« Le Kotel est à nous ! »

Publié le par mai_si

Les Jordaniens avaient eux-mêmes détruit toutes les synagogues et limité à l’extrême la possibilité de prier au Kotel. Aucune nation ne s’en était émue à l’époque. Et maintenant qu’Israël est souverain sur la ville, tous les lieux de culte des différentes religions sont respectés.

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Yom Yeruchalaïm 5768 - 03/06/08


Pasteur Gérald Fruhinsholz,
Le 3 juin 2008


L’an dernier, au jour du Yom Yerushalaïm[1], la ville a vu tomber des trombes d’eau et de grêle. Cette année, le soleil est radieux et Jérusalem exulte, ses rues remplies de sa belle jeunesse et de ses touristes nombreux.

 
Une ville réunifiée ?...
Israël fête à ce jour la réunification de la ville faite en juin 1967 au cours de la guerre des Six jours. Redisons-le, c’est important, que les Israéliens ne voulaient pas s’occuper de Jérusalem, étant attaqués de toutes parts. C’est sur l’entêtement du roi de Jordanie, que les troupes de Moshé Dayan ont effectivement pris la vieille ville, permettant la réunification.

On peut contester aujourd’hui le fait de cette réunification. Jérusalem est-elle vraiment « une ville unie », comme le souligne le Psaume 122 ?... Par exemple, est-il possible à un Juif de se promener librement dans le quartier-Est de Jérusalem ? – Non, car il risquera grandement sa vie, alors que l’inverse est possible : de nombreux Arabes flânent dans les rues de la ville moderne et achètent dans les magasins en toute liberté. Certains diront que cette réunification faite en 1967 n’a profité qu’aux seuls Arabes, qui bénéficient des allocations israéliennes… On dit aussi que le Mont du Temple est le seul endroit au monde où un Juif ne peut même pas bouger les lèvres, car cela signifierait qu’il prie, et cela les Musulmans, souverains sur le Har habeit / le Mont du Temple, l’interdisent comme aux chrétiens d’ailleurs. Le lieu du Temple de Salomon que le roi David avait acheté de ses propres deniers ou plutôt shekels, est loin d’être « réunifié ».


Le danger de l’internationalisation
Contester la réunification est cependant dangereux. Cela ouvre la porte à un éventuel partage de la ville qui est dans l’air du temps, selon les désirs de l’Autorité Palestinienne souhaitant Jérusalem comme capitale[2] de la Palestine. Cette situation de séparation au milieu de la ville serait dramatique, en faisant naître la probabilité du terrorisme aux portes de la ville sainte. Qui voudrait cela ?... D’une manière ou d’une autre, les Nations Unies se sentiraient obligées d’intervenir et en fin de compte les Hiérosolymitains[3] se verraient encore moins chez eux. L’internationalisation de la ville, idée chère à beaucoup, serait alors à l’ordre du jour. Elle satisferait l’Europe, le Vatican et l’Islam, mais ce serait certainement au détriment du peuple juif. Car le monde n’attend qu’une chose, celle de pouvoir ravir des mains d’Israël la ville sainte.

Des faits incontournables, prophétiques
Réalisons certains faits historiques qui sont des signes prophétiques : Jérusalem a été réunifiée en juin 1967 : cela s’est fait 50 ans après que le général Allenby ait libéré la ville de 400 ans de domination des Ottomans, en 1917. Le général Allenby, un chrétien, en accord avec ses officiers, ne voulut pas rentrer dans la ville de David sur son cheval, par respect pour le peuple juif, sachant le statut important de Jérusalem à leurs yeux.

1917-1967 - Y a-t-il un hasard ?... 50 ans, c’est un jubilé, une délivrance. Nous pouvons voir un autre fait providentiel : le roi de Jordanie déclara la guerre à Israël durant la guerre des Six jours, parce qu’il croyait la radio égyptienne criant victoire, alors que toute son aviation avait été clouée au sol. Les armées arabes étaient défaites, victimes de leurs propres mensonges. Cela permit l’entrée des soldats israéliens à Jérusalem et en Judée-Samarie, et Israël a vu son territoire être multiplié par trois. Dans toutes les nations qui ont vécu des conflits territoriaux, on appelle cela des prises de guerre qui donnent au vainqueur le droit d’en disposer. Curieusement, on refuse à Israël le droit d’appliquer cette règle.

