Le phénomène des combattants religieux de Tsahal s´accélére.

Publié le par mais_si

Mon rabbin m’a dit de m’enrôler

Les jeunes soldats juifs religieux représentent aujourd’hui la moitié des effectifs dans les cours formant les futurs officiers, et 20% des combattants des unités des sous-marins sont des Juifs pratiquants. Aujourd’hui, il n’existe pas de cours destiné aux officiers qui n’ait un chapitre sur les valeurs du judaïsme. Est-ce que Tsahal évolue ? Est-ce qu’il y aura des missions que l’on ne pourra pas lui demander d’effectuer ?

Ce n’est un secret pour personne que, ces dernières années, les jeunes qui portent la kippa (calotte) prennent dans Tsahal la place qui fut tenue pendant longtemps par les jeunes des kibboutz et des villages collectifs. Le phénomène ne fait que s’accélérer.

Dans les cours de Tsahal destinés aux officiers, presque la moitié des participants sont des jeunes d’origine du milieu sioniste-religieux. Ainsi, quatre sur six des officiers de l’unité Golani portent la kippa. Dans le commando marin, quatre des officiers supérieurs viennent de ce milieu et, dans l’escadrille des sous-marins, 20% des combattants sont également religieux.

Résultat : aujourd’hui les cours destinés aux officiers incluent un enseignement sur les valeurs du judaïsme, chose qui n’existait pas auparavant. Dans la Marine, où l’on manquait de personnel pour certains navires, Tsahal a fait une demande auprès du rabbin des Armées afin qu’il se renseigne auprès des « Yeshivot Hesder » (écoles religieuses talmudiques où les jeunes allient études et service militaire) pour savoir si elles n’auraient pas des candidats potentiels. Des représentants de ces yeshivot sont venus visiter cette escadrille et ont dit que, s’il y avait une synagogue, les jeunes pourraient s’engager. Alors on en a installé une.

A Tsahal, l’on sait parfaitement qu’il s’agit d’un personnel de qualité et responsable, d’un groupe qui prend sur lui de remplir comme il convient les fonctions demandées.

La question qui demeure ouverte est de savoir de quelle manière la multiplication des officiers portant la kippa influencera le caractère de Tsahal. Est-ce que Tsahal restera « l’armée du peuple » ? Quelles influences politico-sociales aura une telle armée sur la société ? Pourra-t-on lui faire effectuer toutes les tâches ? Les rabbins sionistes religieux qui s’opposent au retrait de la Judée et de la Samarie n’influenceront-ils pas ces soldats qu’ils ont formés dans leurs yeshivot ? Ces derniers obéiront-ils s’ils reçoivent l’ordre de démanteler telle ou telle implantation ?

Source : Yediot Aharonot, par Cecile Pilverdier

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anonyme 26/10/2008 11:34

Je crois qu'il restera de génération en génération autant de racines juives que les parents , arrieres grands parents auront partagé avec les descendants .Joel je parle la de personne qui se ressente juif , en cela ils n'ont pas renoncer à leur racine pourquoi voudrais tu qu ils ne transmettent rien de ce qui est leur ressenti?
pourquoi leurs questionnements seraient soumis à censure ? Pourquoi ne pas reconnaitre aussi pleinement cette façon de se ressentir juif malgrés les questionnements face à la religion ?
Pour bobo je ne crois pas non plus que rechercher en quoi et pourquoi on se ressent profondement entierement juif est sujet de discussion """branchée"""".
Quand a une eventuelle reventication une seule :
Ne pas interdire les questionnements de peur de ne plus "croire" ,c'est en tout cas ainsi que je le comprnds.
Je ne m'interdis aucune conclusion dans la finalité de cette recherche la .Qu'est ce que c'est etre ,se ressentir juif sans Dieu .
Je laisse la porte ouverte a tous les questionnements et je continue de reflechir .
L'assimilation est la pire des choses ,rendre semblable à quoi ?qui?
Dans ce que j'ai lu jusqu ici il n'est pas question de nier l'appartenance à des racines juives , bien au contraire ... La recherche du plus loin est aussi admise en religion puisqu il y a possibilité de se convertir ne crois tu pas ? L'inverse peut exister aussi ne crois tu pas ? Pourquoi cette peur de rechercher ce qu'il y a dans cette affirmation ? Et si c'etait aussi cela le chemin de croyant ? Et si c'était aussi cela l attente de dieu , si dieu il y a ?
Chercher les reponses c'est le chemin de Verité .
Ma recherche est en tout cas a partir de cette reconnaissance la ...etre juif ...

