Gazaouis: "Les Israéliens nous prenaient sous leur responsabilité"

Publié le par mai_si

Des Gazaouis nostalgiques d'Israël

Malgré les difficultés économiques, la majorité des Gazaouis affirment qu'ils préfèrent vivre sans les Israéliens.

Mais ce n'est pas le cas des habitants de Mawassi, une ville bédouine et palestinienne, qui en 2005 était enclavée au milieu d'une implantation juive et entièrement coupée du reste de Gaza.

"Je veux que les Israéliens reviennent" assure Riyad al Laham, un homme sans emploi, père de huit enfants, qui a travaillé dans les environs de l'implantation juive pendant 20 ans.

"Tous les habitants de Mawassi travaillaient dans l'implantation et gagnaient bien leur vie. Maintenant, il n'y a plus rien à faire. Notre terre agricole est aride."

Il y a 3 ans, avant le retrait israélien, Mawassi abritait de grands champs de maïs. Les tomates cerises, les poivrons doux et les framboises poussaient sous des serres, à l'image des cultures dans l'implantation juive.

Aujourd'hui, dans la section palestinienne de la ville, près de la moitié des terres ne sont plus cultivées.

Les serres ont été pillées de tout ce qui avait de la valeur et il ne reste plus que des carcasses.

Cette ville, autosuffisante grâce aux produits de sa terre est à présent dépendante des colis de nourriture distribués par les Nations Unies.

Néanmoins, certaines voix désapprouvent cette opinion. Pour Lyad, le frère de Laham, la reconquête du bord de mer, sur lequel était installée l'implantation de Shirat Hayam en 2001, ainsi que la liberté de mouvement à Gaza, améliore grandement la qualité de la vie. Et ce même si il n'y a plus de marché pour écouler leur production agricole.

Mais en interrogeant les habitants du village, on s'aperçoit vite que le point de vu d'Iyad est minoritaire.

Pour de nombreux villageois, si la situation s'est détériorée depuis le retrait d'Israël, c'est avant tout parce que le Fatah et le Hamas ne s'occupent pas de Mawassi.

Les Israéliens "nous prenaient sous leur responsabilité, en tant qu'occupants" explique Riyad Laham. "Ni le Hamas, ni le Fatah ne viennent frapper à notre porte pour savoir ce dont on a besoin. Les gens en ont assez. Nous sommes devenus des mendiants."

source: Jerusalem Post, Par R. D. FRANKEL

Commenter cet article