Golan, qui perd, gagne!

Publié le par mai_si

Faites vos jeux, rien ne va pas plus!


Israel a abandonné le Sinaï:
L´Egypte prétend être dépassé par la menace palestinienne, tout palestinien traversant la frontière peut emporter avec lui des armes explosifs pour le groupe Al Qaida au Sinaï.

Israel a abandonné le Sud-Liban:
Le Hezbollah tire des centaines de missiles sur le nord d´israel.

Israel a abandonné Gaza:
Le Hamas tire des milliers de roquettes sur Sdérot en particulier.

Israel parle d´abandonner le Golan:
La Syrie a attaqué Israël à trois reprises : en 1948, en 1967 et en 1973.

Pourquoi faire crédit à la Syrie?

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Le Golan est trop cher

Le gouvernement est plus que jamais à la recherche de la paix. La Paix avec Mahmoud Abas, la paix avec la Syrie, il est même prêt à se contenter d’un accord déposé sur une étagère, comme si c'était le plus naturel du monde.
 
En définitive, comme dit le proverbe, "La paix vaut mieux que la guerre" Si ce sont là les deux alternatives, la paix semble en effet la meilleure. Mais comme l’histoire nous l’a appris, ce n’est pas toujours le cas et des accords de paix se sont parfois avérés être des invitations à la guerre.
 
Ceci dit, pour l’instant, bien qu’étant constamment occupé à des combats face aux Palestiniens, Israël n’est pas au bord d’une guerre avec ses voisins. Une guerre avec un des pays arabes, en particulier avec la Syrie, ne dépend pas d’un éventuel accord de paix. Israël a donc le choix : ou maintenir la situation de combat qui dure depuis 60 ans face à la Syrie, ou conclure un accord de paix. A priori, il est facile de choisir, sauf si on réalise le prix de ce que nous devrons payer en échange…
 
Sommes-nous obligés de signer un accord de paix, quel qu’en soit le prix ? Certains sont d’avis que rien n’est trop cher quand il est question de paix ? Des garanties qui nous éviteront des guerres dans l’avenir n'ont elles pas une valeur suprême ? Donc, si Assad veut le Golan en échange de la paix, pourquoi ne pas le lui donner ? Et s’il souhaite également les quelques centaines de mètres au-delà de ce qu’était la frontière internationale avant que l’armée syrienne n’envahisse Israël en mai 1948, pourquoi ne pas les lui céder ? La paix avec Assad ne vaut-elle pas que nous renoncions à cette étroite bande de territoire ? Mais si jamais il exige une petite partie de Galilée ? Nous parlera-t-on encore de "paix à tout prix" ? N’est-il pas préférable de parler de "paix à tout prix logique" en fixant par avance la limite de la logique de ce prix ? Il est difficile de répondre à cette question par une réponse quantitative.
 
Lorsque l’on est confronté à une telle équation impossible à résoudre, il est parfois beaucoup plus facile de s’écarter totalement du sujet, afin de lui apporter une solution d’une autre envergure. C’est ce qui s’est passé lorsque Ariel Sharon a proposé son plan de ‘désengagement unilatéral’ du Goush Katif, même si cela comprenait l’expulsion de
8 000 citoyens israéliens de chez eux et l’offre de leurs maisons aux Palestiniens.
 
Nous souhaitons un Etat juif démocratique, c’est la raison pour laquelle nous sommes ici et rien n’est trop cher pour atteindre ce but. Mais comme nous en avons eu la preuve, il s’est avéré que non seulement cela ne nous a pas amené la paix, mais qu'elle ne s’est même pas rapprochée et qu'Israël n’est pas devenue plus juive ou plus démocratique qu’il ne l’était avant que les Israéliens du Goush Katif n’aient été contraints d’abandonner leurs maisons. Ce ne fut rien de plus qu’une illusion qui fut intelligemment vendue au public israélien et qui s’évapora en peu de temps.
 
Certains supporters d’une "paix à tout prix" regrettent de ne pouvoir invoquer l’argument de "l’Etat juif et démocratique" dans le cas de l’abandon du Golan à la Syrie pour lequel il n’est pas question de "problème démographique" En échange, on nous parle donc de solution "juste" En fin de compte, le Golan fit partie du territoire syrien avant que la Syrie ne décide d’attaquer Israël lors de la Guerre des Six jours. N’est-il pas juste de restituer un territoire perdu par la Syrie dans le cadre d’une guerre, même si cela implique le déracinement des 30 000 Israéliens qui y vivent à l’heure actuelle ?
 
Toutefois, ce n’est pas l’usage lorsque des états concluent un accord de paix après s’être fait la guerre. L’Etat qui a attaqué n’est pas en droit de récupérer les territoires qu’il a perdus. Sinon, cela signifie qu’on ne perd rien à attaquer un Etat voisin : dans le cas d’une défaite, on ne risque pas de perdre grand chose. Essayez donc d’appliquer ce principe ridicule aux territoires perdus par l’Allemagne lors de la Deuxième guerre mondiale !
 
La Syrie a attaqué Israël à trois reprises : en 1948, en 1967 et en 1973. La deuxième et la troisième fois, ce fut pour elle une défaite totale. Serait-il logique à présent, de lui restituer un territoire qu’elle a perdu ? Peut-on envisager d’essayer de conclure une paix avec ce régime tyrannique et cruel qui tente par tous les moyens de se procurer l’arme nucléaire, en lui abandonnant le Plateau du Golan ?
 
Si l’on en croit les informations diffusées dernièrement par les médias, le Premier ministre Ehoud Olmert a déjà promis à Assad d’offrir le Golan à la Syrie. Une telle démarche mériterait une nouvelle réflexion, mais si la survie de sa coalition gouvernementale est la seule chose qui stimule ses décisions… 


source: Arouts7 par Moshé Arens

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Ofek 04/06/2008 12:19

Sinaï, Sud-Liban, Gaza, Judée-Samarie, Golan, des territoires contre la guerre : http://www.surlautrerive.com/article-20148685.html