Gaza de tout temps conquis, seul Israel en a fait cadeau.

Publié le par mai_si

La présence juive dans le Goush Katif avant 1967

Durant toute l’histoire, on observe l’intérêt particulier que suscite la bande de Gaza, la ‘’porte d’entrée’’ de la Terre d’Israël. De nombreux pays ont tenté de la conquérir, de par sa position stratégique.

Dès l’époque des ancêtres du Peuple juif, on apprend dans la Bible (Genèse 20,1 et 26, 6), qu’Abraham et Isaac se sont installés à Garar, situé selon la majorité des commentateurs dans la bande de Gaza.

Avant l’arrivée du Peuple d’Israël en Canaan, après la sortie d’Egypte, les Egyptiens ont conquis ce territoire et l’ont transformé en capitale administrative et militaire. Ensuite, ils y ont installés les Philistins et la ville de Gaza est devenue la capitale de ce peuple.

Du temps de Josué et le partage de la Terre d’Israël, la région de Gaza a été transmise à la Tribu de Juda, comme il est écrit : «Voici l’héritage de la tribu de Juda : Ashdod et ses alentours, Gaza et ses alentours jusqu’au fleuve d’Egypte, la Méditerranée et la frontière» (Josué 15, 47).

En l’an -734, le roi d’Ashor conquérait la bande de Ga,za mais une révolte menée par le roi de Gaza le met en difficulté pendant 14 ans, date à laquelle il reconquiert Gaza et Rafiah et y établit son emprise.

En l’an -605, le roi de Babylonie s’empare de la région, et ce pendant 67 ans, jusqu’à la conquête des Perses en -538.

Alexandre de Macédoine transforme la région en place tournante pour le commerce. En -198, Antioche III investit la région pour 100 ans, puis c’est Alexandre le Grand qui domine et oblige tous les habitants de la région à se convertir, permettant le retour de la présence juive dans la bande de Gaza, après de longues années d’absence depuis la conquête d’Israël par Josué.

Durant l’ère romaine, Pompée expulse les Juifs qui retournent à Gaza à l’ère chrétienne et construisent en l’an 506 la plus grande synagogue d’Israël. Lors de fouilles archéologiques, un parterre de mosaïque a été découvert puis exposé au musée de Jérusalem.

Puis, les musulmans s’emparent de la ville de Gaza et détruisent la ville chrétienne. Gaza devient la plaque tournante du commerce entre Israël et l’Egypte, remplacée plus tard par Ashkelon. La population juive se développe durant cette période.

Jusqu’en 1078, aucune guerre ne sévit dans la région mais à cette date, peu avant la conquête des Croisés, elle est détruite à nouveau et les Juifs la quittent.
La région de Dir El Balah devient le centre des affrontements entre Croisés et Egyptiens qui investissent la ville devenue musulmane.
La frontière entre le Israël conquis par les Croisés et l’Egypte est fixée près d’Ashkelon. Quelques rares familles juives vivent encore dans la région à cette époque.

Ensuite, vient la période ottomane, au début du XVIème siècle. Gaza reste un centre commercial et la population juive grandit suite à l’expulsion des Juifs d’Espagne. A présent, leurs activités sont essentiellement liées à l’agriculture et au bétail. La communauté juive de Gaza est considérée comme la troisième plus importante avec près de 120 familles.

En 1662, de nombreux Juifs de Jérusalem et de Hébron décident de s’installer dans la région jusqu’en 1799, date de la conquête de Napoléon qui est suivie par leur expulsion. Le gouverneur égyptien décide de profiter de l’absence de Juifs dans Gaza pour détruire la synagogue et construire la forteresse d’Ashkelon de ses pierres.

Les Juifs de Gaza, réfugiés à Hébron, ont vent de cet acte et se rendent à Gaza pour tenter de sauver ce qui reste de la synagogue. Ils emportent avec eux à Hébron, des portes gravées qui ont été installées dans la synagogue Avraham Avinou où elles sont restées jusqu’au massacre de 1929

Il est difficile de savoir quand les Juifs sont retournés à Gaza, mais selon Itshak Ben-Zvi, historien et Président de l’Etat d’Israël de 1953 à 1963, dès 1870, on enregistre une présence juive dans la ville.

