Les sacrifices des soldats formés dans leurs yeshivot.

Publié le par mais_si

La plupart des mouvements des implantations ou des partis religieux sionistes ont fait la démonstration de leur maturité face aux sacrifices imposés. Le cas de soldats issus des unités Hesder [yeshivot hesder] - mélange de service militaire et d’étude en yeshivah -, qui se sont portés volontaires pour le Liban et se sont souvent fait tuer en première ligne, dément tout esprit de "sédition", hormis quelques actes ponctuels de désobéissance durant l’épisode circonstancié du Retrait. Leur esprit national n’est absolument pas en cause dans cette affaire.

 

source: debriefing

 

-------------

 

                              Le problème du service militaire

 

 

C'est depuis toujours l'objet du débat le plus virulent en Israël entre laïcs et orthodoxes : les uns font leur service militaire, paient le tribut du sang à la défense du pays, les autres échappent à leurs obligations militaires. Depuis la création de l'Etat d'Israël, en 1948, les élèves des yeshivot bénéficient d'un sursis aussi longtemps qu'ils poursuivent leurs études religieuses, certains à vie. « En consacrant leur existence à l'étude des textes sacrés, les élèves des yeshivot assurent la survie et la pérennité du peuple juif », explique le député et rabbin Avraham Ravitz. Dans les années 50, quelques centaines de jeunes ultra-orthodoxes seulement étaient concernés par cette mesure. Mais depuis ? Difficile de connaître leur nombre exact. Les estimations varient entre 20 000 à 40 000. Selon des données officielles publiées par le quotidien Haaretz et portant sur les dix dernières années, si 60 % des étudiants des yeshivot n'effectuent aucun service militaire, 40 % finissent par porter l'uniforme de Tsahal.

 

Ces chiffres attisent la polémique entre laïcs et orthodoxes. Car, dans la société laïque, le « militarisme » des jeunes Israéliens n'est plus ce qu'il était il y a vingt ou trente ans. La motivation est en baisse pour servir dans des unités combattantes. Illustration de ce phénomène : un chanteur pacifiste, Aviv Guefen, est aujourd'hui « l'idole des jeunes ». Toutes raisons confondues (inadaptation, problèmes sociaux, yeshivot...), près d'un jeune Israélien sur trois échappe, désormais, à la conscription.

 

De fait, le milieu des jeunes sionistes religieux demeure la seule catégorie de population dans laquelle le prestige de Tsahal reste encore très vivace. Non seulement ces jeunes Israéliens à kippa ne cherchent pas à se dérober à l'armée. Mais une forme spéciale de service a été créée pour eux : les « yeshivot hesder », où, pendant quatre ans, ils alternent études et service militaire. Ygal Amir, l'assassin de Rabin, venait de l'une d'elles. C'est chez ces nationalistes religieux que se recrute aujourd'hui un grand pourcentage d'officiers. A tel point qu'un général d'état-major a récemment défrayé la chronique en déclarant : « Nous faisons en sorte que l'on n'en arrive pas à une situation où la majorité des officiers de Tsahal porteraient la kippa. » Henri Bainvol

source: Le Point
--------------
                                    Mon rabbin m’a dit de m’enrôler

Les jeunes soldats juifs religieux représentent aujourd’hui la moitié des effectifs dans les cours formant les futurs officiers, et 20% des combattants des unités des sous-marins sont des Juifs pratiquants. Aujourd’hui, il n’existe pas de cours destiné aux officiers qui n’ait un chapitre sur les valeurs du judaïsme. Est-ce que Tsahal évolue ? Est-ce qu’il y aura des missions que l’on ne pourra pas lui demander d’effectuer ?

 

Ce n’est un secret pour personne que, ces dernières années, les jeunes qui portent la kippa (calotte) prennent dans Tsahal la place qui fut tenue pendant longtemps par les jeunes des kibboutz et des villages collectifs. Le phénomène ne fait que s’accélérer.

 

Dans les cours de Tsahal destinés aux officiers, presque la moitié des participants sont des jeunes d’origine du milieu sioniste-religieux. Ainsi, quatre sur six des officiers de l’unité Golani portent la kippa. Dans le commando marin, quatre des officiers supérieurs viennent de ce milieu et, dans l’escadrille des sous-marins, 20% des combattants sont également religieux.

 

Résultat : aujourd’hui les cours destinés aux officiers incluent un enseignement sur les valeurs du judaïsme, chose qui n’existait pas auparavant. Dans la Marine, où l’on manquait de personnel pour certains navires, Tsahal a fait une demande auprès du rabbin des Armées afin qu’il se renseigne auprès des « Yeshivot Hesder » (écoles religieuses talmudiques où les jeunes allient études et service militaire) pour savoir si elles n’auraient pas des candidats potentiels. Des représentants de ces yeshivot sont venus visiter cette escadrille et ont dit que, s’il y avait une synagogue, les jeunes pourraient s’engager. Alors on en a installé une.

 

A Tsahal, l’on sait parfaitement qu’il s’agit d’un personnel de qualité et responsable, d’un groupe qui prend sur lui de remplir comme il convient les fonctions demandées.

 

La question qui demeure ouverte est de savoir de quelle manière la multiplication des officiers portant la kippa influencera le caractère de Tsahal. Est-ce que Tsahal restera « l’armée du peuple » ? Quelles influences politico-sociales aura une telle armée sur la société ? Pourra-t-on lui faire effectuer toutes les tâches ? Les rabbins sionistes religieux qui s’opposent au retrait de la Judée et de la Samarie n’influenceront-ils pas ces soldats qu’ils ont formés dans leurs yeshivot ? Ces derniers obéiront-ils s’ils reçoivent l’ordre de démanteler telle ou telle implantation ?

 

israelYediot Aharonot, 20 octobre 08

 

Source : un-echo-israel

Commenter cet article

Mohammed Moradi 08/12/2008 00:47

En Palestine, les résistants ne se font pas priés. En tuant un il y en a 10 qui prennent sa place.

La volonté d'un peuple est dure briser ... dure, dure...

mais_si 08/12/2008 22:29



La volonté d´un peuple peut evoluée avec le temps voir s´eteindre, l´histoire le prouve, et aujourd´hui encore on a le Tibet avec le Dalaï Lama qui malgré leur volonté n´utilise pas (ou plus) la
violence et ne réclame plus qu´une autonomie.