La parole d’Allah, obsolète ou intemporelle?

Publié le par mais_si

L’islam doit prouver qu’il est une religion de paix.

Par Tawfik Hamid

« Les savants islamiques les plus prestigieux continuent à enseigner que les Juifs sont des singes et des porcs, que les adultères doivent être lapidés à mort, et que les musulmans doivent combattre le monde entier pour propager leur religion. La critique de Geert Wilders n’est-elle pas alors justifiée ? Plutôt que de le blâmer, il faut blâmer les principaux érudits musulmans pour avoir omis de produire un livre faisant autorité sur la jurisprudence islamique qui est accepté dans le monde islamique et qui rejette sans ambiguïté ces enseignements violents ».

Le film « Fitna » du député néerlandais Geert Wilders a soulevé un tollé dans le monde entier car il établit un lien entre les actes violents des islamistes et l’islam.


De nombreux commentateurs et politiciens - y compris le gouvernement britannique qui lui a refusé l’entrée au pays le mois dernier - ont accusé M. Wilders d’inciter à la haine. La question est toutefois de savoir s’il faut blâmer M. Wilders, qui a simplement exposé le radicalisme islamique, ou ceux qui promeuvent et pratiquent cet extrémisme religieux. En d’autres termes, devons-nous blâmer M. Wilders pour aborder des questions telles que la lapidation des femmes, ou ceux qui, dans les faits, encouragent ce crime et le pratiquent ?


De nombreux musulmans semblent croire qu’il est acceptable d’enseigner la haine et la violence au nom de leur religion, et ils s’attendent en même temps à ce que l’islam soit respecté dans le monde comme une religion de paix, d’amour et d’harmonie.


Les chercheurs dans les instituts et les universités islamiques les plus prestigieux continuent à enseigner des choses telles que « les Juifs sont des singes et des porcs », les adultères doivent être lapidés à mort, et les musulmans doivent combattre le monde entier pour propager leur religion. Dans ces circonstances, la critique de M. Wilders n’est-elle pas appropriée ? Plutôt que de blâmer M. Wilders, nous devons blâmer les principaux érudits musulmans pour avoir omis de produire un livre faisant autorité sur la jurisprudence islamique qui est accepté dans le monde islamique et qui rejette sans ambiguïté ces enseignements violents.


Bien que de nombreux textes religieux prêchent la violence, c’est l’interprétation, l’utilisation et la mise en œuvre modernes de ces enseignements qui font toute la différence. Par exemple, la lapidation des femmes se retrouve à la fois dans l’Ancien Testament et dans la tradition islamique, ou « Sunna », soit la collection des actes et des pratiques du prophète Mahomet. La différence, cependant, est que d’éminents érudits juifs ont décidé de mettre fin à ces pratiques il y a des siècles, ce que les savants musulmans n’ont pas encore fait. Ainsi, personne ne promeut ni ne pratique la lapidation des femmes en Israël, l’État « juif », alors qu’elle est pratiquée et encouragée en Iran et en Arabie saoudite, des États « islamiques ».


Lorsque le gouvernement britannique a interdit à Geert Wilders d’entrer au pays pour présenter son film à la Chambre des Lords, il a commis deux graves erreurs. La première a été de réprimer la liberté d’expression, un canon de la civilisation occidentale. La seconde a été de blâmer le messager, punissant, pour ainsi dire, le témoin qui a exposé le crime plutôt que le criminel. M. Wilders n’a pas produit le contenu du message islamique violent qu’il montre dans son film, c’est le monde islamique qui l’a fourni. Jusqu’à ce que l’establishment religieux islamique prenne des mesures concrètes afin de rejeter la violence au nom de leur religion, la critique de M. Wilders est non seulement tolérable au nom de la liberté d’expression, mais elle est justifiée.


Alors, érudits et religieux musulmans, il vous appartient de produire un manuel de la charia qui sera accepté dans le monde islamique et qui enseigne que les Juifs ne sont pas des porcs et des singes, que le fait de déclarer la guerre pour répandre l’Islam est inacceptable, et que le meurtre des apostats est un crime. Un tel ouvrage serait la preuve que l’islam est une religion de paix.

Tawfik Hamid est un ancien membre d’un groupe terroriste islamiste égyptien, un réformateur islamique, et Senior fellow au Potomac Institute for Policy Studies. Voir aussi, par M. Hamid : Développement psychologique d’un djihadiste. Tawfik Hamid est l’un des signataires de la Déclaration de St. Petersburg.

Traduction de : Islam Should Prove It’s a Religion of Peace, par Tawfik Hamid, Wall Street Journal, le 9 mars 2009

source: pointdebasculecanada

Commenter cet article