Et dire qu´on donne encore du crédit à Mahmoud.

Publié le par mai_si

"jugez par vous-mêmes"

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Plus qu’un holocauste

Selon le journal El Moudjahid, Mahmoud Abbas aurait déclaré que « l'offensive israélienne, qui se poursuit depuis plusieurs jours dans la bande de Gaza, "est plus qu'un holocauste" ».

C’était lors d’un discours prononcé devant le comité préparatoire d’une réunion du Conseil Palestinien.

Et il poursuit : « Malheureusement Israël utilise ces jours un terme généralement évité depuis 60 ans et c'est le terme holocauste (...) il vise des innocents, des femmes, enfants et vieillards… Nous disons au monde, regardez ce qui se passe et jugez par vous-mêmes qui a recours au terrorisme international ».

Fort de cette déclaration, le président de l'Autorité palestinienne a décidé samedi de "suspendre" les négociations de paix avec Israël à la suite de la mort de plus de 60 Palestiniens dans une série d'attaques israéliennes à Gaza.

Mahmoud Abbas, responsable historique de l'OLP, parle en orfèvre du "terrorisme international". Il a participé à sa création et à son expansion.

Il n’est pas inutile de rappeler que Mahmoud Abbas a été et reste révisionniste. Il l’a été en écrivant sa thèse d’Histoire en 1982, à Moscou, sous la direction d'Evgueni Primakov : « L'envers du décor : les relations secrètes entre le nazisme et le sionisme » dans laquelle il mettra notamment en doute le nombre des victimes de la Shoah.

Il l’est encore en comparant le nombre de victimes lors des dernières opérations à Gaza avec le martyr de 6 millions de personnes envoyées dans les chambres à gaz.

60 morts resteront 60 morts de trop, même s’il y avait parmi eux une majorité d’hommes armés et fanatisés ne jurant que par la destruction d’une démocratie.

Mais 60 morts ne font pas et ne feront jamais un « holocauste ». Lorsque les démocraties occidentales cesseront de prendre au pied de la lettre les jérémiades ampoulées des responsables de l’autorité Palestinienne, celle-ci aura peut-être moins la tentation de faire appel aux bons sentiments.

"Les négociations de paix avec Israël sont enterrées sous les maisons détruites à Gaza", a déclaré samedi à l'AFP Saëb Erekat, l'un des principaux négociateurs palestiniens. On se consolera en sachant que, pour lui, toute négociation de paix ne pouvait se concevoir que lorsqu'Israël sera revenu à l'intérieur des frontières de 1967, c'est à dire, entièrement vulnérable, dhimmi, en quelque sorte.

Dhimmi, car en butte à 3 fronts haineux, le Hezbollah au nord, la Cisjordanie au centre et le Hamas au sud. Sans compter la dizaine d'autres pays environnants qui participèrent par 3 fois à une guerre d'extermination.

Ce négociateur, pourtant considéré comme pragmatique par ses pairs et par la communauté internationale, fait mine d’ignorer qu’Israël ne peut supporter plus longtemps ces tirs incessants sur son territoire, avec des missiles de plus en plus perfectionnés qui viennent directement d’Iran en passant par la frontière égyptienne.

Ces tirs sont insupportables humainement et économiquement. Sdérot est une ville sinistrée. Mais cela peut, même à l’échelle d’un pays comme Israël, se compenser par des aides importantes et la solidarité nationale. A présent, les tirs atteignent massivement Askhelon, sa centrale électrique et ses industries, et menacent Ashdod et son complexe portuaire, deux villes stratégiquement vitales pour Israël.

Comparaison n’est pas raison. Mais pourtant ! Qu’un groupe terroriste bombarde Aubagne ou Grasse durant 2 ans pourrait se supporter à l’échelle d’un pays comme la France. (lire Le Hamas et la théorie du chaos, Liliane Messika du 1° février 2008).

Que les missiles menacent Fos sur Mer et son complexe industriel, cela devient immédiatement intolérable car une partie de l’approvisionnement énergétique est directement menacée.

C’est de cela que doit prendre conscience la communauté internationale. De cela et pas d’autre chose. Les pleurs et les mobilisations susciteront l’émotion mais ne changeront rien aux réalités économiques.

Prétendre qu’Israël prend plaisir à cette opération en risquant la vie de ses soldats, dont deux viennent de mourir au combat, est une absurdité sans nom.

Un pays qui a vu sa jeunesse partir en fumée, ses enfants mourir sous les bombes des terroristes dans des autobus et qui connaît un taux de fécondité inférieur à l’ensemble des pays arabes qui l’entourent ne peut en aucun cas risquer avec joie la vie de ses soldats.

Si Israël entame maintenant des opérations militaires draconiennes, c’est qu’il a supporté bien plus que ce qu’aucun pays n’aurait toléré de ces voisins depuis deux ans.