Quand je parlais de censure , je pensais a oser les questionnements sans le risque d etre rejetter en taant que juif .
Et pourquoi cette recherche la serai assimilation ? Je continue mes recherches , si c'est d assimilation qu il s agit ma demarche serai forcement antisémite ne crois tu pas ? du genre ... des juifs mais à la condition qu'ils ne soit plus juifs ...puisque toi tu me renvois que le juif non croyant est un caméléon dont il ne restera rien de ses racines juives dans 2 ou 3 genrations .


Et la ,honnetement Joel je n'ai pas conscience de cela ...je continue ma lectire

joel 26/10/2008 09:04

Tes references "laîques " m'impressionnent , Anonyme .
Peux-tu aussi me dire ce qu'il y a encore de juif chez les petits enfants de Blum ou de Mendes-France si le relais n'a pas été transmis par les parents ?
Un simple souvenir de vagues origines qu'on proclame dans les soirées bobo .
Revendiquer ton athéisme est ton droit .
Mais pour un juif ,affirmer son assimilation , c'est occulter l 'élimination du peuple juif par son fondement ,la religion .
L' assimilation est le pire de nos ennemis .
En as-tu conscience ?

anonyme 25/10/2008 21:12

Les pages dont j'ai extrait des passages sont
-Les racines juives de notre foi (Il esst vivant.com)
-Léon Blum,un juif par Roland Schwob
-Pierre mandès france Juif ,laique athée
et enfin
Culture et filiation :desacraliser le judaisme par Izio Rosenman.
Je suis tout à fait d'accord cette recherche m'a interpellé de maniere forte .
Le questionnement est passionnant et la critique devrait en tout cas permettre de mettre des mots en partage .
Il y a vraiment matiere a reflexion pour tous ,que cela soit en re-affirmation de croyance , ou de non croyance ou croyant a autre chose .

anonyme 25/10/2008 11:45

n est donc juif non par choix ni par conviction mais par héritage ? Exactement. On peut être juif et athée : beaucoup le sont depuis le dix-neuvième siècle. On peut même être athée et président d’une synagogue ! Un juif se définit par ce qui le précède. Et qu’il y croit ou pas, il est juif. Un rabbin disait : « La différence entre un chrétien athée et un juif athée, c’est qu’un chrétien athée ne croit pas que Dieu existe et un juif athée croit que Dieu n’existe pas », et en ce sens, il croit quand même… Les chrétiens pensent souvent que dans le dialogue avec les juifs, leurs partenaires sont les juifs religieux alors que le peuple juif, c’est tout un peuple : c’est un peuple qui a été choisi, non une personne.

