À quand des «capitales de la culture juive» dans les pays islamisés?

Publié le par mai_si

Il ne faut toutefois pas se tromper. Ce n'est pas parce qu'un quartier d'une ville comprend une population majoritairement différente de celle du pays, qu'il cesse d'en faire partie et qu'il doit être transféré à une entité autre.
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L'UNESCO comme instrument de déjudaïsation de l'état d'Israël

L'UNESCO, organe culturel de l'Onu, a décrété Jérusalem comme «Capitale de la culture arabe pour l'année 2009». Ce titre est attribué depuis 1996 à des capitales arabes comme le Caire en 1996, Tunis en 1997, Sharjah en 1998, Beyrouth en 1999, Riyad en 2000, Koweït en 2001, Amman en 2002, Rabat en 2003, Khartoum en 2005, Alger en 2007 et Damas en 2008.

Sur un plan décisionnel, le choix de la «Capitale de la culture arabe» est une initiative du groupe des pays arabes de l'UNESCO qui, en concertation avec la Ligue arabe, désigne une capitale de la région pour accueillir diverses activités culturelles et artistiques (expositions, spectacles, festivals...).

Les programmes culturels et l'ensemble des manifestations consistent à restituer à la «capitale arabe» choisie, son rayonnement historique à travers différentes orientations et à promouvoir la ville sur un plan international. Les finalités sont multiples et notamment le renforcement des liens avec le monde, la transmission d'une meilleure connaissance de la culture arabe de la ville, le soutien de jeunes artistes pour favoriser leur implication dans des structures artistiques et enrichir leur savoir et, surtout, l'intégration de la dimension culturelle dans les projets et les politiques de développement durable (réhabilitation de la ville, documentation sur le patrimoine, manifestations touristiques...).

Il est vrai que la capitale unifiée de l'Etat d'Israël comprend une population arabe importante qui vit en parfaite harmonie avec la population juive et partage son quotidien. De nombreux commerçants de Jérusalem sont arabes tout comme le sont une grande partie des chauffeurs de taxi, des membres des hôpitaux voire encore le personnel des hôtels et restaurants y compris dans les établissements «kacher beth din» de la capitale. De la même manière, dans la vielle ville de Jérusalem, on trouve de nombreuses mosquées et notamment la mosquée Al Aqsa qui se situe sur l'esplanade des mosquées.


Pour autant, est-il concevable de laisser des responsables politiques d'autres Etats, décider que la capitale du peuple juif sera une «capitale de la culture arabe». En effet, cela revient à déposséder l'Etat d'Israël d'une prérogative sur sa capitale et à transférer le choix de la vocation de la capitale à d'autres responsables politiques.

Plus précisément, désigner Jérusalem comme «capitale de la culture arabe», revient à faire de la capitale de l'Etat hébreu un «centre culturel arabe», ce qui ne correspond pas exactement à l'idée que s'en fait l'Etat d'Israël. Ainsi, la capitale éternelle de l'Etat juif est détournée de la vocation que lui a conférée le peuple juif, comme s'il en était exproprié.
Sur ce point, l'UNESCO viole le respect la souveraineté israélienne sur Jérusalem et le pouvoir décisionnel qui y est attaché.

Bien évidemment, il ne faut pas être dupe. Choisir Jérusalem comme «capitale de la culture arabe» n'est pas anodin puisque l'une des revendications de l'Autorité Palestinienne vise à faire de Jérusalem sa capitale. Ce faisant, il devient possible de préparer l'opinion internationale à une éventuelle partition de la ville sainte en installant dans l'esprit de la communauté que Jérusalem est un berceau de la culture arabe.

Il ne faut toutefois pas se tromper. Ce n'est pas parce qu'un quartier d'une ville comprend une population majoritairement différente de celle du pays, qu'il cesse d'en faire partie et qu'il doit être transféré à une entité autre.

Le cas échéant, il conviendrait d'accorder une réciprocité pour l'Etat juif en permettant à l'Etat d'Israël de choisir dans le monde des «capitales de la culture juive» en prélude à un transfert à son profit, de la souveraineté sur les quartiers correspondant.

