Il faut rendre à Hillel ce qu´a emprunté Jésus.

Publié le par mai_si

Rabbi Hillel ( 20 avant Jésus-Christ) enseignait déjà à ses disciples cette règle:

-"Ce qui est haïssable pour toi, ne le fais pas à ton prochain; ceci est toute la Loi, le reste n'est que commentaire" 

-Une autre fois, un païen se présenta devant Shammaï et lui dit: « Je suis prêt à me convertir au judaïsme, à condition que tu m'enseignes toute la Torah pendant que je me tiens sur un seul pied. » Shammaï le renvoya en le frappant à l'aide de la règle qu'il tenait dans ses mains. Ce païen s'en vint adresser la même demande à Hillel, qui lui répondit : « Ce qui est détestable à tes yeux, ne le fais pas à autrui. C'est là toute la Torah, le reste n'est que commentaire. Maintenant, va et étudie. »

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Tu aimeras ton prochain comme toi-même,
le véritable accès à D.ieu.

Par le Rav Eliahou Elkaïm

« Aime ton prochain comme toi-même ». Cet ordre divin paraît presque surhumain, au-delà de notre nature. Nos maîtres nous ont transmis des méthodes pour nous aider à l’accomplir, et ainsi se rapprocher de notre Créateur.

En cette veille des secondes fêtes de PESSAH, nous souhaitions traiter de ce commandement, qui, à force d’avoir été entendu, est devenu bien souvent un cliché vide de sens.

« Aime ton prochain comme toi-même ; Je suis l’Eternel » (Lévitique 19 ; 18)

Qui ne connaît pas ce commandement (mitsva), universellement considéré comme l’un des fondements de l’éthique de la Thora ?

Tellement entendu et utilisé que l’on y voit une exhortation abstraite, ce qui rend son application difficile, et que l’on perd souvent de vue son importance primordiale, soulignée par Rabbi Akiba (Talmud de Jérusalem Nédarim 9 ; 4).

Loin d’être abstrait, ce commandement fait partie des 248 mitsvoth positives (Assé) que chaque Juif a l’obligation d’accomplir.

Un texte du Talmud (Chabbath 31 A), relate l’histoire célèbre de ce Non-juif qui vint se présenter devant Hillel pour se convertir, à condition que ce dernier lui enseigne toute la Thora pendant le laps de temps qu’il pourrait tenir sur un pied.

Hillel lui répondit : « Ne fais pas à ton prochain ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ». Voilà l’essence de toute la Thora, le reste n’étant qu’une conséquence de ce principe de base.

Rabbi Shmouel Eidels (le Maharsha, XVIIe siècle) commente ce passage en précisant que la réponse d’Hillel fait référence à la mitsva ; «Aime ton prochain comme toi-même ».

Hillel nous révèle qu’à travers l’accomplissement de cette mitsva, on parvient à celui de toute la Thora.

C’est donc le même concept que celui énoncé par Rabbi Akiba.

Si les plus grands maîtres de toutes les générations sont unanimes sur l’importance fondamentale de cette mitsva, il est clair que chacun doit mettre tout en œuvre pour comprendre profondément le sens de cette loi et rechercher activement les méthodes transmises par nos maîtres afin de l’accomplir.

Aucune jalousie

Une première approche est développée par Nahmanide (Lévitique 19 ; 17).

D’après lui, il est inconcevable que la Thora exige de l’homme d’aimer son prochain avec la même intensité que soi-même, car c’est une exigence qui dépasse le caractère humain.

La Thora elle-même enseigne que : « Ta vie passe avant la vie de ton prochain » (Talmud Baba Metsia 62a).

Pour Nahmanide, le « comme toi-même » exprime le devoir de chaque Juif d’aimer son prochain au point d’être heureux de le voir réussir (matériellement et spirituellement) sans que cette réussite n’éveille aucune jalousie.

Et même si cette réussite dépasse la sienne.

« C’est cette forme d’amour que la Thora exige de nous, amour qui interdit la moindre jalousie, et qui nous permettra d’extirper toute rancœur cachée au fond de nous. »

Le Maharsha explique dans le même ordre d’idée le texte du Talmud cité plus haut. Pour exprimer ce commandement, Hillel a choisi une formulation par la négative : « Ne fais pas à ton prochain ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse… »

Il aurait pu choisir une forme à la positive : « Fais à ton prochain ce que tu aimerais qu’on te fasse. »

Ce choix de la forme négative n’est pas fortuit. C’est pour que, lorsqu’on cherche à accomplir cette mitsva, il n’y ait pas de confusion, ni d’opposition avec ce que la Thora nous enseigne : « Ta vie passe avant celle de ton prochain ».