extrait des racines juives de notre foi
Site Il est vivant.com


Léon Blum,un juif par roland Schwob

Léon Blum homme de lettres, a eu l'occasion, dans ses Nouvelles Conversations de Goethe avec Eckermann d'émettre sur le judaïsme des appréciations qui méritent d'être relevées, même si on ne les partage pas. Il dit de la race juive qu'elle est
"clairvoyante, elle sait prévoir. Accoutumée aux dangers, dressée par la persécution, elle perçoit avec un flair presque animal l'approche des cataclysmes révolutionnaires".
Plus loin, il écrit encore :
"Les Juifs sont résignés. Ils ont supporté la dispersion, l'esclavage, la vie ingrate, le mépris, et pendant tant de siècles, le labeur obscur perdu à des tâches imposées."
Et, dans cette conversation où par la bouche de Goethe, Blum exprime sa pensée, on peut relever :
"Je n'ai jamais rencontré de gens aussi débarrassés de notions ou de traditions religieuses. C'est au point qu'il est impossible, -comme vous le savez, de formuler le dogme juif. Dans le peuple, la religion n'est qu'un ensemble de superstitions familiales auxquelles on obéit sans conviction aucune, seulement par respect envers les ancêtres qui s'y sont conformés pendant vingt-cinq siècles ; pour les gens éclairés, elle n'est plus rien. Et cependant la race est profondément croyante, éminemment capable de foi." Et si on lui demande ce qu'est cette foi, il répond : "Elle est toute rationnelle. Elle tient en un mot : la Justice. Le Juif a la religion de la Justice... ; l'idée seule de la Justice inévitable a soutenu et rassemblé les Juifs dans leurs longues tribulations... Et ce n'est point, comme les Chrétiens, d'une autre existence qu'ils attendent la réparation et l'équité... C'est ce monde-ci, ce monde présent et vivant, avec ses vieilles gens et ses vieux arbres, qui doit s'ordonner un jour selon la Raison, faire prévaloir sur tous la règle, faire rendre à chacun son dû.. . Si le Christ a prêché la charité, J…voulait la. Justice. La Bible dit : un juste - quand l'Evangile dit : un saint."

Pierre Mandès France

Juif,laique,athée
CULTURE ET FILIATION: DESACRALISER LE JUDAISME

Izio Rosenman

Extrait
Depuis la chute des hégémonies géographiques et culturelles (les grandes Weltanschauungen), les religions et le fait religieux en général, sont de nouveau fréquemment invoqués. On parle tantôt du besoin religieux de tout être humain, tantôt plus sociologiquement du retour du religieux.

J’aimerais évoquer ici quelques personnalités qui ont voulu se démarquer de la dimension religieuse et institutionalisée du judaïsme sans pour autant rompre avec leur communauté. Figures emblématiques de ce que l’on pourrait appeler un judaïsme laïque et qui illustrent bien les difficultés d’une telle entreprise et le rejet qu’elle provoque. Dans la suite de ce texte j’utiliserai indifféremment les termes “judaïsme” et “identité juive”.

Depuis la chute des hégémonies géographiques et culturelles (les grandes Weltanschauungen), les religions et le fait religieux en général, sont de nouveau fréquemment invoqués. On parle tantôt du besoin religieux de tout être humain, tantôt plus sociologiquement du retour du religieux.


J’aimerais évoquer ici quelques personnalités qui ont voulu se démarquer de la dimension religieuse et institutionalisée du judaïsme sans pour autant rompre avec leur communauté. Figures emblématiques de ce que l’on pourrait appeler un judaïsme laïque et qui illustrent bien les difficultés d’une telle entreprise et le rejet qu’elle provoque. Dans la suite de ce texte j’utiliserai indifféremment les termes “judaïsme” et “identité juive”.


Les précurseurs

Il y a près de 340 ans, le 27 juillet 1656, dans la communauté juive d’Amsterdam, le philosophe Baruch Spinoza était excommunié par une procédure aussi solennelle qu’exceptionnelle dans l’histoire juive: leHerem. Celui-ci, qui fut prononcé par un tribunal rabbinique, impliquait non seulement l’interdiction pour Spinoza de fréquenter les lieux juifs consacrés, mais encore l’interdiction pour tout juif de le fréquenter, et en particulier de lire ce qu’il écrivait : il devenait mort pour les juifs, socialement et intellectuellement. Cette exclusion, suivait de quelque vingt-cinq ans la mort de Uriel Da Costa, autre intellectuel juif, qui se suicida suite à son exclusion, après une série de repentirs publics humiliants.

Mentionnons également un troisième personnage, contemporain de Spinoza et lui aussi d’Amsterdam, Juan-Daniel de Prado, médecin et philosophe, lui aussi banni de la communauté par un Herem.