Ainsi, il serait possible de faire de Djerba (en Tunisie), la «capitale de la culture juive» de l'Afrique du Nord. En effet, sur l'île de Djerba se trouve la synagogue de Ghriba construite il y a de cela 2600 ans, lorsque des juifs s'y sont établis après avoir été chassé chassés par Titus (soit 1000 ans avant la conquête arabe de la Tunisie). Aussi, et pour être parfaitement cohérent avec le processus envisagé pour Jérusalem, il pourrait être demandé au Président tunisien Ben Ali de bien vouloir accepter, par la suite, de rétrocéder à l'Etat hébreu, la partie correspondante de l'île de Djerba qui deviendrait, une enclave israélienne en Tunisie.

De même, il pourrait être imaginé un processus similaire pour tous les quartiers organisés autour des synagogues dans le monde qui attestent de l'existence d'une présence juive pérenne. Ainsi dans un premier temps, il serait possible de faire des «capitales de la culture juive» dans le quartier juif de Prague, de Budapest, de Cracovie (qui comprend le plus vieux cimetière d'Europe avec celui de Prague), de Varsovie (qui est en train de renaître), de Rome, de Venise, de Séville en Espagne, dans le quartier juif de Saida (au Liban), dans celui d'Istanbul en Turquie (qui date du IV° siècle EC), dans le quartier juif de Rhodes ou de Salonique en Grèce, et bien entendu dans le quartier juif du Marais à Paris (le pletzl en yiddish) et dans celui de Belleville...et ce, avant de conférer à l'Etat juif la souveraineté sur ces sites.

En tout état de cause, faire de Jérusalem la «Capitale de la culture arabe» pose deux problèmes majeurs. Tout d'abord, pour les Palestiniens eux mêmes qui revendiquent une identité spécifique, une histoire personnelle, un courant de pensée, une culture propre et des droits sur Jérusalem. Si, Jérusalem devient «la capitale de la culture arabe», il est dénié aux Palestiniens, toute spécificité et en tous les cas tout droit sur la ville de Jérusalem qui cesse d'être une ville palestinienne pour devenir une ville arabe.

Par ailleurs, sur un plan pratique, l'Etat d'Israël doit être informé du contenu culturel qui doit être véhiculé lors des manifestations. A titre d'exemple, certains programmes culturels palestiniens incitent tuer des juifs et à mourir en martyr. Aussi, les jeunes Palestiniens apprennent à poser, «de façon rituelle», des ceintures explosives en éprouvant des sensations extraordinaires, certainement voisines de celles qu'éprouvent les juifs lorsqu'ils posent les tefillins. Il convient donc de vérifier que cette pratique est bien marginale et qu'elle ne fait pas partie de la «culture arabe» faute de quoi, il conviendra d'organiser une censure sur certains programmes...

Finalement, il serait peut-être plus simple pour l'Onu qu'elle reconnaisse son véritable problème en l'occurrence celui de la création de l'Etat hébreu qu'elle estime avoir favorisé lors du vote du 29 novembre 1947. Depuis, pour essayer de défaire ce qu'elle n'a pas maîtrisé et ménager le monde arabe, elle a décidé, dans les années «60», de reconnaître l'existence d'une «nationalité palestinienne», ce qui est tout à fait extraordinaire puisque pour la première fois, le concept de nationalité n'était pas rattaché au territoire spécifique d'un Etat souverain. Faire de Jérusalem une capitale de la culture arabe est une nouvelle manœuvre pour déjudaïser Israël.

Que l'Onu cesse de culpabiliser et se rassure : la création de l'Etat d'Israël est indépendante de la décision de 1947 et du massacre qui s'est produit entre 1939 et 1945. Ces évènements n'ont fait qu'accélérer le processus.

source: Israel Infos, 08.09.2008  

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Bruxelles, capitale européenne de l'Islam ?

video: http://www.youtube.com/watch?v=VYDuSptRR00&eurl=http://www.islamisation.fr/



De quelle culture s´agit-il ?

video: http://www.youtube.com/watch?v=knyqL1UfF6w&feature=related

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