Si l’on avait exprimé les choses par la positive, on aurait pu arriver à un contresens : tout ce que tu fais pour toi, fais-le à ton prochain, ce qui n’est pas l’intention de la Thora.

Dans la Thora, le commandement d’aimer son prochain comme soi-même se trouve placé après ceux de ne pas garder de rancœur, ne pas haïr son frère…

« Ne fais pas à ton prochain ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse » est donc dans la continuation de ces commandements : « Tu n’aimerais pas qu’on te garde rancœur, ne le fais pas. Tu n’aimerais pas que l’on te haïsse, ne le fais pas… »

D’après ces deux approches (Nahmanide et le Maharsha), c’est en amont que l’on doit travailler pour parvenir au niveau d’aimer son prochain comme soi-même, et ne pas lui faire ce que l’on n’aimerait pas subir. 

En effet, comment parvenir à ne pas jalouser quelqu’un qui réussit mieux que nous dans le même domaine ? Comment ne pas garder de rancune envers quelqu’un qui nous a fait du mal ? Ces lois paraissent presque inhumaines, irréalisables.

En réalité, si l’on a effectué un travail préparatoire, on peut parvenir à un niveau presque surhumain !

Ce travail consiste à développer en nous la vertu de « ayin tova », un œil positif, un œil bon, c’est-à-dire, dès le départ, considérer l’autre avec bienveillance.

« Celui qui a un bon œil sera béni » (Proverbes 22 ; 9). Et l’on dit que cette qualité était celle qui caractérisait les disciples d’Avraham (Pirké Avoth 5 ; 19).

Sur ce verset des Proverbes, le Maharal de Prague (Netiv Ayin Tov chapitre 1) explique :

La différence entre un bon cœur et un bon œil réside dans le fait que celui qui a seulement un bon cœur cherche à faire du bien à l’autre. Celui qui a un bon œil cherche à combler l’autre, il cherche à faire jouir les autres de tout ce dont ils auront besoin, sans limite. C’est pour cela qu’il mérite la bénédiction divine.

A l’extrême opposé, celui qui a un mauvais œil est dérangé par la réussite et la prospérité de l’autre.

Maïmonide pour sa part, développe une conception différente. Grâce à lui, nous découvrons un aspect légèrement différent de cette mitsva.

Une partie de moi-même

« Il incombe à tous d’aimer chaque membre du peuple d’Israël comme soi-même, comme il est écrit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

C’est pourquoi il faut s’efforcer de ne faire que des éloges sur l’autre et d’avoir des égards pour ses biens matériels comme on en a pour les siens propres, et comme l’on est attentif à son propre honneur » (Yad ha‘Hazaka Hil’hot Deot 6 ; 3).

« La mitsva : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même’ signifie : ‘tout ce que tu voudrais que les autres fassent pour toi, fais-le pour tes frères’»  (idem Hil’hot Evel 14;1).

Maïmonide fixe une ligne de conduite pour toutes les générations.

Pour mettre en pratique cette mitsva et éveiller des sentiments d’amour vis à vis de son prochain, il faut agir de façon active pour son bien-être et son honneur.

« Si tu veux t’attacher à aimer ton prochain, œuvre de façon active pour son bien-être » (Traité de Dére’h Eretz Zota chapitre 2 et Or’hot tsadikim, Chaar Haahava).

Penser que c’est dans l’action que l’on peut parvenir à aimer son prochain se base sur deux idées-forces, qui d’ailleurs concernent l’accomplissement de la volonté de D.ieu de façon générale.

La première est développée par le Ramhal (Rabbi Moché’Haïm Luzzato) dans « Le sentier de rectitude » (chapitre 7).

« Celui qui ne ressent pas d’attirance ni de sentiments profonds dans l’accomplissement des mitsvot ne doit pas se décourager pour autant.

Dans une première phase, il doit mettre tout son entrain et sa fougue dans cette action, même s’il doit pour cela s’y forcer.

Ce mouvement presque extérieur, superficiel, va éveiller les sentiments purs et profonds de l’âme. Car tel est le processus de mise en marche que la Thora nous révèle.

