs de village et des notes descriptives dans les chartes des règles, ce sont des évaluations approximatives de l’équilibre démographique dans Kosovo tout au long des siècles : 

SERBES 12-15siecle 95% 18siecle 70% late 19siecle 60% early 20siecle 35% 1948 27% 1961 27% 1981 16% 1999 12% 2006 7%

ALBANAIS 12-15siecle 2% 18siecle 25% late 19siecle 35% early 

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Kosovo : ce que les Juifs doivent savoir
par Nessim Cohen-Tanugi
lundi 18 février 2008 - 11:44

 

Que les Juifs prennent garde de ne pas se laisser tromper par la propagande en faveur de l'indépendance du Kosovo. Elle fait partie du nouvel expansionnisme islamique et du pacte Eurabia. C'est, en fait, un véritable assassinat identitaire que les Juifs ne doivent pas, ne peuvent pas cautionner. Nous le condamnons sans aucune réserve.


Les Juifs ont toutes les raisons apparentes de croire en la justesse de la cause kosovare. La propagande a été unilatérale depuis 1999 : l'Europe applaudit, la France soutient - Sarkozy, Kouchner et Quai d'Orsay réunis - nos alliés américains, hélas, ont porté à bout de bras cette indépendance et les drapeaux américains et européens y flottent à tous vents. Certains seront donc surpris de notre opposition radicale.

Pourtant quelques indices auraient déjà pu alerter. On aura constaté que le gouvernement israélien a refusé pour le moment de reconnaître le nouvel Etat sous bénéfice d'inventaire. Notons que Sharon était très hostile à cette indépendance du Kosovo. Le gouvernement a fait savoir qu'il prendrait position après débat en conseil des ministres. Nous pouvons cependant craindre que, compte tenu de sa docilité quasi servile envers les Européens et les Américains, il finisse par reconnaître le nouvel Etat. S'il ne le fait pas, il faudra s'en réjouir : c'est qu'il reste encore un peu d'étincelle juive parmi eux.

Autre indice suspect : Arafat attendait avec espoir cet événement dont il pensait pouvoir tirer profit contre Israël.  

Dès 1999 nous avions publié dans Le Lien les appels angoissés de la communauté juive du Kosovo menacée d'être chassée.

Contre le politiquement correct français et le conformisme bien pensant, hélas, des notables juifs, nous avions écrit plusieurs articles dans Le Lien, en particulier dans deux longs articles en mars et avril 1999.

Maintenant, tout le monde aura constaté le nombre impressionnant de drapeaux albanais, rouge et noir, au milieu de quelques nouveaux drapeaux kosovars. En réalité cet Etat kosovar est un leurre provisoire : l'Albanie musulmane a fait main basse sur le Kosovo et dépecé à son profit la Serbie.

Il faut savoir que nous sommes là dans une région aux trois frontières de l'empire turco-musulman, du monde slave et de l'Europe. Le Kosovo est tout simplement le verrou où se sont confrontés depuis plus  de 7 siècles ces trois mondes. Le Kosovo a été l'enjeu majeur entre l'Albanie et la Serbie depuis 1399 !

Qaund il a été conquis par les turco-alabanais, le Kosovo perdu devint pour les Serbes très exactement ce que devint pour les Juifs Jérusalem conquise par Nabuccho puis par les Romains. Les Serbes ont puisé dans la Bible et la foi juive le modèle à travers lequel ils ont pensé leur destin, s'inspirant des Lamentations, et de l'espérance du retour à la patrie perdue. Il n'y a pas un Serbe qui ne fasse le parallèle depuis des siècles entre la Jérusalem juive et la "Jérusalem" serbe. Et depuis 1399 jusqu'à ce jour, au fil des aléas de l'histoire, le Kosovo a été le théâtre de cet affrontement entre Serbes et Albanais.

Il y a cependant une importante différence entre les deux parties. Le Kosovo est devenu la mémoire historique et spirituelle des Serbes, couvert de sanctuaires et de sites de leur mémoire. Mais pour les Albanais, même s'ils sont arrivés à se sédentariser en nombre sur cette terre, ils n'ont jamais créé une civilisation, une culture, une spiritualité comme l'on fait les Serbes.

Qu'on nous permette une incise dans cet exposé : les Albanais kosovars ont bien entendu des droits sur cette terre et ils doivent être respectés. Mais en 50 ans, nous l'expliquons plus loin, ils ont tout simplement colonisé le Kososo et sont passé de 30% à 99% des terres avec des méthodes hautement discutables. Les Serbes, pourtant majoritaires, ont accepté la cohabitation, proposé une autonomie partielle et autres offres. Mais les Serbes ont été exclus et chassés de chez eux. Il y a donc un débat politique nécessaire sur le Kosovo. Mais l'aspect spirituel et humain a été gommé de force par les Européens pour des raisons économiques et pour les USA, militaires.