Le philosophe israëlien Yrmiyahu Yovel écrit [1]: “La communauté s’est trouvée devant une question, que personne ne s’était posée auparavant: Voici un Juif qui refuse de couper ses liens avec elle et pourtant, refuse ses croyances. Est-il possible qu’existe dans le cadre historique juif, un homme qui n’accepte pas les vues de la religion juive et se moque de ses commandements (mitsvot )? C’est en cela qu’il (Prado) annonce la question d’un judaïsme laïque .. En fait la catégorie d’un judaïsme laïque n’existait pas à cette époque ni comme possibilité intellectuelle ni comme possibilité existentielle…comme concept qui permet à l’individu à s’identifier.”
moderne , cette problématique n’a rien perdu de son acuité, ainsi cette longue citation de Gershom Scholem[2], qui fut l’artisan central du renouveau des études juives au XXème siècle, et qui en particulier introduisit l’étude scientique de la tradition mystique juive (la Kabbale) est suffisamment éclairante pour se passer de commentaire:

” Les traditionalistes pensent qu’un juif qui prend ses distances à l’égard de la tradition s’exclut de l’ensemble. Je tiens cette affirmation pour fausse: elle ne correspond pas à l’existence de l’individu qui se sent et se sentira juif. Pour celui qui abandonne l’unité de la halakha (loi religieuse juive) et dit pourtant: je suis un juif dans la totalité du judaïsme, même si je n’adhère pas, dans les conditions actuelles, à cette tradition ou si j’admets qu’elle va peut- être, du moins en partie, se transformer elle-même, le conflit est inévitable, pour lui et pour tous les autres qui sont aujourd’hui la majorité des juifs.
Peut-il y avoir un judaïsme qui se passe de “Je suis le Seigneur ton Dieu”?

judéité et l’athéisme de Freud.


Plus près de nous les liens de Freud au judaïsme sont aussi une illustration de la difficulté à se revendiquer comme Juif, en dehors du cadre religeux.

La richesse et la complexité des liens de Freud au judaïsme ont été longuement analysées par Marthe Robert[3] et , plus récemment, par Jacques Le Ridder[4] ainsi que par Peter Gay[5]. Comme l’indique le titre du livre de Gay, “Un Juif sans Dieu”, Freud , était Juif mais un Juif athée.


Emmanuel Lévinas:

“(Le judaïsme ) est dès l’origine une conception éthique: l’homme est posé et pensé dans sa relation fraternelle aux autres hommes, c’est la vocation humaine par excellence. Aussitôt qu’on a dit “obéir à Dieu”, on a inclus dans cette obéissance même, un certain comportement à l’égard des autres hommes.

Je suis absolument responsable, le premier responsable, et responsable de ce que je n’ai pas fait. Responsable là où je n’ai aucun tort. C’est cela la rencontre de l’autre homme. Tout le monothéisme est rassemblé dans cette responsabilité pour l’autre.(évoquée par le “tu ne tueras point”)
.
Des extraits de cette page qui a le merite de poser des questionnements ce ce qu'est aussi etre juif .Prendre des distances avec l aspect religieux en ayant le ressentit d'appartenance a l 'ame juive.

mais_si 25/10/2008 18:02


Merci pour la recherche anonyme, j´aimerais éditer ton commentaire de manière à ce qu´il soit sujet à critique sur ce blog, qu´en penses-tu?


joel 24/10/2008 16:04

les questions ,que tu te poses , sont pertinentes et le doute un moteur .
Essaie d'aller un peu plus loin dans ce qui constitue tes racines.
Le Judaïsme est d'une richesse qui ne peut que te surprendre .
Je te conseillerai ce merveilleux interview d'un juif athée ;-)
http://www.dailymotion.com/relevance/search/BENNY+LEVY/video/x1ke2y_rabbi-akiva-vs-ardisson_dating

Chabbat Shalom , il est tard maintenant