Le mythe de l’Apartheid en Israël

Publié le par mais_si

Campagne mensongère autour de l’Apartheid en Israël

"La fausse équation Sionisme = Racisme est un sombre stratagème utilisé par le camp arabe pour détourner l'attention des réels ennemis de l'humanité.

Le Sionisme est une forme saine de nationalisme."

Edouard H.Brown Jr, ancien représentant des Nations Unies au Congrès pour l'Egalité des Races

 

Nous avons été témoins début mars des célébrations marquant la 5ème Semaine contre l’Apartheid en Israël. D’Oxford à New-York, en passant par Montréal, les apologistes islamistes et leurs cohortes universitaire, politique et diplomatique s’en sont donnés à cœur joie pour dépeindre Israël comme l’Afrique du Sud de l’apartheid vis-à-vis de ses citoyens arabes.

L'on serait évidemment tenté d’en faire abstraction … mais le silence laisse trop de champ libre à ces campagnes de pure propagande, semant la graine de la haine psychologique et intellectuelle sous couvert d’agression dénuée de toute haine. Ces discours heurtent nos débats publics : preuve en est donnée par le président de la Fédération des Arabes Canadiens, Khaled Mouammar, qui vient de qualifier son Ministre de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney de « prostitué professionnel » en raison de son soutien à Israël.

Ces campagnes ont déjà cruellement annihilé la mémoire historique et institutionnelle de toute une génération de citoyens du monde libre et visent à infecter la prochaine à venir.
La propagande islamiste défie tous ceux qui défendent la liberté dans son effort de détruire la légitimité d’une seule nation, démocratie-sœur, garante de première ligne contre l’étendue de la tyrannie théocratique.

Et pour une seule raison, explicitement décriée par le leader du Parti libéral, Michael Ignatieff : « la Semaine contre l’Apartheid en Israël vise uniquement à stigmatiser les citoyens et soutiens de ce seul Etat, par la condamnation et l’exclusion de ses institutions comme des individus qui le composent du simple fait qu’ils sont : Israéliens et Juifs ».

Or le niveau de liberté d’expression en Israël est illustré par le cas de Jamal Zahalka - député israélien arabe musulman et membre du parti Balad -fondé par Azmi Bishara, également membre de la Knesset sortante - qui circule librement et fréquemment en Occident pour vilipender le « mythe » de la démocratie israélienne (…) sans qu’un diplomate israélien en poste à l’étranger ne puisse simultanément condamner ses propos par respect du protocole  … exigeant sa solidarité parlementaire.

Contrairement à l’interdiction faite aux Juifs d’obtenir des visas dans la plupart des pays musulmans !

Zahalka a suivi tout son cursus académique jusqu’au doctorat en Pharmacie … à l’Université Hébraïque, où 25% des étudiants sont arabes.

Et son cas n’est absolument pas unique : le Parlement israélien compte douze députés arabes musulmans représentant plusieurs partis arabes dont deux soutiennent ouvertement le terrorisme. Ce qui n’a pas empêché la Cour Suprême de les réintégrer à la campagne électorale alors qu’ils en avaient été évincés par l’Autorité électorale israélienne.

A l’heure actuelle, plusieurs Arabes israéliens majoritairement musulmans, sont impliqués dans la vie politique jusqu’à servir sans distinction dans le corps diplomatique : ainsi, l’Ambassadeur d’Israël en Finlande est Arabe.

Ariel Sharon fut le premier à nommer un Arabe israélien au sein de son cabinet, Salah Tarif, qui a ensuite intégré la Cour Suprême d’Israël.

Notons que, bien que composant seulement près de 18% de la population, 22% des membres du Parti Travailliste (à la tête de l’Etat pendant la majeure période de son existence) sont Arabes.

L’arabe a d’ailleurs statut de langue officielle en Israël et figure en bonne place sur les panneaux de signalisation … bien davantage que l’anglais au Québec, par exemple !
Près de 300.000 enfants arabes fréquentent les écoles primaires et secondaires israéliennes. Alors qu’en 1948, on ne comptait qu’un lycée arabe en Israël, il en existe une centaine aujourd’hui.
La seule « discrimination » qui subsiste envers les Arabes israéliens repose sur le caractère facultatif du service militaire, n’empêchant pas plusieurs Bédouins, Druzes ou Circassiens de se porter volontaires.

Si les discriminations sociales ou professionnelles sont sanctionnées par la loi, plusieurs cas de préjudices individuels ont été signalés. Une étude comparait en 2000 les indices de niveau de vie entre Juifs et Arabes d’Israël : 6.8% de taux de chômage pour les Juifs contre 10.4% chez les Arabes. On comptait 1.80 personnes par foyer juif contre 2.30 chez les Arabes. L’espérance de vie avoisinait 75 ans chez les Juifs, 73 ans chez les Arabes.

L’une des principales revendications de la Semaine contre l’Apartheid de cette année porte contre l’interdiction faite aux Arabes d’acquérir des terres par le KKL et les agences gouvernementales qui les contrôlent. Or, elles ne sont jamais vendues à quiconque mais « louées » et ceci sans restriction ethnique ou religieuse. Un jugement de la Cour Suprême rédigé par son Président, Aharon Barak a rendu ce fait public.