Comme un moteur qui aurait du mal à démarrer, et qu’il faut lancer afin de déclencher la mise en marche réelle, l’âme a besoin parfois d’être éveillée et avivée par un mouvement physique.

Le Ramhal cite à l’appui les paroles du prophète Osée (6 ; 9) : «Tâchons de connaître, soyons à la poursuite de l’Eternel. »

En ce qui concerne l’amour du prochain, c’est le même principe.

Œuvrer avec énergie au bien-être de l’autre, s’efforcer de faire ses éloges est le meilleur chemin pour parvenir à éveiller des sentiments d’amour purs envers son frère.

Et nos maîtres d’ajouter une nouvelle dimension à ce principe.

Donner mon temps, mon argent, tout ce qui fait partie de moi, c’est faire de l’autre une partie de moi-même.

Par nature, l’homme est profondément attaché à ce qui lui appartient.

Une partie de moi se trouvant chez l’autre, il devient un peu moi-même. Ainsi, va se créer une identification et un amour envers son prochain (Rav’Haïm Schmoulevitz, Sihot Moussar p.78).

Si tu veux t’attacher à l’autre, donne-lui de toi-même.

Comme le dit Rav Dessler : « Comment aimer l’autre ? En lui donnant. » On peut observer ce phénomène à travers l’amour des parents pour leurs enfants.

L’amour le plus fort est sans doute celui qu’une mère porte à ses enfants, et c’est à eux qu’elle donne le plus. Au départ, ce n’est pas parce qu’elle les aime qu’elle leur donne. C’est parce qu’elle leur donne qu’elle les aime.

Elle a souffert pour les porter, pour leur donner la vie. Elle se lève la nuit pour les nourrir. Et plus elle donne d’elle-même, plus elle les aime.

Une relation extraordinaire

Les textes des grands kabbalistes nous dévoilent une troisième approche. 

Dans son ouvrage « Tomer Déborah », le Ramak (Rabbi Moché Kordovéro) définit et développe les treize attributs de la miséricorde divine ‘Cheloch esré midot chel ra’hamim).

Le quatrième attribut, dont nous avons déjà parlé dans le dvar Thora sur la parachat Tsav (chabat hagadol) est celui de « Lichéérit Na’halato ».

Le Ramak le définit comme une relation de parenté que D.ieu ressent envers Israël.

Cette relation extraordinaire entraîne que la miséricorde divine ne peut supporter la souffrance d’Israël, de la même façon qu’un père ou un frère ne peut supporter de voir son parent souffrir.

« De la même façon, chaque membre du peuple d’Israël est un parent proche des autres membres. Car toutes les âmes sont une même unité.

C’est pourquoi il faut rechercher le bien de l’autre et avoir un bon œil sur sa réussite. Il faut tenter de l’honorer comme l’on recherche à être honoré soi-même.

Il faut le considérer comme une partie intégrante de sa propre personne, c’est la raison pour laquelle, la Thora nous enjoint : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même’. » 

C’est sensiblement la même idée que le Ram’hal exprime dans « Le sentier de rectitude » (chapitre 11).

« La Thora a fixé la règle : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même’.

Le ‘comme toi-même’ est à comprendre comme : ‘sans aucune différence avec toi-même’, sans distinction, sans calculs ni arrière-pensée, comme toi-même de façon absolue. »

C’est une nouvelle dimension que nous découvrons ici.

Il s’agit en effet de « tester », d’évaluer profondément notre foi dans les secrets qui nous sont dévoilés par la Thora sur la relation entre les âmes du peuple d’Israël.

C’est cette foi dans la vérité de la Thora, cette conviction profonde qui nous amènera à nous identifier de façon totale à nos frères, et ainsi à les aimer comme nous nous aimons nous-mêmes (cf. également le Talmud de Jérusalem Nédarim 9 ; 4).

L’affirmation de Rabbi Akiba quand il dit : « C’est un principe fondamental de la Thora » et celle d’Hillel, qui voit dans cette mitsva le début et le catalyseur de toutes les lois de la Thora, prennent désormais un sens tout à fait nouveau.

Le Temple reconstruit

D’après cette approche, c’est par le sentiment profond de l’unité totale du peuple d’Israël que l’on parviendra à créer le lien véritable avec Celui qui est le créateur de cette unité, et le Père céleste de toute l’humanité.