La réalité est aussi bête, aussi évidente que cela. Même si ces combats heurtent nos sensibilités occidentales habituées au confort, il faudra l’admettre.

Fabien Ghez le dit dans son édito prémonitoire de ce jour "attendez-vous à savoir". Israël sera condamné quoiqu’il arrive, qu’il réagisse ou pas.

Cela fait 60 ans que cette démocratie n’a rien à perdre. Il est temps pour elle de se moquer des décisions internationales et de faire taire les assassins qui arrosent son territoire.

Comme dans tout conflit, il y aura des dégâts irréparables, des enfants, des femmes et des vieillards tués…

Comme dans tout conflit…

On peut maudire la guerre et ceux qui y ont recours. Mais on ne peut pas le faire à l’abri dans des bureaux capitonnées et climatisés, en sachant pertinemment que le bœuf en daube sera prêt le soir à la maison, certes achetée à crédit mais dont aucun projectile ne menace les fondations.

Et s’il faut parler des morts, combien en faudra-il au Soudan, au Darfour avant que ce gouvernement ne soit traduit devant la justice ?

Combien d'homosexuels doivent mourir en Egypte avant que la communauté internationale ne réagisse ?

Combien de femmes handicapées mentales doivent mourir en Irak, ceinturées de bombes, avant que l’ONU signe une de ses résolutions dont elle a le secret ?

Combien d'adolescentes seront pendues en Iran pour un simple regard échangé avec un garçon ?

Populiste, l’argument ? Démago ? Pas moins en tout cas que celui qui consiste à affirmer que les Palestiniens ne sont que des victimes.

Le Hamas a voulu cette guerre, il ne vit que pour cela. Les Palestiniens en meurent. C’est un drame. Toute autre considération est de la littérature.

Ce conflit vieux de 60 ans provoquera "plus qu'un holocauste", comme le dit Mahmoud Abbas. Mais ce sera quand Israël ne pourra plus se défendre.

Pierre Lefebvre © Primo, 1° mars 2008 

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Mahmoud Abbas rejette la judéité d'Israël, n'exclut pas à la lutte armée et se dit fier d'avoir enseigné le terrorisme au monde entier



  Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré mercredi qu'il n'exclut pas l’éventualité d’un conflit armé contre Israël. Il a ajouté qu'il "était honoré" d’avoir tiré la première balle de l'organisation terroriste du Fatah en 1965, et d’avoir enseigné les tactiques terroristes au monde entier, y compris à des groupes comme le Hezbollah.


Dans une longue interview publiée aujourd'hui par le quotidien jordanien Al-Doustour, Abbas a précisé que l’Autorité palestinienne ne peut pas "entamer un conflit armé maintenant", mais "qu’à l’avenir les choses pourraient être différentes."

Il a rejeté l’idée qu’Israël a la vocation d’être un état juif, et indiqué que le rejet l’Autorité palestinienne de la judéité Israël a failli faire capoter la conférence d'Annapolis en novembre dernier.

Abbas a prévenu qu'il n'exigera pas que le Hamas reconnaisse Israël. En fait, comme Palestinian Media Watch l’a rapporté dans le passé, il a dit que la seule "reconnaissance" d’Israël qu'il exige d'un gouvernement palestinien unifié serait la reconnaissance d’Israël en tant qu’adversaire.

Voici quelques passages importants de cette interview :

La situation des Arabes

"Aujourd’hui, nous sommes contre la lutte armée parce que nous ne pouvons pas la mener. Dans les prochaines étapes du combat, les choses peuvent être différentes… "

Nous rejetons la judéité de l'état d’Israël

Le président palestinien a souligné son refus de ce qui est décrit comme la judéité de l'état [d’Israël], et il a déclaré : "nous avons rejeté cette proposition à la conférence d'Annapolis en novembre dernier aux États-unis, et la conférence était à deux doigt d’avorter pour cela…"

La résistance [note de la rédaction : Euphémisme utilisé par l’Autorité palestinienne pour désigner le terrorisme]

Le président palestinien a traité de "la résistance", en déclarant : "j'ai été honoré pour d’être celui qui a tiré la première balle en 1965 [le terrorisme du Fatah contre Israël a débuté en 1965], et après avoir beaucoup enseigné la résistance dans la région et dans le monde entier, en faisant une estimation de la situation pour apprécier quand il est bénéfique et quand il ne l'est pas… Nous avons eu l'honneur de mener la résistance. Nous avons enseigné à tout au le Hezbollah, qui a été entraînés dans nos camps [c.-à-d. les camps de l’OLP dans les années 60 et 70]."

La reconnaissance d'Israël

"je n'exige pas que le Hamas reconnaisse Israël. J'ai seulement exigé que gouvernement national [palestinien] d’unité lutte contre Israël en guise de reconnaissance. Je l'ai dit au président syrien Bachir Assad, qui a soutenu cette idée."

Al-Doustour, le 28 Février 2008 
source: Objectif-info

 

 

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