L’accusation même d’Apartheid est sur une pente glissante : car le Wasf (Autorité religieuse musulmane) -sous protection juridique israélienne-  a ouvertement proclamé, sans interférence israélienne aucune- que la vente ou le crédit-bail de ses terres est strictement réservée aux Arabes musulmans. L’Autorité Palestinienne a d’ailleurs considérablement renforcé la loi jordanienne en vigueur en Cisjordanie restreignant, sous peine de mort, la vente ou location de terres aux seuls résidents Arabes cisjordaniens.

Naturellement, la notion d’Apartheid s’étend au Mur de protection surnommé « Mur de l’Apartheid » dont le tracé a été constamment décrié lors de cette 5ème Semaine, alors que chaque saisine de la Cour Suprême en a permis la modification imposée au gouvernement israélien. Si je ne suis pas le meilleur défenseur du fait que le Mur de protection peut constituer une solution définitive, rappelons qu’il s’aligne sur les frontières de 1967 et qu’Israël a été contraint de remédier à l’utilisation, contre ses populations civiles par le Hamas et le Fatah, des 150.000 armes fournies aux forces de l’ordre de l’Autorité Palestinienne, ainsi qu’à la recrudescence d’attaques-suicides sur son territoire.

Dans quel pays de la région verrait-on une Cour Suprême contraindre un gouvernement du monde arabe à se soumettre à ses directives ?

Autre mensonge énorme brandi lors de la Semaine contre l’Apartheid : Israël aurait instauré un régime de séparation discriminant les droits civiques de ses citoyens selon leur identité nationale. Cette semi-vérité repose sur le fait que les citoyens cisjordaniens peuvent choisir de relever de plusieurs juridictions, y compris le recours aux tribunaux religieux. La raison pour laquelle les Arabes ont recours à la Justice israélienne incombe aux carences béantes de l’Autorité Palestinienne à mettre en place non seulement une Constitution mais au moins un système judiciaire viable. Restent encore des réminiscences juridiques de l’occupation jordanienne en vigueur de 1947 à 1967. Une étude réalisée en 2002 auprès des résidents de Cisjordanie et de Gaza par le Centre politique de recherche et de sondage montre à quel point ils sont méfiants envers la justice palestinienne : à la question « Comment évaluez-vous le niveau de démocratie et de respects des droits de l’homme au sein de l’Autorité Palestinienne ? », on obtient 19,1% d’avis favorables pour  28,4% de satisfaits et 50,5% de mécontents. En réponse à la même question concernant Israël, 65,5% d’avis favorables contre 11,9% de satisfaits et 17% de mécontents.

En dépit de ce que l’on peut penser ou critiquer de la politique de colonisation actuelle, Israël ne fait qu’exercer des droits identiques à ceux de la France ou des Etats-Unis à l’issue de la Seconde guerre mondiale en matière de Droit international : conserver des territoires acquis en défendant sa survie face à une offensive agressant sa souveraineté, jusqu’au maintien effectif de la paix.
Sous souveraineté israélienne, les Palestiniens comptent le meilleur pourcentage d’universitaires, le plus bas taux de mortalité infantile et la plus longue espérance de vie par rapport à n’importe quel autre Etat arabe. Et ceci grâce à l’intervention des infrastructures israéliennes de services sociaux.

Il y a longtemps déjà Edouard Saïd, parrain des nationalistes palestiniens, écrivait : « Israël n’est pas l’Afrique du Sud » au moment où une maison d’édition israélienne traduisait son ouvrage séminal « L’Orientalisme » en hébreu.

Car l’Etat juif est en réalité l’Etat des Juifs : en donnant aux Juifs la priorité de retour pour obtenir la citoyenneté alors que les autres immigrants doivent l’attendre 3 années, la Loi du Retour reflète la barbarie d’un monde qui a massacré des millions de Juifs sans qu’aucun pays ne leur offre l’asile. Y compris le Canada avec sa politique du « Aucun, c’est déjà trop ». Alors qu’Israël est devenu le paradis de milliers de boat-people Vietnamiens lorsque Saigon est tombée, l'on n'y a trouvé aucun refuge pour les Juifs d’ Europe.

Sur le terrain et s’il n’en tenait qu’à eux, les pionniers socialistes auraient édifié un Etat bi-national laïque. Mais précisément Hadj Amin al-Husseini, bien avant Hitler, le leader des Arabes musulmans palestiniens a encouragé – à partir de la Jérusalem sous Mandat britannique- le massacre sauvage de Juifs de Palestine entre 1929 et 1940. Il fut l’invité personnel d’Hitler à Berlin entre 1941 et 1945 et contribua à diffuser la propagande hitlérienne en arabe mobilisant des divisions musulmanes dans les rangs S.S. Alors qu’il aurait dû comparaître comme criminel de guerre à Nuremberg, la France et la Grande-Bretagne ont assouvi sa soif de haine en le renvoyant dans son foyer, d’où il dirigea l’invasion fomentée avec la complicité de ses cousins des autres pays arabes voisins, (alors même qu’Israël fut le seul Etat de la région à accepter le plan de partition des Nations Unies). Son neveu, Fayçal faisait partie du cercle intime d’Arafat.

Cet épisode a tenu la Cisjordanie et Gaza prisonnières durant près de 20 années.

Il faudra bien que les Palestiniens se réconcilient avec leur histoire pour parvenir à la maturité politique d’une Nation.

source:
http://paris1.mfa.gov.il/mfm/web/main/document.asp?DocumentID=156260&MissionID=31

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