Palestinisme, idéologie de l´anti-sionisme variante de l´anti-juivisme

Publié le par mais_si

ANTI-JUIVISME

Voici donc comment il a fallu passer en revue un nombre de distorsions et de contre-vérités manifestes, qui n'ont strictement rien à voir avec la véracité historique. La propagande anti-sioniste ressemble à un champ d'épandage, ou à un marécage qu'il est au-dessus de mes moyens d'assécher : aussi n'irai-je goûter la manière dont les uns et les autres soutiennent le même discours ou s'illustrent dans leur asservissement aux mots d'ordre malveillants.

Les publications des "historiens" révisionnistes sont dignes des Protocoles des Sages de Sion, donnant un aspect droit-de-l'hommiste à des mythes éculés. Ces textes montrent la vérité de toute cette idéologie qui n'est qu'une variante de l'antisémitisme, puisqu'elle vise à remettre en cause l'existence même de tout un peuple, sous prétexte que celui-ci serait "né d'un péché originel", le jugeant selon des critères qui lui sont réservés, qui ne sont appliqués à aucun autre peuple.

Manipulation de la vérité

Le palestinisme est un discours idéologique parfaitement structuré qui prétend manipuler la réalité à des fins politiques, en l'espèce, anti-juives. Dans cet objectif, il procède par métonymie :

1. dans la propagande anti-juive, tout est assimilé, sans discernement, produisant un effet cumulatif : les stéréotypes et les falsifications médiatiques s'ajoutent à la propagande arabe, étayée par les inventions des militants qui se font passer pour des "historiens".

2. terrorisme, pauvreté, refus des plans de partage ou de paix, sauvagerie des foules qui détruisent des synagogues, impuissance des OLPistes à se doter d'un semblant de gouvernement… tout est la faute des Juifs, qui eux-mêmes organisent les attentats en Israël, le massacre du 11 septembre 2001 à New York, le tsunami…

Dans cette perspective, Israël est le comble du mal, et on regarde chaque malheur, chaque drame individuel à la loupe, pour lui donner une portée universelle, condamnant du coup tout autre drame — comparable ou incommensurablement plus grave (comme le génocide au Rwanda ou la barbarie déchaînée au Darfour) à l'insignifiance. C'est une question d'usage : le "conflit israélo-palestinien" sert, le jihad au Darfour ne sert pas.

3. le retournement systématique de tout ce que fait Israël en négatif : le renversement de toute évidence manifeste à la faveur d'Israël en histoire pour dupes, au profit de la "vraie" interprétation qui ressasse les stéréotypes et contrevérités étudiés ci-dessus.

Selon cette perspective paranoïde, toute proposition dans les négociations de paix est un piège, ou d'une insuffisance méprisante. Exemple : "John Dugard, expert de l'Onu sur les droits de l'homme s'en est pris durement à Israël. Le Sud-Africain a ainsi déclaré que le récent retrait d'Israël de la Bande de Gaza constituait une diversion qui lui permettait de poursuivre son ''expansion'' à Jérusalem et en Judée-Samarie. " (Aroutz 7, lundi 26 septembre 2005), tout crime arabe est simplement l'acte de populations que l'on aurait repoussées aux dernières limites de la dignité humaine.

De même, la découverte de l'énorme cargaison d'armes commandée par l'OLP, à bord du Karine A (janvier 2002), fut encore interprétée par un effort israélien pour "exploiter" le fait que des pauvres arabes ne cherchaient qu'à se doter d'une défense normale face à une armée "surpuissante".

Il y a encore cette canaillerie intellectuelle qui consiste à mettre le terme de "terrorisme" (l'assassinat de civils par des hommes armés, de préférence à un combat frontal, dans un objectif politique) entre guillemets, pour mieux stigmatiser un "terrorisme d'État", dont serait coupable Tsahal : comme si l'action d'autodéfense israélienne (tout État est dans une obligation fondamentale de protéger tous ses citoyens : l'OLP en offre le contre-exemple parfait) était le moindrement comparable aux crimes de la Russie soviétique ou de l'Irak saddamiste!

Il reste que face à ce genre de perversion, on se sent démuni, puisque aucune valeur d'intégrité intellectuelle n'en sort indemne.