Il nous faut maintenant aborder l'historique succinct du dossier Kosovo.

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Comment l'Islam a colonisé le Kosovo
par Nessim Cohen-Tanugi
mardi 19 février 2008 - 06:10


Les Albanais sont musulmans, on le sait, et à ce titre ils considèrent comme un dogme qu'une terre hier islamisée doit être reconquise et soumise à l'Islam. La Turquie musulmane s'était emparée d'une très grande partie de l'Europe jusqu'à Vienne. Quand la Turquie avançait, l'Europe reculait, quand l'Europe avançait, la Turquie reculait. Le peuple serbe a reconquis, perdu et reconquis son pays et c'est le Kosovo qui en a été l'enjeu central. C'est ainsi que cette région est devenue pour  les Serbes, comme Jérusalem pour les Juifs, le lieux saint de leur identité. Pendant cinq cents ans depuis 1389, les Serbes n'ont jamais renoncé au Kosovo, et ont résisté sans relâche face à l'expansionisme turc. Avec l'effondrement de la Turquie au lendemain de la première guerre mondiale, les Serbes ont réunifié leur pays et le Kosovo est devenu l'une de ces provinces et sa plus sainte identitairement. Bien entendu, le résultat de cette histoire mouvementée a été l'existence d'une très importante minorité albanaise qui n'a jamais renonçé à islamiser la région.

L'albanisation du Kosovo a été faite en trois temps.

Elle a d'abord bénéficié de l'appui turc lors des migrations des XVII et XVIII siècles, et surtout après la liquidation du Patriarcat de Pec, lorsque se produisit l'islamisation d'une grande partie des populations serbes et albanaises, sous la terreur turque. Nous renvoyons, pour en savoir plus, à notre article du 12 avril 1999 dans le numéro 104. Les exactions albanaises y sont citées.

Le second facteur de l'islamisation du Kosovo fut la politique de Tito qui a procédé à l'albanisation massive de la province serbe. Il faut comprendre pourquoi. Tito avait en effet conçu le projet de fondre en un seul peuple les ethnies diverses des Balkans pour le unifier par une idéologie citoyenne, pour en faire des "citoyens" indistincts d'un seul et même état. Pour cela, il avait "brassé" les ethnies, favorisé les "mélanges", gommé les frontières ethniques et confessionnelles, favorisé les migrations internes. Politique aussi séduisante qu'utopique, dont on connaît le résultat : au lendemain de la mort de Tito, les nations ethniques ont toutes voulues leur indépendance en profitant du déclin puis de la disparition de l'URSS.

Le slogan de Tito était en effet : "Moins de Serbie et plus de Yougoslavie ". Pour arriver à ses fins il a systématiquement tenté de détruire l'identité serbe, précisément parce que ce peuple avait une identité extrêmement forte. Il a donc favorisé l'implantation des Albanais et le départ forcé des Serbes dans le Kosovo, patrie spirituelle des Serbes.

Le nazisme a fait le reste. L'occupation de la Serbie par les nazis fut en effet un atout de taille pour les Albanais. La Serbie est le seul pays d'Europe centrale qui resta fidèle à l' Occident et refusa héroïquement la domination nazie. Au fur et à mesure que les nazis s'emparaient des Balkans, nombreux furent les ralliements au vainqueur. Seule la Serbie a résisté héroïquement et refusé la collaboration.

Ne l'oublions jamais. Dans cette sombre période, la Serbie a été l'honneur de l'Occident.

Les Albanais donc, sous la protection des nazis qui, évidemment, persécutaient les Serbes, ont commencé ce qu'ils avaient eux-mêmes appelé "l'épuration ethnique". Ce sont eux en effet qui ont popularisé ce terme à cette époque. 

Résultat: depuis la fin de la guerre le Kosovo serbe est devenu albanais. Au cours des cinquante dernières années, les Albanais détenaient les pleins pouvoirs dès le régime communiste de Tito. En 1941, il y avait 50% de Serbes au Kosovo, maintenant il y en a moins de 10%.

On comprend mieux alors pourquoi les Serbes dès la fin du communisme ont manifesté le désir et la volonté de retrouver pleinement cette province, source de leur identité, leur Jérusalem, qui légalement et par les traités internationaux lui appartenait. On peut certes critiquer, s'opposer aux méthodes de Milosevic. non son objectif était louable et naturel. Il a été responsable d'affaiblir une bonne cause par ses méthodes inacceptables.

Au lendemain de la chute de l'empire soviétique, l'Europe et les USA ont sciemment décidé de "casser" la Serbie et de favoriser les Albanais par esprit de lucre pour l'Europe et par volonté de puissance des USA dans son combat pour abaisser la puissance russe.

C'est ce que nous verrons dans la troisième partie de ce dossier. 


Arouts7

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