Gaza, "Je veux que les Israéliens reviennent".

Publié le par mai_si

Goush Katif: quand des Palestiniens regrettent les Juifs!

C'est un phénomène maintes fois répété dans l'Histoire que le départ forcé des Juifs d'une contrée ou d'un pays a entraîné avec lui un déclin et un appauvrissement. Le Goush Katif n'échappe pas à cette loi, même si en l'occurence, ce sont des Juifs qui ont chassé d'autres Juifs.

Un journaliste du célèbre journal américain "Christian Science Monitor" est allé récemment réaliser un reportage dans l'enclave de Mawassi, au sud de la Bande de Gaza, qui compte environ 5000 habitants. Avant la Hitnatkout, les autochtones "comptaient les jours jusqu'à ce que les Juifs quittent la région". "Ce jour-là" annonçait l'un des habitants à l'époque "nous jouerons du tambour, danserons et chanterons, nous abattrons un mouton pour faire la fête". C'est sûrement ce qu'ils ont du faire.

Trois ans ont passé, et l'état d'esprit des habitants de Mawassi a bien changé: "Je veux que les Israéliens reviennent" se lamente Riyad Al-Laham, chômeur père de huit enfants. Riyad était employé pendant plus de vingt ans dans l'un des villages juifs des environs. "Tout le monde gagnait bien sa vie à l'époque, mais maintenant, même nos terres sont à l'abandon". La plupart des habitants qui se sont confiés au journaliste américain, ont avoué "qu'ils préféraient la sécurité économique d'auparavant à la situation actuelle, même s'ils sont 'débarrassés de l'occupation israélienne' ".

Avant la Hitnatkout, la région de Mawassi possédait des serres, produisait maïs, fraises, poivrons  et tomates. Tout cela était rendu possible grâce aux revenus qu'une partie des habitants ramenaient de leur travail dans les villages juifs. Maintenant, la plupart des terres sont à l'abandon. Le pouvoir et le terrorisme du Hamas a entraîné le blocus, et les habitants de Massawi sont assistés par l'aide humanitaire de l'ONU.

Du côté bédouin de cette étroite bande, c'est le même refrain. Salaam Al-Bahwaza indique que presque tout son clan est aujourd'hui au chômage. "Avant, nous étions pour la plupart employés dans les serres des villages juifs, et nous gagnions bien notre vie. Aujourd'hui, sans l'ONU, je ne pourrais pas vivre. Avant, c'était mieux".

Le journaliste américain précise qu'il y a des avis contraires, mais qu'ils sont extrêmement minoritaires. La plupart des habitants de Mawassi regrettent l'époque où les Juifs étaient là. "Que ce fut le Fatah avant ou le Hamas maintenant, ils ne font pas attention à nous. Personne n'est venu s'intéresser à nos besoins. Nous sommes devenus des mendiants " indique l'un d'eux.

Encore une preuve de l'échec total de cette tragédie préméditée.

source: Arouts7, par Shraga Blum vendredi 22 août 2008

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