Cela nous permet de comprendre l’introduction à la prière du matin fixée par le Ari Zal (Rabbi Isaac Louria) : « Me voici disposé à accomplir le commandement positif : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ »

C’est effectivement un principe fondamental et un moyen d’appréhender toute l’ampleur du message divin.

Pour Maïmonide, le Ramak et le Ramhal, le principe émis par la Thora : « Ta vie passe avant celle de l’autre », ne concerne en réalité qu’un cas très précis et ponctuel, où deux personnes se trouvent dans le désert. L’une possédant une quantité d’eau suffisante pour ne sauver qu’une seule personne. C’est seulement dans ce cas, que la Thora enjoint le possesseur de l’eau de la garder pour lui.

Quoiqu’il en soit, ces trois approches ne sont en rien contradictoires.

Au contraire, nos maîtres nous ont appris que chaque mitsva comporte des messages et des niveaux de compréhension et d’application infinis :

« A tout bien, j’ai vu des limites ; Ta mitsva est infiniment vaste » (Psaumes 119 ; 96).

La mitsva de « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » comporte elle aussi différents niveaux, qui sont contenus dans les trois approches que nous avons développées.

Selon notre niveau moral individuel, nous devons nous attacher à l’une des méthodes de nos maîtres, sans pour autant ignorer que le plus haut niveau est celui transmis par le Ramak. L’amour du prochain dans l’esprit de la mitsva ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même’ est l’élément réparateur de la haine gratuite (sinat ‘hinam) .
L’accomplissement de cette mitsva à tous les niveaux est indéniablement la clef qui nous ouvrira les portes de la délivrance divine, et nous fera mériter que le Temple, qui fut détruit à cause de la haine gratuite, soit reconstruit, bimhéra beyaménou, Amen.

 

© upjf.org

 

Mis en ligne le 25 avril 2008, par M.


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Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas que l'on te fasse


J’ai aimé ce Kippour. Le Kol Nidré (et non pas, comme le dit mon ami Maurice, le Kol Nidre !) psalmodié à notre manière – celle qui va droit au cœur – m’émeut toujours autant. J’aime surtout le Hashem hou aelohim et le Hashem Melech. Ca me rappelle mon enfance, ça me rappelle mon père. Les murs de la synagogue tremblent ; à cause du chant ou de mes yeux embués… ?

J’ai aimé cette Neila où les murs du kal semblaient s’être encore élargis – comme chaque année – pour accueillir les nombreux fidèles – dont les habituels Juifs de Kippour – venus assister à la fin de l’office.

J’ai aimé la façon dont le Rabbin Chalom Benizri conduit cette prière. Sa voix, tout au long de ces 26 heures ne faiblit pas et le chofar, haut et fort, vient me rappeler que, il n’y a pas si longtemps, hier, trente-six ans déjà !, la main paternelle se posait une dernière fois sur ma tête, et père et fils étaient recouvert du même taleth. Cette bénédiction me manque depuis 1970, date du premier de mes Kippourim à cette synagogue et, date, hélas du dernier Kippour que j’ai fait avec mon père à la rue du Pavillon. Il sortait de l’hôpital, était assis à la dernière place de la troisième rangée à droite de la teva, à coté des ses amis Léon et Asher Hasson, ZL.

Kippour me serre le cœur quand je vois ces places naguère occupées par nos amis. Je me rappelle du doux Albert Mergian, souffrant à cause de ses jambes, debout, distribuant les mitzvot. J’entends Jacky Israël entonner le Vayabor. J’écoute Moïse Capelluto chanter la Neïla en muestro espaniol, Léon Hasson, droit comme un I, ouvrir les portes du Hekhal pour la Neïla. Ces yeux se sont éteints, ces voix se sont tues mais ils sont toujours présents. Aujourd’hui, à leur place, leurs enfants ont pris la relève, suivent leurs traces, et des maillons renforcent la chaîne. C’est très bien ainsi.