Dira-t-on alors que ce jour de la libération de la ville sainte n’est pas un jour important ? Il l’est, quels que soient les problèmes de la cohabitation. Ne pas fêter cette journée équivaudrait à dire avec certains hommes politiques antisémites qu’Israël « n’est qu’une parenthèse de l’Histoire ». En fait, si la paix n’existe pas encore au Proche-Orient, cela ne dépend pas seulement d’Israël, loin s’en faut. On peut ainsi se dire que si Israël avait pu passer le budget de l’armée et de la sécurité dans le social, le culturel, le médical et autres activités dans lesquelles Israël excelle, la vie aurait encore été meilleure… Donc, affirmons-le, oui, Jérusalem a été réunifie en juin 1967, et oui, la création de l’Etat hébreu en 1948 n’est pas due au hasard.

L’accès libre du Kotel
Qui ne se souvient du moment où les paras du colonel Gurr, après des batailles acharnées de rues, sont arrivés au mont du Temple puis au Kotel ?... Un moment inoubliable pour les soldats et le rabbin Schlomo Goren qui sonna le Shofar à cette mémorable occasion. « Le Kotel est à nous ! », s’écrièrent-ils tous, d’une seule voix.

Voilà un acquis inégalable de la réunification pour le peuple juif en ayant pu libérer l’accès du Mur occidental, cette portion de fondation, rappel dérisoire mais tellement émouvant de l’existence du Temple de Salomon. Les Jordaniens avaient eux-mêmes détruit toutes les synagogues et limité à l’extrême la possibilité de prier au Kotel. Aucune nation ne s’en était émue à l’époque. Et maintenant qu’Israël est souverain sur la ville, tous les lieux de culte des différentes religions sont respectés.

 
« L’an prochain à Jérusalem »
Ce jour de Yom Yerushalaïm est un jour de liesse. Cela faisait des siècles que chaque juif dispersé dans le monde durant plus de 2000 ans, répétait dans la prière : « L’an prochain à Jérusalem ». Voilà une promesse qui trouve son accomplissement. Et même si ce fait est terni par de nombreux obstacles à la paix, chaque nation peut venir à Jérusalem rendue belle par la souveraineté d’Israël sur cette ville. Elle lui appartient de droit non seulement parce qu’elle l’a conquise, comme David l’a conquise il y a trois mille ans, mais parce que c’est inscrit dans la Bible.

 

« Ceux qui se confient en l’Eternel sont comme la montagne de Sion : elle ne chancelle point, elle est affermie pour toujours. Des montagnes entourent Jérusalem ; Ainsi l’Eternel entoure Son peuple, dès maintenant et à jamais » - Psaume 125

 
[1] Carte de Medeba. Cette carte faisait partie du plancher d'une église byzantine, bâtie pendant le règne de l'empereur Justinien (527-565). Elle représente la plus ancienne carte du la Terre Sainte existante. Le village arabe de Madaba se situe à 32 km au sud d’Amman en Jordanie.
[2] Sachons pour information qu’aucun Etat arabe n'a revendiqué quoi que ce soit pour que les Palestiniens aient un Etat avec Jérusalem pour capitale…jusqu'en 1967.
[3] Les habitants de Jérusalem.



source avec photos: http://www.shalom-israel.info/pageLibre00010180.html


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Inauguration de la station hydroélectrique de Naharayim

Cette station fut construite par le leader sioniste et fondateur de la Compagnie Electrique de Palestine, Pinhas Rutenberg. Elle était localisée à la confluences des fleuves Yarmuk et Jourdain pour réguler le courant du Lac de Tibériade au travers du barrage de cette station.

 

Le chantier commença en 1927. Près de 3000 ouvriers travaillèrent sur ce projet tout au long des 5 ans. Le 9 juin 1932, Pinhas Rutenberg et l'Emir Abdallah de Jordanie étaient présents à l'inauguration. Naharayim en hébreu signifie deux rivières. La station fut détruite par les Jordaniens en 1948.

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