Les pays arabo-africains et les enfants vulnérables de l’exploitation

Publié le par mais_si

DEUXIEME CONFERENCE

ARABO AFRICAINE

CONTRE

L’EXPLOITATION, LA VIOLENCE ET L’ABUS SEXUELS

DES ENFANTS

La lutte contre ce fléau nécessite une action collective, car c’est en agissant ensemble que le gouvernement, les organisations nationales et la société civile entière réussiront à protéger les enfants vulnérables de l’exploitation.

La volonté affichée par les gouvernements qui s’inscrit dans le cadre de stratégies nationales, a permis l’adoption d’importantes mesures dans le domaine de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants.

On ne peut prétendre contribuer à l’élimination totale de l’exploitation sexuelle des enfants sans connaître l’ampleur, la nature et les formes de ce phénomène.

Des informations statistiques de bonne qualité, désagrégées par région, par sexe et par age, sont nécessaires pour être en mesure d’élaborer des politiques et des programmes appropriés pour lutter efficacement contre ce fléau.


De quels enfants parle-t-on ?

Combien sont-ils dans le monde ? A quelles violences sont-ils confrontés ?

Plus d’un million d’enfants dans le monde sont en prison ou en détention après avoir eu maille à partir avec la loi ;

 

• On estime que 2 millions d’enfants (surtout des filles, mais aussi beaucoup de garçons) viennent grossir chaque année les effectifs de l’industrie du sexe, un secteur qui brasse des milliards de dollars.

 

• En 2000, quelque 57 000 enfants auraient été assassinés dans le monde. Les causes du décès les plus fréquentes étaient des lésions à la tête et à l’abdomen et l’asphyxie.

 

• Selon l’Organisation International du Travail, 246 millions d’enfants de 5 à 17 ans travaillent dans des conditions qui tiennent de l’exploitation. La plupart des enfants qui travaillent vivent dans la région de l’Asie et Pacifique.

 

• Dans les années 90, plus d’un million d’enfants ont été rendus orphelins ou en été séparés de leur famille à la suite d’un conflit armé.

 

• On estime que 300 000 enfants sont utilisés dans de 30 conflits dans le monde. Rien qu’en Afrique, quelque 120 000 enfants combattent dans les rangs des forces armées gouvernementales ou au sein d’autres formations armées.

 

• Le SIDA a fait perdre à quelque 14 millions d’enfants de moins de 15 ans actuellement l’un de leurs parents ou les deux. La plupart de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne.

 

• Chaque année, plus de 1,2 million d’enfants sont victimes de la traite. Un grand nombre d’enfants d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale sont destinés à fournir des services domestiques, surtout, mais ils peuvent également devenir des objets d’exploitation sexuelle ou devoir accepter un travail pénible dans une usine ou une ferme.

Vu les taux de natalité actuels, on estime que 2 millions de fillettes par an risquent de subir une mutilation génitale.

 

• Le droit à un nom et à une nationalité est reconnu depuis longtemps. Pourtant, chaque année, 40 pour cent des naissances environ dans le monde (50 millions d’enfants) ne sont pas enregistrées. Cela peut hypothéquer les chances de l’enfant de recevoir des soins de santé et une éducation, et de pouvoir voter, obtenir un prêt ou trouver un emploi. Cela augmente aussi, pour un enfant ne pouvant prouver son âge, les risques d’être forcé d’accepter un mariage précoce, de faire trop jeune son service militaire ou de travailler dans des conditions qui tiennent de l’exploitation.

En 1996, la Suède a abrité le premier congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales. L’agenda de Stockholm a été adopté par 122 pays. Cinq ans plus tard, à Yokohama, l’agenda global a été adopté par plusieurs autres nations.

Avant Yokohama, les pays arabes et africains se sont réunis à Rabat en 2001 pour le premier forum arabo africain. La déclaration de Rabat a été adoptée en mettant l’accent sur la nécessité d’améliorer les mécanismes de collecte et de gestion des données au niveau local et régional, le développement d’une meilleure coordination, le renforcement des capacités à travers la formation et le développement de moyens de rétablissement, de réinsertion des services sociaux en faveur des enfants.



Pour lire l´artcile en entier: http://www.unicef.org/wcaro/rapport_final.pdf

 


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