Un pâle imitation

Pour le deuxième genre de métonymie : non seulement les palestinistes s'efforcent d'imiter le sionisme (exemple : l'invention d'une "naqba" pour faire pendant à la Shoah (daniel Pipes) mais ils attribuent systématiquement aux Juifs leurs propres déboires et crimes (épuration ethnique, viols, massacres, falsification de l'histoire…).

Ainsi, quand le chef caïd de l'OLP vint aux négociations avec Barak, il n'avait aucune intention de négocier quoi que ce fût : il a tout fait échouer. Depuis, les Arabes font croire que les Juifs ne leur ont rien proposé!

"L'Arabe est réticent à assumer la responsabilité pour ses infortunes personnelles ou nationales, et il est enclin à en rejeter la faute entière sur le dos des autres." (F.A. Sayegh). Il n'est donc pas étonnant que la société arabe soit sclérosée et tourné vers le passé (cf. Rapport arabe sur le développement humain 2003), pour n'avoir pas connu de Lumières (ouverture et orientation qui implique la possibilité de l'auto-critique).

Quand on ne peut se remettre en question et assumer la responsabilité de ses actes, l'antisémitisme est un recours classique. Ainsi, dans un sondage qui vient d'être publié, toutes les personnes interrogées en Palestine orientale — sans exception aucune — se sont déclarées hostiles aux Juifs.

C'est cette maladie morale qui est répandue dans les pays arabes et que le discours palestiniste et anti-sioniste veut propager et entretenir.

Après cela, on feindra de s'étonner que les "jeunes" des "banlieues" attaquent les Juifs en France! C'est en fonction de ces conséquences que l'on peut appréhender la vraie nature du discours anti-sioniste. Là, ceux qui "importent le conflit du Proche Orient" sont, outre les associations militantes, les dirigeants du pays, leur agence de presse officielle l'AFP et leurs valets dans leur asservissement volontaire.

Israël - USA

Un exemple encore : quand vous évoquez l'armée juive "made in USA", vous faites une remarque gratuite destinée à s'ajouter au tableau d'ensemble, selon une logique cumulative, et non analytique.

Selon cet énoncé, les Juifs seraient incapables de former leur propre armée, celle-ci devant être fournie par une puissance tutélaire. Je vous rappelle que les Juifs combattent seuls : les Américains ne combattent pas pour eux.

D'autre part, l'armée israélienne se forma au combat bien avant l'intervention américaine : contre les Arabes et les Britanniques. Elle remporta la victoire en 1948, malgré l'absence de formation professionnelle de ses combattants, malgré l'embargo américain et l'opposition active des Anglais.

Cette armée était fort mal équipée : l'armée de l'air se composait de Piper Cubs qui furent obligés de larger des bouteilles vides avec des sifflets. Le résultat fut que les soldats arabes s'enfuirent, laissant leur chaussures dans le sable.

Encore un exemple de l'humiliation endurée par les Arabes (http://www.netanyahu.org/liethatisplo.html)! Il faut noter que les rapports entre les États Unis n'ont jamais été simples (voir l'hostilité foncière du State Department envers Israël, l'habitude américaine de couper court à toute victoire franche que les Israéliens pourraient emporté afin d'assurer la paix, notamment dans la Guerre de Kippour. Une solide défaite — que les agresseurs arabes seraient obligés de reconnaître — consoliderait la paix).

Si l'aide américaine est un critère moral pour vous, l'Égypte est un pays "made in US", et que dire des "policiers" (c'est-à-dire 42.000 assassins) OLPistes entraînés par la CIA (c'est vrai : le résultat n'est pas fameux!)?

Et l'apport fait par Israël pour l'Amérique en matière d'innovation technologique et méthodes de combat anti-terroriste?

Qui est criminel de guerre ?

Encore un exemple de ce qui caractérise le discours palestiniste, dans son orientation anti-juive : le terme "criminel de guerre" n'est jamais utilisé pour le fasciste Arafat (et la racaille à laquelle il commandait), alors que, si vous n'aimez pas les "Sionistes", il suffit de passer en revue les massacres que le caïd de l'OLP fit perpétrer au Liban.

De ces massacres et actes de barbarie, les palestinistes ne parlent jamais! Qui connaît encore le nom de Damour (lire)?