En 1885, les premiers pionniers s’installent dans tout Israël et le plus grand groupe, composé de Juifs du Maroc dirigés par le rabbin Nissim Elkaïm, s’installe à Gaza. Des dizaines de familles juives, près de 2.000 personnes, se spécialisent dans le commerce et une école et une banque sont ouvertes.

Mais en 1914, au début de la Première guerre mondiale, les Turcs expulsent à nouveau les Juifs de la région. Cependant, dès 1919, au début de la colonisation anglaise, un nombre limité retourne à Gaza. En 1920, ils sont 50 familles.

Les massacres de 1929 ont raison de leur volonté de vivre dans cette région.

Le vendredi 23 août 1929, tout était calme dans la ville de Gaza, trop calme. Les Juifs craignaient que ce silence annonce une tempête et leurs craintes se sont révélées fondées.

Le samedi 24 août 1929, le dirigeant de la communauté juive, le rabbin Nissim Elkaïm, reçoit la visite d’un ami arabe et le prévient que la situation dans la ville s’aggrave, que les Arabes haïssent de plus en plus les Juifs et que leurs nerfs sont à fleur de peau. Il lui conseille de regrouper tous les Juifs dans une seule maison. Les Juifs avaient déjà compris qu’il valait mieux rester chez eux ce shabbat et s’étaient enfermés dans leur maison, en attendant une accalmie.
 
C’est dans cette ambiance de terreur que le rabbin Nissim Elkaïm prend la décision de regrouper toutes les 44 familles juives et de se rendre à la station de police britannique, qui les parque dans un hôtel d’appartenance juive.

Cinq policiers britanniques étaient chargés de leur sécurité, mais lorsque le dimanche matin, une foule haineuse de musulmans s’approche de l’hôtel, scandant des cris de ‘’Mort aux Juifs’’ et ‘’Allah Akbar’’, les policiers se sont enfuis les jambes à leur cou, laissant les 44 familles sans aucun secours.

Un des Juifs possédant une arme, l’utilise alors pour faire reculer les Arabes. Sa femme l’empêche ensuite de tirer à nouveau, de peur qu’il ne se fasse emprisonner par les autorités britanniques. Pendant ce temps, un groupe de musulmans réussit à s’introduire dans une des chambres de l’hôtel où se cachaient plusieurs familles dont celle du pharmacien de la ville. Ce dernier lance de l’acide sulfurique sur les visages des agresseurs, entraînant leur débâcle.

Les autorités anglaises prennent alors la décision de renvoyer les Juifs vers Lod par train, les obligeant à quitter leur abri par camion pour se rendre à la gare. Pendant le trajet, les musulmans s’attaquent aux camions, mais deux Arabes montent dessus et interdisent à qui que ce soit de s’en approcher.

Jusqu’en 1946, pas un Juif n’habite dans la bande de Gaza, mais dans la nuit du 6 octobre, un groupe du Nahal agricole s’installe à Kfar Darom. Cette localité ne résiste pas aux incessantes attaques égyptiennes et lors du cessez-le-feu signé à Rhodes, l’Egypte reçoit le territoire de la bande de Gaza.

Durant les années 50, la bande de Gaza sert aux criminels égyptiens de point de passage vers Israël et la guerre de Suez éclate. Tsahal conquiert la moitié du Sinaï, et le 7 novembre 1956, David ben Gourion prononce le discours de la victoire. Deux jours plus tard, Israël se retire du Sinaï, après avoir été l’objet de nombreuses pressions américaines et russes, puis de la bande de Gaza en mars 1959.

Tous les empires, tous les Etats, les rois, les présidents, ont tenté de s’emparer de la bande de Gaza et elle est passée de main en main jusqu’à sa conquête par Israël en 1967.
 
Depuis, la Bande de Gaza était restée israélienne jusqu'à la funeste expulsion de ses habitants juifs réalisée par l’armée israélienne et orchestrée par le gouvernement de l'Etat d'Israël.

source: Arouts7, par Aline Sultan lundi 11 août 2008

 

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