Nous entrons vendredi dans Souccoth puis viendra la plus belle des fêtes, du moins à mes yeux, Simhat Torah. Je redeviens toujours enfant à cette période. Je me revois à la Synagogue Abraham Betesh à Héliopolis puis à celle d’Elisabethville, fier comme Artaban, portant, serré contre moi, le petit Sefer Torah dont mon regretté père avait acquis la mitsvah et je revois ses yeux brillants de bonté, de fierté. J’aurais, je le souhaite je l’espère, le même regard lorsque ce sera au tour de mon petit-fils Sacha de le faire.
Je revois encore le brave Albert distribuant les drapeaux à la ribambelle d’enfants…

Mais l’actualité, c’est aussi ce qui se passe dans le monde. Cette fatwa contre un professeur, Robert Redeker, qui a disserté dans une libre opinion – libre opinion dis-je car la liberté de penser cela fait partie de notre culture, de notre tradition, de notre enseignement, non seulement à nous Juifs (nous avons en cela 5767 années d’expérience) mais celle du monde occidental.
J’ai été choqué d’entendre le représentant du Figaro, s’excuser à la télévision et dire que cela ne se reproduirait plus. Mais nul n’a protesté contre l’interdiction du quotidien en Tunisie et en Egypte !
Une fatwa n’a pas encore prononcée contre Benoît XVI pour avoir énoncé son opposition à l’intégrisme islamique. Il n’a été « que » qualifié de nazi et de serviteur du sionisme et des Américains.

Mais Ahmadinedjad et Chavez peuvent aboyer comme ils l’entendent aux Nations-Unies sans que personne ne s’émeuve, sans qu’aucun diplomate ne quitte la salle. Ils pérorent sous les applaudissements des chefs de gouvernement des pays arabos-musulmans.
Munich vous dis-je !

Les frères Ramadan, les Qaradawi, les muftis d’ici, de là, les chefs religieux musulmans ne seront pris en considération que le jour où ils ne diront plus que seul un Musulman peut parler de l’islam. Ils seront respectables le jour où ils condamneront les appels aux meurtres des Croisés et des Juifs. Ils seront crédibles le jour où ils arrêteront de parler de Juifs fils de singes, de porcs, de chiens etc… Ils seront sérieux le jour où ils ne diront plus : aujourd’hui c’est samedi, demain ce sera dimanche Aujourd’hui c’est le tour des Juifs, demain ce sera celui des Chrétiens.
Entre-temps, qu’ils laissent les autres s’exprimer.

Jusqu’à ce que ce jour arrive, il faut élever le ton et leur intimer l’ordre de se taire. Le judaïsme a donné un code de vie qui a été repris par le christianisme mais non, à ma connaissance, par l’islam. Ce précepte a été énoncé, il y a vingt-trois siècles, par Hillel le Sage : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas que l’on te fasse. Ceci est la Loi ».
Cette Loi devrait s’appliquer à tous. Les frères Ramadan, les Qaradawi, les muftis d’ici, de là, les chefs religieux devraient l’apprendre et ne pas s'en croire exemptés.

Le Hezbollah continue à ne pas appliquer la résolution 1701, le Hamas continue à tirer ses Qassam sur Israël et, depuis quelques jours s’entretue avec le Fatah L’Irak est a feu et à sang. Le Darfour, on n’en parle même pas, mais il y a des centaines de milliers de morts. Sur les listes de diffusion internet circulait, il y a quelques, la liste des « petits génocides maisons ». Cette liste est impressionnante et je suppose que le responsable de ces atrocités sans nom c’est Israël ! Le Darfur ? C’est Israël. L’Irak ? Encore Istraël ! La Tchetchenie ? Toujours Israël. Même les combats entre Fatah et Hamas sont de la faute d’Israël et le servent selon la Ligue Arabe

En ce concerne les élections communales de dimanche en Belgique, pour une fois, Israël n’est pas en cause. Quatre collectifs : assyrien, syriaque, kurde et arménien dénoncent les collusions avec l’extrême- droite et mettent en cause les partis politiques belges de s’allier avec les fascistes, non du Vlaams Belang ou du Front National, mais ceux qui nient le génocide arménien, les Loups gris par exemple. La communauté arménienne de Belgique met en cause le PS.
Le journal bruxellois Le Soir, la semaine dernière, parlait du votre communitariste et dénonçait des élus, d’origine non belge, ne sachant pas un mot de français ou de néerlandais. Jaaga, de la milice arabe européenne, avait raison finalement d’exiger que l’arabe soit la quatrième langue nationale en Belgique !

Mais brisons-la. A tous nos cousins musulmans qui ont entamé le Ramadan, je leur souhaite un Ramadan Karim, un Ramadan béni. A tous nos frères juifs une bonne fête de Souccoth. A tous mes lecteurs et lectrices une bonne semaine.


moise.sefarad (4 octobre 2006)

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Jésus développe un judaïsme dont les enseignements s'enracinent chez Hillel ou Rabbi Akiba.
Macina, sur le site upjf.org
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