Sabra et Chatila était un massacre parmi d'autres commis par les musulmans dans leur djihad au Liban.(lire)

Quant à Sharon — puisqu'il faut reprendre des faits connus de tous —, il était ministre de la défense durant l'invasion du Liban en 1982. Mais il n'était pas dans les camps durant l'opération et il n'aida pas les troupes à accomplir l'atrocité. Tsahal ordonna aux Libanais de sortir des camps dès qu'ils apprirent le massacre. La Commission Kahan trouva Sharon "indirectement responsable" parce qu'il n'avait pas prévu la possibilité du massacre, mais affirma qu'il s'agissait d'une "accusation sans fondement" que de prétendre que les troupes israéliennes fussent dans le camp au moment du massacre.

Elie Hobeika, le vrai responsable, devint un ministre dans le gouvernement pro-syrien. Dans cette fonction, il rencontra plusieurs représentants européens. Son nom reste pourtant inconnu par tous ceux qui hurlent leur haine du premier ministre israélien.

Ces mêmes, bien entendu, ignorent tout de l'implication de la France dans le génocide du Rwanda : que devient le sens des proportions? Ainsi, quand les Arabes s'entre-tuent, il faut qu'un autre en porte la responsabilité, surtout quand c'est un Juif : l'occasion est trop bonne!

Ariel Sharon a été jugé et acquitté pour ce qui concerne sa responsabilité personnelle mais les acharnés anti-juifs estiment que le tribunal juif est le seul, dans le monde démocratique, à être incompétent à juger un autre Juif, d'où les appels pour qu'il soit rejugé : on n'a jamais vu une chose pareille.

Dans sa démarche métonymique, l'idéologie palestiniste repose sur le rejet de toute rigueur conceptuelle : on évite de définir les termes comme "occupation", "colonialisme" ou encore ce que pourrait bien être la "Palestine". Par conséquent, le "droit international" n'est pas une référence mais seulement un outil à brandir, et pour dénoncer les Juifs : il ne s'agit aucunement de l'étudier et de s'astreindre à ses conséquences.

Tous ces termes sont forgés pour produire un effet cumulatif, pour produire un état d'esprit généralisé (donc, la propagande), non pour connaître la réalité dans ses nuances.

Stratégie

Vous évoquez "l'intérêt stratégique" d'Israël pour expliquer la couverture médiatique disproportionnée de ce conflit. C'est un peu rapide! Notamment, cela ne suffit pas pour expliquer la particularisation opérée à l'égard d'Israël : les critères utilisés pour "critiquer" (c'est-à-dire dénoncer, pour une presse peu soucieuse de l'exactitude) l'enclave juive au Proche Orient.

Ce n'est pas l'intérêt stratégique qui anime les médias, qui ne s'intéressent guère à de telles questions.

Ce n'est pas la "stratégie" qui détermine le discours que tiennent les médias, c'est-à-dire le contenu de ce qu'ils rapportent et le langage qu'ils emploient : la haine des "colons", le mépris pour les Juifs religieux, la dénonciation des points de passage, l'apitoiement sur le sort des arabes, l'écoute attentive de toute version arabe….

Ce n'est pas non plus l'intérêt stratégique qui ameute les foules à Paris ou à Durban, qui incite les "jeunes" des "banlieues" à agresser des Juifs en France (avec l'incitation de l'AFP). L'Iraq est aussi un pays "stratégique", mais même si l'on traite les terroristes d'"insurgés" ou "résistants" (parce qu'ils haïssent les Américains), on n'a pas encore de reportages larmoyants sur l'oppression qu'ils subissent de la part de l'occupant kurde, shi'ite, turcoman… (je m'y perds dans ce jeu pipé du "colonialisme" et de l'"occupation"!).

Le Liban est un pays "stratégique", mais on n'a connu aucune critique — ni dans les médias, ni par les politiques — de l'occupation syrienne (il fallait attendre le revirement chiraquien, à la suite du renversement de l'allié saddamiste et de l'assassinat de son "ami" Hariri); aucune manifestation de la part des groupes politiques qui se réclament de la "libération des peuples"…

Les Libanais, souffrant sous un régime d'exploitation colonialiste (10 milliards de dollars détournés par an, par le régime du narco-trafiquant. (lire), durent attendre que Georges W. Bush mette la pression sur un certain chacal qui se prend pour un "Assad" (Assad signifie "lion").

Quelle identité ?

Il faut prendre la mesure de l'échec du palestinisme, pour autant que l'on souhaite que ces arabophones vivent dans une société paisible et prospère. Nous trouvons un "peuple palestinien" sans identité et sans institution. Ils prétendent vouloir un État, alors qu'ils n'ont même pas de gouvernement (c'est-à-dire, au strict minimum, une institution qui doit assurer la sécurité de tous ses citoyens et qui porte la responsabilité des actions agressives de ses forces armées envers les citoyens d'autres États).

Un contre-exemple : les Iraquiens émergent d'une dictature qui comptait parmi les plus répressives de la terre et ils disposent maintenant d'institutions représentatives qui fonctionnent, malgré la guerre qui continue.

Les Palestiniens ne peuvent pas se gouverner et, dès que leur dictateur fasciste meurt, l'anarchie est exacerbée, la société est remplie de bandits et de voyous qui font régner le racket, qui se livrent à des pogroms anti-chrétiens. Un étranger ne peut même s'y aventurer qu'au risque de sa vie! Cette anarchie persiste après douze ans d'autonomie!

Les OLPistes rejettent la faute sur la présence israélienne. Si vous étiez honnête, vous reconnaitriez que le Jewish Agency Executive devint un vrai gouvernement, justement sous l'occupation britannique, malgré celle-ci : voilà ce qui a permis de constituer un État dès la libération.

Un État, je le précise, démocratique, dynamique, égalitaire, avec la liberté d'expression : toutes les qualités que même des Arabes Israéliens sont obligés de reconnaître (raison pour laquelle ils restent sous l'administration israélienne, au lieu de la dictature anarchique de l'OLP).

L'identité "palestinienne", inventée de toutes pièces (moi-même, je suis plus âgé que ce même peuple!) devient une cause célèbre pour tous les pays arabes! La seule chose qui les unisse, qui mobilise leurs discours!

De là, la conservation des émigrés palestiniens comme "réfugiés" éternels : aussi éternels que les Juifs qu'ils devaient évincer. Comme le remarque Daniel Sibony, les Arabes cherchent constamment à retrouver une unité perdue. C'est un drôle de progressisme, que cette aspiration à retourner à un passé qui n'a jamais existé!

Le palestinisme paraît n'être rien de plus que l'idéologie pan-arabiste en négatif : devant reconnaître, malgré qu'ils en aient, qu'ils ne forment pas une immense nation, les Arabes ne trouvent un simulacre d'unité que dans le palestinisme : le mythe du "pauvre Palestinien" face au Juif tout-puissant, celui qui manipule les dirigeants de la nation la plus puissante (et oppressive) de la terre (les États-Unis), qui ne vit que comme un parasite, en suçant le sang (l'argent) des "damnés de la terre" à qui on n'a jamais donné de chance.

Djihadiste triomphant

D'où l'islamisme, qui permet de formuler en positif ce même rêve : le jihadiste triomphant, redressant les torts, chevauchant sur la terre jonchée des cadavres des koufarin (Infidèles).

Le palestinisme est grevé des mêmes défauts que le pan-arabisme : le "Palestinien", issu de tous les pays environnants, ne jouit pas plus d'une identité que la totalité des peuples arabophones ! Leur haine du Juif (tout ce qui a jamais été écrit par les anti-sémites européens dans l'objectif de fomenter des pogroms, est imprimé et colporté dans les pays arabes) n'est pas étonnant : les Juifs constituent une nation depuis la nuit des temps (au moins deux mille ans : je laisse les autres siècles aux spécialistes), malgré l'expulsion forcée de leur terre.

Que ces dhimmis méprisés osent revenir, alors que les Arabes ne parviennent pas à se doter d'une identité à la hauteur de leurs rêves : voilà de quoi attiser une haine inextinguible!

(un exemple inspiré de T.E. Lawrence : mettez tous les anglophones ensemble — Anglais, Américains, Indiens, Australiens — et essayez d'en faire une "nation". Vous verriez des étincelles!).

"Les Israéliens ne font plus qu'un" : voilà l'utopie de l'amour; la haine en est l'envers (Efraïm Karsh : lire).

Llewelyn Brown © Primo Europe

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